Bonne fête aux Anicet
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Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1961 – Opération de la « Baie des Cochons » à Cuba
Le 17 avril 1961, des exilés cubains, soutenus et entraînés par la CIA, débarquent dans la baie des Cochons à Cuba pour tenter de renverser le régime de Fidel Castro. L’opération, mal préparée et sous-estimée, se solde par un fiasco : en trois jours, les forces de Castro écrasent les envahisseurs. Cet échec humilie les États-Unis, renforce le pouvoir de Castro et précipite la crise des missiles en 1962.
1937 – Sortie du court-métrage Porky’s Duck Hunt de Tex Avery, marquant la naissance de Daffy Duck
Le 17 avril 1937, le dessin animé Porky’s Duck Hunt, réalisé par Tex Avery pour les studios Warner Bros., sort aux États-Unis. Ce court-métrage introduit pour la première fois Daffy Duck, un canard excentrique et hyperactif, qui deviendra l’un des personnages les plus emblématiques de la Looney Tunes. Daffy, avec son caractère imprévisible et son humour déjanté, incarne l’esprit subversif des dessins animés de l’âge d’or.
1912 – Massacre de la Léna, en Sibérie
Le 17 avril 1912, en Sibérie, des soldats russes tirent sur des grévistes travaillant dans les mines d’or de la Léna, faisant plus de 170 morts et des centaines de blessés. Ce massacre, déclenché par des revendications pour de meilleures conditions de travail, choque l’opinion publique et révèle les tensions sociales extrêmes dans la Russie tsariste. Il devient un symbole de la répression brutale des mouvements ouvriers avant la Révolution de 1917.
1897 – Incident d’Aurora, accident d’un vaisseau extraterrestre
Le 17 avril 1897, le journal Dallas Morning News rapporte qu’un vaisseau spatial se serait écrasé près d’Aurora, au Texas. Selon le récit, un extraterrestre aurait été retrouvé parmi les débris et enterré dans le cimetière local. Bien que largement considéré comme un canular, cet incident alimente les théories sur les OVNI et reste un élément folklorique de l’ufologie américaine. Une pierre tombale, érigée en 1973, commémore cet événement insolite.
1895 – Signature du traité de Shimonoseki mettant fin à la guerre sino-japonaise
Le 17 avril 1895, la Chine et le Japon signent le traité de Shimonoseki, mettant fin à la première guerre sino-japonaise (1894–1895). Ce traité, imposé par le Japon vainqueur, force la Chine à céder Taïwan, les îles Pescadores et la péninsule du Liaodong, ainsi qu’à payer une lourde indemnité. Il marque l’ascension du Japon comme puissance impériale et affaiblit davantage la dynastie Qing, déjà fragilisée.
1524 – Giovanni da Verrazzano atteint la baie de la future New York pour le roi de France François Ier
Le 17 avril 1524, l’explorateur italien Giovanni da Verrazzano, naviguant sous pavillon français pour le compte de François Ier, atteint la baie de ce qui deviendra New York. Il nomme ce lieu Nouvelle-Angoulême en l’honneur du roi. Son voyage, qui explore la côte est de l’Amérique du Nord, ouvre la voie à de futures revendications territoriales françaises et influence les cartes européennes du Nouveau Monde.
1436 – Paris est reprise aux Anglais par Charles VII
Le 17 avril 1436, après des années d’occupation anglaise, Charles VII et ses troupes, aidés par Jeanne d’Arc et ses compagnons, reprennent Paris. Cette victoire, symbolique et stratégique, marque un tournant dans la guerre de Cent Ans. Elle permet à Charles VII de consolider son pouvoir et de préparer la reconquête totale du royaume. Paris, libérée, redevient le cœur politique et culturel de la France.
Les naissances et décès notables
1986 – Naissance de Romain Grosjean, pilote automobile français
1985 – Naissance de Jo-Wilfried Tsonga, joueur de tennis français
1976 – Naissance de Maïwenn (Maïwenn Le Besco), actrice et réalisatrice française de cinéma
1974 – Naissance de Victoria Beckham, chanteuse britannique
1954 – Naissance de Michael Sembello, guitariste et auteur-compositeur-interprète américain
2008 – Décès de Aimé Césaire, poète martiniquais
1986 – Décès de Marcel Dassault, ingénieur, entrepreneur et constructeur d’avions français
1790 – Décès de Benjamin Franklin, écrivain, philosophe, physicien, inventeur et diplomate américain
1696 – Décès de Mme Marie de Sévigné, épistolière française
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
Débats sur la pause fraîcheur
Dans un contexte de fortes chaleurs qui n’épargne aucune discipline, la désormais célèbre « pause fraîcheur » continue de faire débat, y compris là où on ne l’attendait pas. Si la mesure, largement adoptée dans les sports d’endurance, vise à préserver la santé des athlètes, son extension au 100 mètres suscite une vive opposition.
Plusieurs sprinteurs de haut niveau ont ainsi exprimé leur incompréhension face à cette initiative jugée « contre-productive ». « On est partis pour dix secondes d’effort, pas pour un pique-nique sur la piste », ironise l’un d’eux, pointant du doigt une interruption de cinq minutes… en plein milieu de la course.
Les instances sportives, de leur côté, défendent une approche « préventive et universelle », rappelant que la canicule ne fait pas de distinction entre marathonien et sprinteur. Une position qui peine toutefois à convaincre les principaux intéressés, certains évoquant déjà des scénarios absurdes où les coureurs devraient repartir des starting-blocks « après hydratation réglementaire ».
En attendant une décision officielle, les organisateurs envisageraient des solutions intermédiaires, comme l’installation de brumisateurs tout le long de la course, voire des blocs de départ et d'arrivée climatisés à chaque extrémité de couloirs ombragés, mais aussi voire — proposition encore à l’étude — la distribution de glaçons aux blocs de départ.
Un sujet qui pourrait faire débat, le temps d'un café 😉
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
La vinaigrette de Blaise Pascal
Une vinaigrette, dans le domaine du transport, est un petit véhicule à bras à deux roues, sorte de brouette-chaise dans lequel une personne voyage, tirée par un porteur placé entre les brancards (parfois aidé d’un pousseur). Ce carrosse léger urbain, qui apparaît au XVIIᵉ siècle et se répand aux XVIII-XIXème siècles surtout dans le Nord de la France, sert pour des trajets courts, notamment pour des personnes âgées ou malades ; en argot, il désigne aussi un véhicule cellulaire policier.
Un lien alors avec le panier à salade de la police ? Ce fourgon cellulaire argotique pour détenus - attesté au XIXème siècle -, évoque avec sa structure grillagée un panier percé qui secoue la salade. Bien qu’il partage avec la vinaigrette le sens argotique de véhicule policier (notamment dans le Nord comme à Lille), il ne dérive pas de celle-ci étymologiquement : l’un renvoie aux secousses d’un panier, l’autre aux charrettes des vinaigriers.
Les petites voitures des marchands de vinaigre sont des charrettes légères à deux roues, compactes et maniables, que les vinaigriers tirent à la main pour transporter fûts ou bouteilles en ville, adaptées aux ruelles étroites. La vinaigrette (véhicule pour passagers) prend son nom de leur ressemblance frappante : petite taille, structure rustique ; le terme évoque parfois les secousses du trajet, comme lorsque l’on agite une vinaigrette.
On attribue souvent à Blaise Pascal l’invention, ou du moins l’amélioration, de cette brouette-chaise à porteurs à deux roues que l’on appelle aussi vinaigrette, mais les sources soulignent l’absence de preuve formelle et parlent plutôt d’une tradition tenace. Les textes s’accordent en revanche à dire que Pascal met effectivement au point, en 1662, les premiers services de transport en commun parisiens avec ses « carrosses à cinq sols », ce qui renforce a posteriori l’association de son nom avec les innovations de transport individuel ou collectif.
Blaise Pascal est un inventeur de génie mais il semble qu’il n’y connaissait rien en cuisine.
Astuce
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Un instant en ce bas monde
Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !... PLAF... VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras... PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

