Bonne fête aux Roseline
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1975 – Promulgation de la loi Veil à titre expérimental
Le 17 janvier 1975, la loi portée par Simone Veil est promulguée, légalisant l’interruption volontaire de grossesse en France pour une durée expérimentale de cinq ans. Adoptée après des débats parlementaires intenses, elle constitue une avancée majeure pour les droits des femmes et la santé publique. La loi sera définitivement pérennisée en 1979.
1944 – Début de la bataille de Monte Cassino
Le 17 janvier 1944 commence la bataille de Monte Cassino, en Italie, l’un des affrontements les plus meurtriers de la Seconde Guerre mondiale. Les forces alliées tentent de percer la ligne Gustav tenue par les troupes allemandes. Après plusieurs offensives et la destruction de l’abbaye, la victoire alliée n’interviendra qu’en mai 1944.
1929 – Première apparition de Popeye le marin
Le 17 janvier 1929, Popeye fait sa première apparition dans la bande dessinée américaine Thimble Theatre. Créé par Elzie Crisler Segar, le personnage devient rapidement populaire grâce à son caractère bourru et sa force prodigieuse liée à la consommation d’épinards. Il s’impose comme une icône majeure de la culture populaire du XXᵉ siècle.
1899 – Annexion de l’atoll de Wake par les États-Unis
Le 17 janvier 1899, les États-Unis annexent l’atoll de Wake, situé dans l’océan Pacifique. Cette prise de possession s’inscrit dans la politique d’expansion américaine à la fin du XIXᵉ siècle. Wake deviendra plus tard une base stratégique importante, notamment lors de la Seconde Guerre mondiale.
1895 – Félix Faure devient président de la République
Le 17 janvier 1895, Félix Faure est élu président de la République française. Son mandat, sous la IIIᵉ République, est marqué par l’affaire Dreyfus et par une politique coloniale active. Il meurt en fonction en 1899, dans des circonstances restées célèbres et largement commentées.
1793 – Votes sur la mort de Louis XVI
Le 17 janvier 1793, la Convention nationale vote la condamnation à mort de Louis XVI après un scrutin serré. La décision est prise à une faible majorité, sans sursis ni appel au peuple. L’exécution du roi, le 21 janvier, marque une rupture irréversible avec la monarchie et radicalise la Révolution française.
1524 – Départ de Giovanni da Verrazzano pour une expédition française
Le 17 janvier 1524, le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano quitte l’Europe pour le compte du roi François Ier. Chargé de trouver une route maritime vers la Chine par le nord-ouest, il explore la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Son voyage contribue aux premières reconnaissances françaises du Nouveau Monde.
Les naissances et décès notables
1973 – Naissance de François Damiens, humoriste et acteur belge francophone
1971 – Naissance de Sylvie Testud, actrice française
1968 – Naissance de Mathilde Seigner, actrice française
1964 – Naissance de Jamy Gourmaud, journaliste français
1964 – Naissance de Michelle Obama, avocate américaine, première dame des États-Unis
1962 – Naissance de James Eugene « Jim » Carrey, acteur nord-américain
1944 – Naissance de Françoise Hardy, autrice, compositrice et chanteuse française
1933 – Naissance de Dalida (Iolanda Cristina Gigliotti), chanteuse et actrice française
1927 – Naissance de Eartha Kitt, chanteuse américaine
2008 – Décès de Carlos (Yvan-Chrysostome Dolto), chanteur, danseur, amuseur français
2008 – Décès de Robert James « Bobby » Fischer, joueur d’échecs américain
1989 – Décès de la mère Denis (Jeanne Marie Le Calvé), icône française de publicité
1861 – Décès de Lola Montez (Marie Dolores Eliza Rosanna Gilbert), danseuse et courtisane britannique
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Pourquoi tu as couchée avec elle !
😠 Mais c'est pas croyable ça, Kevin ! Pourquoi tu as couché avec elle !?
😳 Elle était nue et allongée. J'étais sensé faire quoi ?
😠 Une autopsie Kevin, une autopsie !!!
Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou
Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
« Rosbifs » et « Froggies »
Les Français appellent les Anglais « rosbifs » et les Anglais appellent les Français « froggies » : derrière ces deux sobriquets se cache une longue histoire de rivalités, de moqueries et de stéréotypes culinaires.
Le terme « rosbif » vient du plat emblématique britannique, le roast beef, ce bœuf rôti que les Français découvrent au XVIIIᵉ siècle. Dans un contexte de guerres et d’anglophobie, le mot devient rapidement une insulte : il désigne d’abord la viande, puis l’Anglais lui‑même, gros mangeur de chair rôtie. On se moque aussi de son teint qui rougit au soleil comme une pièce de bœuf mal cuite. Aujourd’hui, « rosbif » sonne encore comme une taquinerie familière, plus affectueuse que vraiment méchante.
Du côté anglais, « froggy » (petite grenouille) renvoie d’abord à l’image des Français « mangeurs de grenouilles », un plat perçu comme exotique et un peu répugnant outre‑Manche. Mais l’origine remonte aussi à Paris : un quartier marécageux plein de grenouilles, « La Grenouillère », où vivait un petit peuple au langage jugé rustre. Les nobles français en exil à Londres reprennent ce surnom pour ridiculiser les révolutionnaires, et les Britanniques l’étendent alors à tous les Français. Comme « rosbif », « froggy » oscille aujourd’hui entre insulte légère et clin d’œil entre voisins.
Deux mots, deux caricatures, mais une même histoire : celle de deux nations qui adorent se détester.
Astuce
Prolonger les fleurs coupées
Voilà ce que me disait ma grand-mère : « Pour prolonger la beauté de tes fleurs coupées, commence par recouper les tiges en biais et perce-les avec une aiguille pour favoriser l’absorption de l'eau, puis place-les dans un vase parfaitement propre rempli d’eau fraîche. Change l'eau tous les deux jours en retirant les feuilles immergées, et ajoute une pincée de sucre ou quelques gouttes de vinaigre blanc pour nourrir et assainir l’ensemble. Enfin, installe ton bouquet à l’abri du soleil direct et des sources de chaleur : tes fleurs resteront magnifiques bien plus longtemps. ».
Mais moi j'étais son p'tit gars et bien évidemment je n'écoutais rien de tout ça, bien plus intéressé que j'étais par le prochain épisode de Goldorak à la télé.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

