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2 AVRIL

Bonne fête aux Sandrine

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1982 – Début de la guerre des Malouines

Le 2 avril 1982, l’Argentine lance une invasion surprise des îles Malouines (Falkland Islands), archipel sous souveraineté britannique situé dans l’Atlantique Sud. Ce conflit, déclenché par des tensions territoriales de longue date, provoque une réaction immédiate du Royaume-Uni, qui envoie une force navale pour reprendre les îles. La guerre, qui dure 74 jours, s’achève par la victoire britannique le 14 juin 1982, mais laisse un bilan humain lourd et des séquelles politiques durables.

1979 – Fuite de bacille du charbon de Sverdlovsk en URSS

Le 2 avril 1979, une fuite accidentelle de spores de bacille du charbon (anthrax) se produit dans une installation militaire secrète près de Sverdlovsk (aujourd’hui Ekaterinbourg), en URSS. Cette catastrophe, longtemps niée par les autorités soviétiques, cause la mort d’au moins 66 personnes et révèle les dangers des programmes de guerre biologique. L’incident ne sera officiellement reconnu qu’en 1992, après la chute de l’URSS.

1932 – Sortie aux États-Unis du film “Tarzan, l’homme singe”

Le 2 avril 1932, le film Tarzan, l’homme singe (Tarzan the Ape Man), réalisé par W.S. Van Dyke, sort sur les écrans américains. Ce long-métrage, adapté du roman d’Edgar Rice Burroughs, marque les débuts de Johnny Weissmüller dans le rôle emblématique de Tarzan. Le film, mêlant aventure et exotisme, connaît un succès immédiat et lance une série de suites, contribuant à populariser le mythe de Tarzan dans la culture mondiale.

1885 – Massacre de Frog Lake lors de la révolte des Indiens Cris

Le 2 avril 1885, lors de la révolte des Métis et des Cris au Canada, un groupe d’hommes cris, menés par le chef Wandering Spirit, attaque le village de Frog Lake (Alberta). Neuf colons blancs sont tués, dont deux prêtres et un agent des affaires indiennes. Cet événement, lié à la résistance autochtone contre l’expansion canadienne et la famine, marque un tournant dans les tensions entre les peuples autochtones et le gouvernement.

1800 – La Russie et l’Empire ottoman s’entendent pour former la « République fédérative des Sept-Îles »

Le 2 avril 1800, la Russie et l’Empire ottoman signent un accord pour créer la « République fédérative des Sept-Îles » (ou République septinsulaire), un État vassal ottoman sous protection russe, regroupant sept îles de la mer Ionienne. Cette entité politique, issue des guerres napoléoniennes, vise à contrer l’influence française en Méditerranée. La république, éphémère, sera dissoute en 1807 après le traité de Tilsit.

1513 – Juan Ponce de León découvre la Floride

Le 2 avril 1513, l’explorateur espagnol Juan Ponce de León accoste sur les côtes de ce qui deviendra la Floride, qu’il nomme ainsi en référence à la fête espagnole des fleurs (Pascua Florida). À la recherche de la mythique fontaine de jouvence, Ponce de León revendique cette terre pour la couronne d’Espagne, marquant le début de la colonisation européenne en Amérique du Nord. Son expédition ouvre la voie à de futures explorations et conquêtes.

Les naissances et décès notables

1977 – Naissance de Michael Fassbender, acteur germano-irlandais
1952 – Naissance de Thierry Le Luron, humoriste français
1939 – Naissance de Marvin Gaye, chanteur soul américain
1928 – Naissance de Serge Gainsbourg, chanteur français
1840 – Naissance d’Emile Zola, écrivain et journaliste français
1805 – Naissance de Hans Christian Andersen, romancier, dramaturge, conteur et poète danois

2005 – Décès de Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła), 264e pape de 1978 à 2005
1974 – Décès de Georges Pompidou, haut fonctionnaire et universitaire français, président de la République française de 1969 à 1974, décédé en exercice
1966 – Décès de Cecil Scott « C. S. » Forester, écrivain britannique
1872 – Décès de Samuel Morse, inventeur américain



Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

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Un peu de bonne humeur

Conseil de poivrot

Deux fidèles des bistrots échangent des recettes pour rentrer chez eux dans les meilleures conditions.

–  Tu vois, dit le premier, c’est toujours en se déshabillant qu’on réveille sa femme. Alors, un bon conseil : tu te déshabilles en bas de l’escalier.
–  Complètement ?
–  Bien sûr ! Tu montes les marches tout doucement et tu te glisses entre les draps.
–  Génial ! approuve l’autre.

Le lendemain, ils se retrouvent.

–  Alors, questionne le premier, tu as suivi mon conseil ?
–  Oui.
–  Tu n’as pas l’air d’être enchanté par le résultat.
–  Eh bien, voilà. Je m’étais enivré encore plus que d’habitude. J’arrive au bas de l’escalier. Je prends mes vêtements sur le bras. Je commence à monter les marches. Et, quand je suis arrivé tout en haut, je me suis trouvé sur le quai de la station Barbès-Rochechouart.

 

Femme qui pète – Anonyme

Femme qui pète... est bien à son aise.

 

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

Savais-tu ?

« Paraskevidékatriaphobie » ?

La paraskevidékatriaphobie est la peur du vendredi 13 considéré comme jour de malheur dans certaines cultures occidentales. Elle se manifeste par une anxiété intense, parfois des crises de panique, dès qu’une personne pense à ce jour. Le terme vient du grec moderne, où l’on combine paraskevi (vendredi), dekatria (treize) et phobos (peur). Cette phobie s’enracine souvent dans des croyances religieuses ou superstitieuses, en particulier l’association du chiffre 13 et du vendredi avec des événements malheureux, comme la Cène suivie de la crucifixion de Jésus.

La superstition du vendredi 13 puise dans des racines antiques, chrétiennes et médiévales profondément ancrées. Le nombre 13 rompt l’harmonie parfaite du 12, qui symbolise l’ordre cosmique avec ses douze mois lunaires, douze signes zodiacaux, douze heures de jour et de nuit, ou encore les douze dieux olympiens et les douze travaux d’Hercule dans la mythologie grecque. Dans la tradition nordique, Loki, le treizième convive au banquet des Ases chez Odin, provoque la mort tragique de Baldr, le dieu bien-aimé, jetant ainsi une ombre sur ce chiffre. Du côté chrétien, lors de la Cène, Jésus partage le repas avec ses douze apôtres, formant treize personnes au total, et c’est Judas, le traître, qui scelle le destin menant à la crucifixion un vendredi saint, jour de deuil et d’exécutions publiques au Moyen Âge. Enfin, le 13 octobre 1307, un vendredi, Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation brutale des Templiers, accusés d’hérésie, marquant symboliquement la chute de cet ordre puissant et alimentant les récits de malédiction.

Certains considèrent le vendredi 13 comme porte-bonheur grâce à la numérologie et à des traditions positives. Le 13 se réduit à 4 (1+3), symbole de stabilité et de renouveau ; en France, la Française des Jeux transforme activement ce jour en opportunité chanceuse en lançant des cagnottes spéciales de 13 millions d’euros depuis les années 1930, au bénéfice des Invalides, ce qui attire 2 à 3 fois plus de joueurs au Loto et renverse la superstition négative. Aux États-Unis, les tatoueurs offrent des promotions, et certaines visions chrétiennes modernes y voient un symbole d’espoir lié à la Résurrection.

Cette superstition varie selon les pays et n’est pas universelle. En Espagne et en Grèce, le mardi 13 porte malheur, lié à Mars, dieu de la guerre ; en Italie, c’est le vendredi 17, car XVII évoque « VIXI » (j’ai vécu). En Chine, le chiffre 4 sonne comme « mort » et prime sur le 13, tandis qu’aux États-Unis, le vendredi 13 reste craint mais le Brésil le voit comme mixte.

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