Je soutiens le projet

16 JANVIER

Bonne fête aux Marcel

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1979 – Exil de Mohammad Reza Pahlavi, dernier chah d’Iran
Le 16 janvier 1979, Mohammad Reza Pahlavi quitte l’Iran face à une contestation populaire massive. Son départ marque l’effondrement du régime impérial, soutenu par l’Occident, et ouvre la voie au retour de l’ayatollah Khomeini. Quelques semaines plus tard, la révolution islamique instaure une République islamique, bouleversant durablement l’équilibre politique du Moyen-Orient.

1977 – Échec du coup d’État de Bob Denard au Bénin
Le 16 janvier 1977, le mercenaire français Bob Denard lance l’opération « Crevette » contre le régime marxiste du président Mathieu Kérékou au Bénin. L’attaque échoue rapidement face à la résistance locale et au manque de soutien. Cet épisode devient emblématique des interventions mercenaires en Afrique durant la guerre froide.

1973 – Arrestation du gynécologue Willy Peers en Belgique
Le 16 janvier 1973, le docteur Willy Peers est arrêté en Belgique pour avoir pratiqué un avortement, alors illégal. L’affaire provoque une mobilisation massive de l’opinion publique et relance le débat sur le droit à l’avortement. Elle contribue directement à l’évolution de la législation belge vers la dépénalisation partielle en 1990.

1954 – René Coty devient président de la République
Le 16 janvier 1954, René Coty est élu président de la République française sous la IVᵉ République, après un long blocage parlementaire. Son mandat est marqué par une instabilité gouvernementale persistante. Il joue toutefois un rôle clé en 1958 en appelant Charles de Gaulle pour résoudre la crise institutionnelle.

1947 – Vincent Auriol devient président de la République
Le 16 janvier 1947, Vincent Auriol est élu premier président de la IVᵉ République. Socialiste et ancien résistant, il incarne la reconstruction politique de la France d’après-guerre. Son septennat se déroule dans un contexte de fortes tensions internationales et coloniales, ainsi que d’instabilité ministérielle chronique.

1922 – Affaire du corbeau de Tulle : Angèle Laval confondue
Le 16 janvier 1922, l’affaire du « corbeau de Tulle » connaît un tournant lorsque Angèle Laval est identifiée grâce à une dictée collective. Elle est accusée d’avoir envoyé des lettres anonymes malveillantes pendant des années. Cette affaire judiciaire marquante révèle les méthodes d’enquête de l’époque et fascine l’opinion publique.

1920 – Entrée en vigueur de la prohibition aux États-Unis
Le 16 janvier 1920, le 18ᵉ amendement entre en application, interdisant la production et la vente d’alcool aux États-Unis. Destinée à moraliser la société, la prohibition favorise en réalité le crime organisé et la contrebande. Elle sera finalement abrogée en 1933 par le 21ᵉ amendement.

1917 – Émission du télégramme Zimmermann
Le 16 janvier 1917, l’Allemagne envoie le télégramme Zimmermann proposant une alliance au Mexique contre les États-Unis. Intercepté et révélé par les Britanniques, le message choque l’opinion américaine. Il contribue directement à l’entrée en guerre des États-Unis aux côtés des Alliés pendant la Première Guerre mondiale.

1906 – Ouverture de la conférence d’Algésiras
Le 16 janvier 1906 s’ouvre la conférence d’Algésiras, réunissant les grandes puissances européennes pour régler la crise marocaine. Elle confirme l’influence française au Maroc tout en reconnaissant certains droits à l’Allemagne. Cet épisode illustre les rivalités impérialistes précédant la Première Guerre mondiale.

1884 – « M. Poubelle et les mauvaises langues » de Georges Grison
Le 16 janvier 1884 paraît un texte de Georges Grison évoquant Eugène Poubelle, préfet de la Seine. Celui-ci impose l’usage de récipients fermés pour les ordures ménagères, suscitant moqueries et résistances. Son nom restera pourtant attaché à la modernisation de l’hygiène urbaine avec la « poubelle ».

1556 – Abdication de Charles Quint en faveur de son fils
Le 16 janvier 1556, l’empereur Charles Quint abdique en faveur de son fils Philippe II pour les possessions espagnoles. Épuisé par des décennies de règne et de conflits, il se retire dans un monastère. Cette abdication marque la fin d’un immense empire européen unifié sous un seul souverain.

Les naissances et décès notables

1974 – Naissance de Katherine Ann « Kate » Moss, mannequin britannique
1948 – Naissance de John Carpenter, réalisateur et compositeur américain

1942 – Naissance de Richard Bohringer, acteur, chanteur et écrivain franco-sénégalais
1932 – Naissance de Dian Fossey, zoologiste américaine
1774 – Naissance de Marie-Thérèse Figueur dite « Madame Sans-Gêne », célèbre soldate française
1409 – Naissance de René d’Anjou, duc de Bar, de Lorraine, d’Anjou, comte de Provence, roi de Naples, de Jérusalem et d’Aragon

2025 – Décès de David Lynch, cinéaste, scénariste, photographe, musicien et peintre américain
1936 – Décès de Albert Fish, tueur en série américain
1903 – Décès de Romain Bigot, inventeur français du bigophone


Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Combien de rouleaux de papier-peint

Un locataire décide de refaire son appartement. Il commence à prendre les mesures pour savoir combien de rouleaux de papier-peint acheter, mais il s’y perd. Et tout à coup, il se souvient que son voisin du dessus, qui a exactement le même appartement, a refait le sien trois mois plus tôt. Il monte le voir et lui demande :

– Combien de rouleaux de dix mètres avez-vous pris ?

– Vingt-huit.

Alors il achète vingt-huit rouleaux, et il colle son papier. Mais, quand l’appartement est terminé, il lui reste six rouleaux.

Il remonte chez son voisin et lui dit :

– Je ne comprends pas. J’ai tapissé tout l’appartement, et il me reste six rouleaux…

– Eh bien, moi c’est pareil !…

 

Au tribunal pour vol de manteaux

Au tribunal, un homme passe en jugement pour avoir volé plusieurs manteaux, la nuit, dans un magasin.
Au premier rang, une femme pleure à chaudes larmes.

Le président dit avec sévérité :
– Regardez dans quel état se trouve votre pauvre maman ! Vous auriez pu penser à elle !

– Je sais… Mais y avait pas sa taille !…

L’homme paratonnerre

Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l'homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.

Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.

Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.

Lien vers la page

Savais-tu ?

La vinaigrette de Blaise Pascal

Une vinaigrette, dans le domaine du transport, est un petit véhicule à bras à deux roues, sorte de brouette-chaise dans lequel une personne voyage, tirée par un porteur placé entre les brancards (parfois aidé d’un pousseur). Ce carrosse léger urbain, qui apparaît au XVIIᵉ siècle et se répand aux XVIII-XIXème siècles surtout dans le Nord de la France, sert pour des trajets courts, notamment pour des personnes âgées ou malades ; en argot, il désigne aussi un véhicule cellulaire policier.

Un lien alors avec le panier à salade de la police ? Ce fourgon cellulaire argotique pour détenus - attesté au XIXème siècle -, évoque avec sa structure grillagée un panier percé qui secoue la salade. Bien qu’il partage avec la vinaigrette le sens argotique de véhicule policier (notamment dans le Nord comme à Lille), il ne dérive pas de celle-ci étymologiquement : l’un renvoie aux secousses d’un panier, l’autre aux charrettes des vinaigriers.

Les petites voitures des marchands de vinaigre sont des charrettes légères à deux roues, compactes et maniables, que les vinaigriers tirent à la main pour transporter fûts ou bouteilles en ville, adaptées aux ruelles étroites. La vinaigrette (véhicule pour passagers) prend son nom de leur ressemblance frappante : petite taille, structure rustique ; le terme évoque parfois les secousses du trajet, comme lorsque l’on agite une vinaigrette.

On attribue souvent à Blaise Pascal l’invention, ou du moins l’amélioration, de cette brouette-chaise à porteurs à deux roues que l’on appelle aussi vinaigrette, mais les sources soulignent l’absence de preuve formelle et parlent plutôt d’une tradition tenace. Les textes s’accordent en revanche à dire que Pascal met effectivement au point, en 1662, les premiers services de transport en commun parisiens avec ses « carrosses à cinq sols », ce qui renforce a posteriori l’association de son nom avec les innovations de transport individuel ou collectif.

Blaise Pascal est un inventeur de génie mais il semble qu’il n’y connaissait rien en cuisine.

Lien vers la page

Astuce

Un linge rafraichissant

S’il fait chaud et que l’on cherche une solution simple et immédiate pour se rafraîchir, il suffit d’entourer son poignet d’un linge légèrement humide et frais : cette zone, riche en circulation sanguine, aide à diffuser rapidement une sensation de fraîcheur dans tout le corps. En cas de forte chaleur, cette astuce discrète et économique peut se révéler étonnamment efficace en apportant un vrai confort en quelques secondes seulement. Placé près d'un ventilateur, la sensation de fraicheur se trouve immédiatement amplifiée.

Cette astuce permet également de redonner une utilité à une chaussette définitivement esseulée après une lessive en remplaçant le linge humide par cette chaussette découpée pour pouvoir la passer autour du bras.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.

Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.

Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.

C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.

Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.

Lien vers la page

Espace lecture

Druss la Légende : le cœur battant du cycle de Drenaï

Si vous aimez l’heroic fantasy où les héros ont des muscles, des cicatrices et une âme, le cycle de Drenaï de David Gemmell est fait pour vous. Et au centre de ce monde, il y a un nom qui résonne comme un coup de hache : Druss.

Le cycle de Drenaï, c’est avant tout une saga en 11 romans, construite autour d’un même royaume imaginaire, le Drenaï, et de ses peuples en guerre. On y trouve des batailles épiques, des quêtes désespérées, des mercenaires, des démons et, surtout, des héros qui portent leurs valeurs à bout de bras : courage, loyauté, sacrifice. Chaque livre peut se lire indépendamment, mais tous tissent peu à peu la légende d’un monde où l’histoire se forge dans le sang et l’honneur .

Druss est la figure la plus emblématique de ce cycle. Guerrier à la hache, surnommé « la Légende », il est à la fois craint et respecté dans tout le monde drenaï. Dans le roman Druss la Légende, Gemmell revient aux sources du personnage. On y découvre un jeune homme ordinaire, bûcheron hargneux mais mari tendre, vivant paisiblement avec son épouse bien-aimée, Rowena. Lorsque des mercenaires envahissent son village, massacrent les siens et enlèvent Rowena, Druss bascule. Armé de Snaga, la hache de son grand-père, il se lance dans une quête de vengeance qui le mènera aux confins du monde connu. De lutteur à mercenaire, de tueur à sauveur, il deviendra peu à peu cette figure mythique qui, plus tard, défendra des places fortes comme Skeln Pass et Dros Delnoch.

Ce qui fait la force de Druss, c’est qu’il n’est pas un demi-dieu : c’est un homme, violent et rustre, mais épris de justice, marqué par la perte et la rage.
Dans un genre où les héros sont parfois trop parfaits, Gemmell offre un personnage brut, imparfait, mais profondément humain — ce qui rend sa « légende » d’autant plus crédible et attachante.

Lien vers la page