Bonne fête aux Boris
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1968 – Début des évènements de “Mai 68”
Le 2 mai 1968, l’université de Nanterre est fermée par les autorités après des semaines d’agitation étudiante. Cet acte déclenche une mobilisation à la Sorbonne, puis dans toute la France. Grèves, barricades et occupations se multiplient, paralysant le pays. Ce mouvement social et culturel majeur remet en cause l’ordre établi et transforme durablement la société française.
1945 – Fin de la bataille de Berlin
Le 2 mai 1945, la garnison allemande de Berlin se rend aux forces soviétiques. Après douze jours de combats acharnés dans les rues de la capitale du Reich, le général Weidling signe la capitulation. Hitler s’était suicidé deux jours plus tôt dans son bunker. La bataille aura coûté la vie à environ 80 000 soldats soviétiques et des dizaines de milliers de civils allemands. La chute de Berlin signe l’agonie du IIIe Reich.
1945 – Wernher von Braun se rend aux alliés puis est récupérés par les Américains dans le cadre de l’opération Paperclip
Le 2 mai 1945, l’ingénieur allemand Wernher von Braun, père des fusées V-2 nazies, se rend aux forces américaines en Autriche. Il est aussitôt intégré à l’opération Paperclip, programme secret visant à recruter des scientifiques allemands. Von Braun deviendra une figure centrale du programme spatial américain et contribuera au développement de la fusée Saturn V.
1889 – Traité de Wouchalé entre l’empire éthiopien et le royaume d’Italie
Le 2 mai 1889, le négus Ménélik II d’Éthiopie signe avec l’Italie le traité de Wouchalé. Une divergence de traduction entre les versions amharique et italienne de l’article 17 conduit l’Italie à proclamer un protectorat sur l’Éthiopie, ce que Ménélik conteste. Ce différend aboutira à la guerre italo-éthiopienne et à la victoire éthiopienne d’Adoua en 1896.
1869 – Ouverture des Folies Bergère à Paris
Le 2 mai 1869, les Folies Bergère ouvrent leurs portes au 32 rue Richer, dans le 9e arrondissement de Paris. Imaginée comme une salle de spectacle de variétés mêlant cirque, café-concert et opérette, la salle devient rapidement l’un des hauts lieux du divertissement parisien. Elle s’impose au fil des décennies comme un symbole du music-hall mondial, accueillant les plus grandes vedettes internationales.
1716 – Un édit royal autorise John Law à créer la Banque générale
Le 2 mai 1716, le régent Philippe d’Orléans signe l’édit autorisant le financier écossais John Law à fonder la Banque générale, premier établissement bancaire privé français. La banque émet du papier-monnaie, stimule l’économie et préfigure le « Système de Law ». Cette expérience monétaire ambitieuse se soldera par un krach retentissant en 1720, ruinant des milliers d’épargnants.
1536 – Arrestation d’Anne Boleyn, qui sera décapitée
Le 2 mai 1536, Anne Boleyn, deuxième épouse du roi Henri VIII d’Angleterre et mère de la future Élisabeth Ire, est arrêtée et conduite à la Tour de Londres. Accusée d’adultère, d’inceste et de trahison, elle est jugée dans un procès expéditif largement considéré comme une mise en scène. Elle sera décapitée le 19 mai 1536 sur la Tour Verte.
Les naissances et décès notables
1993 – Naissance de Eddy de Pretto, chanteur et acteur français
1985 – Naissance de Lily Allen, chanteuse anglaise
1982 – Naissance de Lorie Pester (Laure Pester), chanteuse et actrice française
1975 – Naissance de David Beckham, footballeur anglais
1972 – Naissance de Dwayne Johnson, catcheur et acteur américain
2011 – Décès de Oussama ben Laden, tué lors de l’opération Neptune’s Spear, islamiste apatride, d’origine saoudienne, dirigeant principal du réseau Al-Qaïda
1972 – Décès de J. Edgar Hoover, juriste américain, directeur du FBI
1964 – Décès de Nancy Astor, femme politique britannique
1857 – Décès de Alfred de Musset, écrivain français
1519 – Décès de Léonard de Vinci, artiste et homme de sciences italien
Un peu de bonne humeur
Comment ne pas avoir de requins
En Floride un touriste étranger, avant de se baigner sur une plage tranquille, demande à un pêcheur :
– Il y a des requins ici ?
– Non non, rassurez-vous, il n’y en a plus depuis des années !
Il se baigne longuement et en sortant de l’eau il demande au pêcheur :
– Comment avez-vous fait pour vous en débarrasser ?
– Nous on a rien fait. Les crocodiles s’en sont chargés.
Marcel et le pantalon à la maison
Marcel, en a assez d’être la risée de ses copains de bistrot car (lui disent-ils) c’est sa femme qui porte le pantalon chez lui. Ce soir il est bien décidé à leur prouver le contraire, et la tête pleine des bons conseils de son meilleur pote, il rentre chez lui.
Il se dirige en toute hâte vers la cuisine, bombe le torse, marche vers sa femme et, tout en lui pointant le doigt sur le visage il lui dit :
« À partir de maintenant, je veux que tu saches que « JE » suis le maître de la maison et ma parole sera la loi !
Je veux que tu me prépares un repas spécial et quand j’aurai terminé de manger mon repas, je m’attends à un somptueux dessert.
Ensuite, après le souper, tu vas me faire couler un bon bain afin que je puisse me relaxer, et quand j’en aurai terminé avec mon bain, devine un peu qui va me peigner et m’habiller ? »
Sa femme lui répond : « Les pompes funèbres ! »
L’homme paratonnerre
Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l'homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.
Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.
Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.
Savais-tu ?
L’éclipse de Thalès
Deux armées s’affrontent depuis des années, l’air vibre sous les cris et le choc des armes. Soudain, en plein jour, le soleil disparaît. La nuit tombe en quelques secondes. Les soldats lèvent les yeux, stupéfaits. Et là, au lieu de continuer à se battre, ils posent les armes.
C’est exactement ce que raconte l’historien Hérodote à propos de la bataille de l’Halys, en Anatolie, le 28 mai 585 av. J.-C. Mèdes contre Lydiens : six ans de guerre, la bataille est indécise, puis, tout à coup, « le jour devient la nuit ». Les deux camps y voient un signe des dieux et décident immédiatement de faire la paix. On appelle cet événement la « bataille de l’Éclipse ».
Le plus étonnant, c’est que, selon Hérodote, ce phénomène n’est pas totalement une surprise. Thalès de Milet, philosophe et savant grec, aurait prévenu les Ioniens qu’une éclipse se produirait cette année-là.
Si le récit est exact, c’est la plus ancienne éclipse solaire connue comme ayant été annoncée à l’avance.
Les calculs astronomiques modernes confirment qu’une éclipse totale de Soleil a bien eu lieu le 28 mai 585 av. J.-C., avec une bande d’ombre passant sur l’ouest de l’Anatolie, là où se déroule la bataille. Reste une petite part de mystère : à cette époque, on connaît surtout le cycle des éclipses lunaires, mais prédire une éclipse solaire totale visible en un lieu précis est beaucoup plus difficile.
Beaucoup d’historiens pensent donc que Thalès a plutôt annoncé une période à risque, en s’appuyant sur des observations et des cycles connus, plutôt qu’une prédiction ultra-précise au sens moderne. Mais n’empêche : un philosophe qui lit le ciel, le jour qui se transforme en nuit, deux ennemis qui décident enfin de discuter... voilà bien un évènement remarquable digne d'être évoqué dans cet almanach.
Astuce
Une photo parfaite de Médor
Pour obtenir une photo parfaite de votre chien vous regardant intensément, les oreilles dressées, équipez-vous d’une tranche de saucisson, d’un lardon ou d’un beau morceau de rôti, selon la taille de l’animal. Fixez la friandise à l’arrière du téléphone, bien en évidence puis appelez-le. Lorsqu’il s’arrête devant vous, captivé par la perspective de sa récompense, prenez rapidement la photo.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture
Le corbeau – Edgar Allan Poe
Traduction par Charles Baudelaire (1871)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus. »
Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.
Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin, pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée à la porte de ma chambre, quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; — c’est cela même, et rien de plus. »
Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, — dis-je, — ou madame, en vérité j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais, et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu taper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; — les ténèbres, et rien de plus !
Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » — C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » — Purement cela, et rien de plus.
Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, — dis-je, — sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; — c’est le vent, et rien de plus. »
Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais, avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; — il se percha, s’installa, et rien de plus.
Alors cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, — lui dis-je, — soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la Nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que Jamais plus !
Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, — jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »
Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, — dis-je, — ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : Jamais, jamais plus !
Mais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son Jamais plus !
Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur ; je cherchais à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, — ah ! jamais plus !
Alors il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient des séraphins dont les pas frôlaient le tapis de la chambre. « Infortuné ! — m’écriai-je, — ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon, mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, — dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce Ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! — hurlai-je en me redressant. — Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Et le corbeau, immuable, est toujours installé, toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, — jamais plus !
Dans Le Corbeau (The raven), l’un des poèmes narratifs les plus célèbres d'Edgar Allan Poe, l'auteur met en scène un homme plongé dans le chagrin après la mort de sa bien-aimée, Lénore. Une nuit, alors qu’il lit seul dans sa chambre, un mystérieux corbeau entre par la fenêtre et se pose au-dessus de la porte.
Le narrateur l’interroge, mais l’oiseau ne répond que par ces deux mots : « Jamais plus ». Cette formule obsédante ravive sa douleur et transforme peu à peu la scène en cauchemar.
À travers une atmosphère sombre et fantastique, Poe évoque le deuil, la mémoire et la folie. Le corbeau devient le symbole d’une souffrance dont l’homme ne parvient pas à se libérer : son âme, prisonnière de l’ombre du corbeau, ne s’élèvera « jamais plus ».
