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BON BLUE MONDAY ! 📆 3ùme lundi de janvier

Homme au petit déjeuner le Blue Monday - Image IA

Aujourd’hui, ce lundi 19 janvier 2026, arrive pile poil le Blue Monday, ce troisiĂšme lundi de janvier que tout le monde pointe du doigt comme le jour le plus pourri de l’annĂ©e.

L’idĂ©e vient tout droit de 2005, quand un psychologue anglais, Cliff Arnall, a pondu cette formule absurde pour une pub de la chaĂźne Sky Travel : [W + (D – d)] x T(Q) / M x N, censĂ©e mixer la mĂ©tĂ©o dĂ©primante, les dettes de NoĂ«l qui pĂšsent lourd, le temps Ă©coulĂ© depuis les fĂȘtes, les rĂ©solutions de gym dĂ©jĂ  aux oubliettes, et un manque flagrant de motivation.

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Bien sĂ»r, c’est du pur marketing pour vendre des billets d’avion, sans un gramme de science derriĂšre, mais le truc a pris comme une traĂźnĂ©e de poudre : mĂ©dias, rĂ©seaux sociaux et marques s’en emparent chaque annĂ©e pour en faire un phĂ©nomĂšne viral, mi-rigolo mi-tristoune.

Pourquoi janvier nous plombe ?

Janvier assomme comme un coup de grisou au fin fond d’une mine, et pour cause : la lumiĂšre du jour se fait rare, les journĂ©es raccourcissent Ă  vue d’Ɠil, et ce manque cruel de soleil chamboule nos horloges internes, nos rythmes circadiens.

RĂ©sultat ? La sĂ©rotonine, cette fameuse hormone du bonheur, dĂ©gringole, laissant place Ă  une fatigue lancinante et une irritabilitĂ© qui guette au coin de la rue. Ajoutez Ă  ça le contrecoup des fĂȘtes : l’euphorie de NoĂ«l et du Nouvel An s’efface brutalement pour laisser la routine morne reprendre ses droits, avec des factures qui s’amoncellent comme neige fondue, un isolement accentuĂ© par le froid piquant, et ces fameuses rĂ©solutions – sport, rĂ©gime sain – qui s’évaporent plus vite qu’un vƓu de minuit.

Le froid dĂ©courage les sorties, booste les envies de sucre rĂ©confortant, et installe un cercle vicieux : moins on bouge, plus on s’enfonce, jusqu’à ce que la grisaille ambiante semble coller Ă  la peau.

Le friluftsliv, remÚde norvégien

Heureusement, les NorvĂ©giens, ces pros de l’hiver, dĂ©gainent leur joker : le friluftsliv, littĂ©ralement « vie en plein air », une philosophie ancrĂ©e dans leur ADN depuis des gĂ©nĂ©rations.

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L’idĂ©e ? Sortir quoi qu’il arrive, mĂȘme sous la neige ou la bruine, pour capter ne serait-ce que quelques rayons pĂąles qui relancent la production de vitamine D et de sĂ©rotonine. Une balade en forĂȘt, un footing dans le vent, ou juste s’asseoir sur un banc Ă  respirer l’air vif : ça fait chuter le cortisol, le stress hormone, et dope instantanĂ©ment le moral. Des enquĂȘtes norvĂ©giennes le confirment : neuf personnes sur dix ressortent de ces escapades plus zen, mieux dormantes, et franchement plus heureuses.

Parfait contre notre sĂ©dentaritĂ© post-fĂȘtes, cette pratique nordique nous rappelle que la nature, mĂȘme revĂȘche en janvier, reste le meilleur antidote Ă  la dĂ©prime saisonniĂšre.

À chacun sa dose de nature

Rien de compliquĂ© pour s’y mettre, et surtout pas besoin d’ĂȘtre un randonneur aguerri ou de filer en Laponie : enfile des bottes chaudes, un bonnet qui gratte un peu mais pas trop, et file vers le parc le plus proche ou un quelconque coin de nature en ville ou hors la ville. Commence par vingt minutes par jour – une marche dynamique, un pique-nique improvisĂ© dehors, ou mĂȘme du yoga sous la pluie fine – et sent l’énergie revenir, les idĂ©es noires s’évaporer comme brume au soleil.


Illustration: image IA

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