Bonne fête aux Charles
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1969 – 1er vol d’essai du Concorde
Le 2 mars 1969, le prototype 001 du Concorde décolle de Toulouse pour son premier vol d’essai. Piloté par André Turcat, l’appareil reste en l’air 27 minutes. Fruit d’une coopération franco-britannique, le Concorde marque une avancée technologique majeure dans l’aviation civile avec sa capacité à voler à plus de Mach 2. Il entrera en service commercial en 1976.
1965 – Début de l’opération « Tonnerre » qui consiste à bombarder massivement le Nord Viêt Nam
Le 2 mars 1965 débute l’opération Operation Rolling Thunder, vaste campagne de bombardements américains contre le Nord Viêt Nam. Décidée par l’administration du président Lyndon B. Johnson, elle vise à affaiblir Hanoï et soutenir le Sud. L’opération durera plus de trois ans, intensifiant fortement l’engagement des États-Unis dans la guerre du Viêt Nam.
1962 – Sortie en France du film West Side Story
Le 2 mars 1962 sort en France le film West Side Story, adaptation cinématographique de la comédie musicale de Broadway. Réalisé par Robert Wise et Jerome Robbins, le film transpose Roméo et Juliette dans le New York des gangs rivaux. Récompensé par dix Oscars, il devient un classique du cinéma musical.
1933 – Sortie aux Etats-Unis du film “King Kong”
Le 2 mars 1933 sort aux États-Unis le film King Kong réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. Le long métrage impressionne par ses effets spéciaux novateurs en animation image par image. L’image du gorille géant escaladant l’Empire State Building devient mythique et inscrit durablement le film dans l’histoire du cinéma fantastique.
1917 – Abdication du tsar de Russie Nicolas II
Le 2 mars 1917 (15 mars dans le calendrier grégorien), le tsar Nicolas II abdique à la suite des troubles révolutionnaires à Petrograd. Cet acte met fin à plus de trois siècles de règne de la dynastie Romanov. L’abdication ouvre la voie à un gouvernement provisoire, puis à la révolution bolchevique d’octobre 1917 menée par Lénine.
1848 – Loi des 10 heures qui réduit la durée du travail en France
Le 2 mars 1848, au lendemain de la révolution de février, le gouvernement provisoire de la Deuxième République adopte la loi dite « des 10 heures ». Elle limite la durée quotidienne du travail à dix heures à Paris et onze heures en province. Cette mesure sociale majeure marque une avancée dans la reconnaissance des droits des ouvriers durant une période de profondes transformations politiques.
1836 – Déclaration d’indépendance du Texas
Le 2 mars 1836, les colons texans réunis à Washington-on-the-Brazos proclament l’indépendance du Texas vis-à-vis du Mexique. Ils fondent la République du Texas, indépendante jusqu’à son annexion par les États-Unis en 1845. Cet événement s’inscrit dans la révolution texane opposant les insurgés aux troupes du général Santa Anna.
986 – Louis V (dit le Fainéant) devient roi des Francs
Le 2 mars 986, Louis V succède à son père Lothaire et devient roi des Francs. Surnommé « le Fainéant », il est le dernier souverain carolingien en Francie occidentale. Son règne est bref : il meurt en 987 sans héritier direct, ouvrant la voie à l’avènement d’Hugues Capet et au début de la dynastie capétienne.
Les naissances et décès notables
1980 – Naissance de Daphné Bürki, chroniqueuse et animatrice télé et radio française, spécialiste mode
1968 – Naissance de Daniel Craig, acteur britannique
1960 – Naissance de Peter F. Hamilton, écrivain britannique de science-fiction
1942 – Naissance de Luc Plamondon, compositeur et parolier québécois
2025 – Décès de Herbert Léonard, chanteur et auteur français
2022 – Décès de Jean-Pierre Pernaut, journaliste et présentateur de télévision français
2012 – Décès de Gérard Rinaldi, acteur et chanteur français
1991 – Décès de Serge Gainsbourg (Lucien Ginsburg), auteur-compositeur-interprète français
1982 – Décès de Philip K. Dick, écrivain américain de science-fiction
1948 – Décès de Elizabeth Magie, conceptrice américaine de jeux de société (Monopoly)
1939 – Décès de Howard Carter, égyptologue britannique
1895 – Décès de Berthe Morisot, peintre française
Un peu de bonne humeur
Noël n’a jamais été aussi proche
😏 Il est temps de préparer les fêtes de fin d'année.
😋 Pour Noël, le petit dernier veut un chat... d'habitude on fait une dinde mais, si ça lui fait plaisir, comment refuser.
😒 Ensuite, on a décidé avec les amis d'annuler le jour de l'an... l'année dernière, on s'est souhaité une bonne année et quand on regarde ce que ça a donné...
Pourquoi tu as couchée avec elle !
😠 Mais c'est pas croyable ça, Kevin ! Pourquoi tu as couché avec elle !?
😳 Elle était nue et allongée. J'étais sensé faire quoi ?
😠 Une autopsie Kevin, une autopsie !!!
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
L’origine de la mayonnaise
Un peu d’histoire avant de passer à la recette de cette sauce française incontournable.
Il semblerait que la naissance de la mayonnaise soit liée à la prise de Port-Mahon, à Minorque, par les troupes françaises du duc de Richelieu en 1756, durant la guerre de Sept Ans. Le cuisinier du maréchal, manquant de crème pour une sauce, aurait imaginé une émulsion à base de jaunes d’œufs et d’huile d’olive, baptisée « mahonnaise » en hommage à Port-Mahon. Ramenée ensuite en France, cette sauce aurait été adoptée et diffusée dans la cuisine française au tournant des XVIIIème et XIXème siècles.
Pour cette “mayo” légère et ultra-gourmande, il vous faut les ingrédients habituels : 300 g d’huile de tournesol, 1 œuf entier, 1 càs de moutarde, 1/2 jus de citron et 1 pincée de sel.
La recette est extrêmement simple. Il suffit en effet de mixer ensemble tous les ingrédients à l’aide d’un mixeur plongeant - ou à défaut d'avoir un bon coup de main avec un fouet -, dans un bol suffisamment grand pour éviter les débordements.
Et voilà une mayonnaise qui accompagnera à merveille des œufs mimosa, des légumes croquants comme les carottes, le chou-fleur ou les radis ou encore un poisson vapeur.
Astuce
Toujours avoir des petits pois au congélateur
En cas d'inflammation, déchirure ou contusion et si vous n'avez pas de poche de glace, enveloppez un sac de petits pois surgelés dans un tissu fin (serviette ou torchon) puis appliquez-le 15–20 minutes en maintenant la zone surélevée; répétez toutes les 1–2 heures les premières 24–48 heures pour limiter douleur et œdème.
Le sac de petits pois épouse bien la forme du corps, reste souple en se réchauffant et peut être remit au congélateur pour une réutilisation, mais ne le placez jamais directement sur la peau ni sur un pansement humide pour éviter les engelures ou la contamination.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.
L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.
Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.
Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.
