Bonne fête aux Diane
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1944 – Le massacre de Tulle fait au total 213 victimes civiles
Le 9 juin 1944, en représailles à une attaque de résistants, la division SS Das Reich pend 99 hommes dans les rues de Tulle et en déporte 149 autres, dont beaucoup ne reviendront pas. Cet acte de terreur, survenu au lendemain du Débarquement, reste l’un des crimes de guerre les plus marquants commis en France par les nazis.
1876 – 1ère parution en Angleterre du roman “Les Aventures de Tom Sawyer” de l’Américain Mark Twain
Mark Twain publie Les Aventures de Tom Sawyer, roman inspiré de sa jeunesse dans le Missouri. L’ouvrage, plein d’humour et d’aventures, décrit la vie d’un jeune garçon espiègle au bord du Mississippi. Il devient un classique de la littérature mondiale, apprécié pour sa fraîcheur et sa critique sociale implicite de l’Amérique du XIXe siècle.
1358 – Carnage de Mello à la fin de la Grande Jacquerie
À la suite de la révolte paysanne connue sous le nom de Grande Jacquerie, les forces du roi écrasent les insurgés à Mello, près de Beauvais. Des milliers de paysans sont massacrés. Cet événement marque la fin brutale d’une tentative de soulèvement contre les injustices féodales, dans un contexte de guerre, famine et oppression.
721 – Bataille de Toulouse entre le duc d’Aquitaine, Eudes, et le gouverneur d’Al-ʾAndalus, As-Samḥ ibn Mālik Al-Ḫawlāniyy
Le 9 juin 721, Eudes d’Aquitaine repousse les troupes musulmanes d’Al-Andalus venues assiéger Toulouse. Cette victoire majeure ralentit l’expansion islamique en Gaule. Le gouverneur As-Samḥ est tué au combat. Cet affrontement précède d’autres batailles majeures, comme celle de Poitiers, et illustre la résistance franque face aux Omeyyades.
Les naissances et décès notables
1981 – Naissance de Natalie Portman, actrice israélo-américaine
1971 – Naissance de Jean Galfione, perchiste français, champion olympique en 1996
1970 – Naissance de Stéphane Plaza, agent immobilier, animateur français d’émissions télévisées immobilières voire comédien
1963 – Naissance de Johnny Depp, acteur américain
1961 – Naissance de Michael J. Fox, acteur américain
1956 – Naissance de Patricia Cornwell, romancière américaine
1945 – Naissance de Luis Ocaña, coureur cycliste espagnol
1930 – Naissance de Barbara (Monique Serf), chanteuse française
1946 – Décès de Rama VIII, roi de Thaïlande
1874 – Décès de Cochise, chef apache
1870 – Décès de Charles Dickens, écrivain britannique
68 – Décès de Néron (Lucius Domitius Ahenobarbus), 5e empereur de Rome de 54 à sa mort
Un peu de bonne humeur
Chien et voisinage
😠 Monsieur, c'est inadmissible, votre chien hurle à mort lorsque vous n'êtes pas là !
😉 Votre femme aussi, cher voisin.
Neurone esseulé
C’est un neurone qui par accident arrive dans un cerveau masculin, événement très rare mais ça arrive.
Bref, ce pauvre neurone se retrouve tout seul dans une grande boîte vide et noire.
« Hou, hou », crie ce petit neurone. Misère, pauvre petit neurone, personne ne lui répond.
« Hou, hou », crie encore le petit neurone et il n’entend que l’écho de sa propre voix.
Alors désespéré notre pauvre et brave petit neurone masculin s’installe dans un coin et se met à pleurer.
Soudain un autre petit neurone arrive tout essoufflé dans le cerveau masculin et crie à notre petit neurone en pleurs : « Hé bé ! Mais qu’est-ce que tu fous là, viens, on est tous en bas. »
Concours de sosies
Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.
Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?
Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.
Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.
Vient le verdict.
Et là… surprise.
Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.
Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.
Savais-tu ?
Ponceau, le rouge du coquelicot
Le rouge éclatant du coquelicot porte un nom ancien et poétique : le ponceau. Ce mot désigne un rouge vif, légèrement foncé, qui évoque aussitôt ces fleurs sauvages des champs. À l’origine, ponceau n’est pas le nom d’une couleur, mais celui du coquelicot lui-même. En ancien français, on appelle la fleur poncel ou ponceau. Avec le temps, le mot glisse de la plante vers sa teinte : le ponceau devient le rouge du coquelicot.
Le nom coquelicot a, lui aussi, une origine savoureuse. Il dérive de coquerico, l’onomatopée du chant du coq. La comparaison est simple et imagée : la fleur rouge rappelle la crête éclatante du volatile. Quant au ponceau, il reste la couleur des moissons, des talus ensoleillés et des coqs réveillant la nature tous les matins.
Astuce
Un savon sous les draps
Glisser un morceau de savon de Marseille sous les draps est une petite astuce de grand-mère qui séduirait de plus en plus de curieux en quête de bien-être naturel. Réputé pour sa composition simple et ses propriétés apaisantes, ce savon traditionnel pourrait aider à réduire les sensations d’inconfort nocturne, notamment les crampes, tout en diffusant une légère odeur propre et rassurante. Sans effort ni dépense excessive, ce geste invite à redécouvrir des solutions d’antan, douces et authentiques, pour améliorer la qualité du sommeil.
Cette astuce permet également de redonner une utilité à une chaussette esseulée après une lessive en y glissant le savon avant de le placer sous les draps.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours
En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.
Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.
Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »
L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.
Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :
Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.
