Bonne fête aux Florent
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2012 – Le CERN annonce la découverte du boson de Higgs
Le 4 juillet 2012, le CERN annonce la découverte d’une nouvelle particule correspondant au boson de Higgs, théorisé en 1964 par le physicien Peter Higgs. Cette particule, clé du modèle standard de la physique des particules, explique comment les autres particules acquièrent leur masse. Peter Higgs et François Englert recevront le prix Nobel de physique en 2013.
1987 – La cour d’assises du Rhône reconnaît Klaus Barbie coupable de 17 crimes contre l’humanité
Le 4 juillet 1987, Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo à Lyon surnommé « le boucher de Lyon », est reconnu coupable de dix-sept crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Son procès, historique en France, contribue à ancrer la notion de crime contre l’humanité dans le droit français.
1946 – Indépendance des Philippines
Le 4 juillet 1946, les Philippines proclament leur indépendance vis-à-vis des États-Unis, conformément aux engagements pris avant la Seconde Guerre mondiale. Manuel Roxas devient le premier président de la République indépendante des Philippines. La date du 4 juillet est symboliquement choisie en référence à la fête de l’indépendance américaine.
1946 – Pogrom de Kielce
Le 4 juillet 1946, un pogrom éclate à Kielce, en Pologne, faisant quarante-deux victimes juives. Déclenché par une rumeur de meurtre rituel d’enfants chrétiens, ce massacre perpétré par des civils et des militaires polonais constitue l’un des derniers grands pogroms européens et pousse de nombreux survivants de la Shoah à fuir la Pologne.
1902 – Fin officielle de la guerre des Philippines
Le 4 juillet 1902, le président américain Theodore Roosevelt proclame officiellement la fin de la guerre américano-philippine, débutée en 1899. Ce conflit brutal, marqué par de nombreuses exactions, a fait plusieurs centaines de milliers de victimes côté philippin. Les Philippines restent sous administration américaine jusqu’en 1946.
1898 – Naufrage du paquebot La Bourgogne (1 femme survivante, aucun enfant)
Le 4 juillet 1898, le paquebot français La Bourgogne entre en collision avec un voilier britannique au large de Terre-Neuve et sombre en moins de trente minutes. Sur plus de cinq cents personnes à bord, seuls cent soixante-cinq hommes survivent. La tragédie est aggravée par la violence des scènes à bord : aucun enfant et une seule femme ne sont rescapés.
1879 – Fin de la guerre anglo-zouloue
Le 4 juillet 1879, la bataille d’Ulundi scelle la défaite définitive du royaume zoulou face aux forces britanniques en Afrique du Sud. Le roi Cetshwayo est capturé peu après. Cette victoire britannique met fin à la guerre anglo-zouloue et marque l’annexion du royaume zoulou par l’Empire britannique, bouleversant durablement l’Afrique australe.
1865 – Lewis Carroll publie “Alice au pays des merveilles”
Le 4 juillet 1865, Lewis Carroll publie Alice’s Adventures in Wonderland, conte fantastique imaginé trois ans plus tôt lors d’une promenade en barque avec la jeune Alice Liddell. Illustré par John Tenniel, ce récit initiatique peuplé de personnages burlesques deviendra l’un des textes les plus lus et traduits de la littérature mondiale.
1776 – Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique
Le 4 juillet 1776, le Congrès continental adopte la Déclaration d’indépendance rédigée principalement par Thomas Jefferson, proclamant la séparation des treize colonies américaines d’avec la Grande-Bretagne. Ce texte fondateur, affirmant que tous les hommes sont créés égaux et dotés de droits inaliénables, devient l’acte de naissance des États-Unis d’Amérique.
Les naissances et décès notables
1981 – Naissance de Tahar Rahim, acteur français
1963 – Naissance de Henri Leconte, joueur de tennis français
1959 – Naissance de Victoria Abril, actrice espagnole
1927 – Naissance de Gina Lollobrigida, actrice italienne
1938 – Décès de Suzanne Lenglen, joueuse de tennis française
1934 – Décès de Marie Curie, physicienne française, prix Nobel de physique en 1903 et prix Nobel de chimie en 1911
1886 – Décès de Pitikwahanapiwiyin, chef amérindien
1848 – Décès de François-René de Chateaubriand, écrivain français
1831 – Décès de James Monroe, 5ème président des États-Unis, ayant exercé de 1817 à 1825
1826 – Décès de John Adams, 2nd président des États-Unis, ayant exercé de 1797 à 1801
1826 – Décès de Thomas Jefferson, 3ème président des États-Unis, ayant exercé de 1801 à 1809
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Lavage voiture – Merci ChatGPT
Question posée à ChatGPT
Je dois aller à la station de lavage pour laver ma voiture. La station est à 100 mètres de chez moi. Il serait peut-être préférable que j'y aille à pied. Qu'en penses-tu ?
Réponse de ChatGPT
Franchement ? Oui 😄
À 100 mètres, c’est littéralement l’équivalent d’un mini-tour du pâté de maisons. Tu mettras à peine 1 à 2 minutes à pied.
Aller à pied, ça a plusieurs avantages :
- 🚶♂️ Pas besoin de démarrer la voiture à froid juste pour 100 m (c’est mauvais pour le moteur).
- 💶 Tu économises un tout petit peu de carburant.
- 🌱 C’est plus logique écologiquement.
- 🧠 Et ça te met déjà dans l’idée “je prends soin de ma voiture” plutôt que “je la redémarre pour 30 secondes”.
Sauf cas particulier (météo catastrophique, souci de mobilité, besoin d’amener du matériel lourd), marcher semble le choix le plus simple et le plus rationnel.
Et puis, avoue… 100 mètres en voiture, ça ferait un peu flemmard quand même 😏
Je suis enceinte
😳 Maman, je suis enceinte...
😏 Mais oui, bien sûr, bonne blague.
😳 Comment tu sais que je plaisante ?
😏 Une mère sait tout, Kévin.
Concours de sosies
Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.
Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?
Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.
Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.
Vient le verdict.
Et là… surprise.
Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.
Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.
Savais-tu ?
L’échelle de Schmidt
Cette échelle permet de classer la douleur des piqûres d’hyménoptères, surtout abeilles, guêpes et fourmis, selon l’intensité ressentie. Elle fonctionne de 1 à 4, avec l’abeille domestique comme repère autour du niveau 2, une douleur nette mais supportable. Cette échelle sert à comparer de façon à la fois amusante et scientifique la virulence des piqûres entre espèces, sans viser à remplacer une évaluation médicale.
Justin O. Schmidt expérimente chaque piqûre en se laissant piquer volontairement par les insectes étudiés, souvent en utilisant des outils comme des pipettes ou des pinces pour diriger l’insecte vers une zone précise de son corps. Il ressent ensuite la douleur, note immédiatement sa durée, son intensité et ses caractéristiques, tout en attribuant un score entre 1 et 4. Au cours de sa carrière, il se fait piquer des centaines de fois par une cinquantaine d’espèces d’hyménoptères, transformant son corps en véritable instrument de mesure.
La fourmi balle de fusil (Paraponera clavata) est classée au niveau maximal de 4,0, avec une douleur très intense et durable, décrite comme comparable à marcher sur un charbon ardent avec un gros clou dans le talon. Sa piqûre provoque une douleur aiguë très intense qui peut durer plusieurs heures, accompagnée de brûlure, de fourmillements et parfois de spasmes musculaires. C’est donc cette fourmi sud‑américaine qui apparaît comme l’insecte le plus redoutable de l’échelle de Schmidt.
Les niveaux de douleur :
- Douleur légère, brève, à peine plus qu’une piqûre de moustique (certaines petites abeilles, fourmi de feu).
- Douleur nette, chaude ou fumante, désagréable mais supportable (abeille domestique, guêpes courantes).
- Douleur forte, caustique ou brûlante, persistante plusieurs heures (certaines fourmis moissonneuses, guêpes Polistes).
- Douleur extrêmement intense, quasi insupportable, très longue (fourmi balle de fusil, guêpes Pepsis / Synoeca).
Astuce
Pour la baisse de libido
Selon ma grand-mère, la frigidité - oui, parlons plutôt d'une baisse de libido - se soignerait aisément avec un régime à base de fruits de mer ou d'épices telles que la coriandre, le safran ou la menthe poivrée... je n'ai jamais voulu savoir si elle utilisait aussi du giseng ou du gingembre 😳.
Après, les remèdes de grand-mère... il semblerait qu'acheter des dessous sexy, organiser un petit diner intime, et surtout surtout envoyer les enfants chez les grands-parents, soit aussi un triptyque plutôt efficace.
Un instant en ce bas monde
Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !... PLAF... VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras... PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
