Je soutiens le projet

22 NOVEMBRE

Bonne fête aux Cécile

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2017 – Condamnation à la prison à perpétuité de Ratko Mladić, le « boucher des Balkans »
Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie juge l’ex-chef militaire serbe de Bosnie pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, notamment le massacre de Srebrenica. Sa condamnation symbolise la justice internationale face aux atrocités des guerres yougoslaves.

1990 – Démission de Margaret Thatcher du poste de 1er ministre britannique
Affaiblie politiquement par des divisions internes et l’opposition à sa Poll Tax, la “Dame de fer”, première femme à diriger le Royaume-Uni, renonce après plus de onze ans au pouvoir. Elle laisse une empreinte durable sur l’économie et la société britannique.

1977 – 1ère liaison commerciale Paris–New York du Concorde
Le supersonique franco-britannique inaugure sa liaison transatlantique. Capable de franchir l’Atlantique en un peu plus de trois heures, il devient un symbole technologique et de prestige, malgré son coût élevé et son impact environnemental.

1975 – Juan Carlos Ier est proclamé roi d’Espagne
À la mort de Franco, Juan Carlos devient roi et choisit de rompre avec l’héritage dictatorial. Il encourage la transition démocratique, qui conduit à l’adoption de la Constitution de 1978, marquant la renaissance politique du pays.

1963 – Début de mandat du président américain Lyndon B. Johnson
À la suite de l’assassinat de Kennedy, son vice-président prête serment dans l’avion présidentiel Air Force One à Dallas. Johnson mènera une politique sociale ambitieuse, notamment avec les lois sur les droits civiques.

1963 – Assassinat de John F. Kennedy, président des États-Unis
Kennedy est tué par balle à Dallas alors qu’il circule en cortège. Lee Harvey Oswald est arrêté, mais le meurtre suscite d’innombrables théories. L’assassinat choque le monde et marque durablement l’histoire américaine.

1956 – Début des Jeux de la 16e olympiade d’été à Melbourne
Premiers Jeux organisés dans l’hémisphère sud, ils sont marqués par de nombreuses tensions politiques liées à la crise du canal de Suez et à l’intervention soviétique en Hongrie. Plusieurs pays boycotteront l’événement.

1928 – Création du Boléro de Maurice Ravel
Commandé par la danseuse Ida Rubinstein, le Boléro est créé à l’Opéra de Paris. Reposant sur un thème unique répété avec un crescendo orchestral, cette œuvre hypnotique devient l’une des compositions françaises les plus célèbres au monde.

Les naissances et décès notables

1993 – Naissance de Adèle Exarchopoulos, actrice française
1984 – Naissance de Scarlett Johansson, actrice américaine
1978 – Naissance de Mélanie Doutey, actrice française
1969 – Naissance de Marjane Satrapi, auteure de bande dessinée française d’origine iranienne
1967 – Naissance de Boris Becker, joueur de tennis germano-monégasque
1967 – Naissance de Mark Ruffalo, acteur américain
1958 – Naissance de Jamie Lee Curtis, actrice américaine
1940 – Naissance de Terry Gilliam, réalisateur américain
1890 – Naissance de Charles de Gaulle, militaire, résistant, homme d’État

2020 – Décès de Noëlla Rouget, résistante déportée française opposée à l’exécution de l’un de ses bourreaux après guerre
2017 – Décès de Norman Baker, explorateur américain
2013 – Décès de Georges Lautner, réalisateur et scénariste français
2007 – Décès de Maurice Béjart, danseur et chorégraphe franco-suisse
2005 – Décès de Madeleine Vincent, résistante et femme politique française
1980 – Décès de Mae West, actrice américaine
1963 – Décès de Aldous Huxley, écrivain britannique
1963 – Décès de John F. Kennedy, président des Etats-Unis
1962 – Décès de René Coty, chef d’État français, président de la IVe république française
1943 – Décès de Léa Maury, résistante française
1916 – Décès de Jack London, écrivain américain
1718 – Décès de Edward Teach connu sous le nom de Barbe Noire, pirate anglais

Recettes, trucs et astuces

Friture de petits poissons

Couverts : 4 – Préparation : 10 min – Cuisson : 5 min

Ingrédients : 500g de petits poisson (joëls, goujons, éperlans, ablettes) – Huile de friture – Farine – Sel, poivre – Citron jaune – Sauce tartare

  1. Mélanger la farine avec le poivre et le sel. Nettoyer les petits poissons à l’eau fraîche, puis les égoutter. Rouler les poissons dans la farine, puis les secouer dans une passoire pour enlever l’excédent.
  2. Dans une poêle profonde ou à la friteuse, plonger les poissons par poignées dans l’huile en ébullition. Compter 5 minutes de cuisson. Les égoutter sur du papier absorbant.Pour garder les petits poissons croustillants et à température, les placer dans un four chaud, en laissant la porte ouverte.
  3. Accompagner la friture de petits poissons de sauce tartare et de quartiers de citron jaune. Servir aussitôt.

Un peu d’humour

Un caneton marche au bord d’un étang. Il voit une affiche où il est inscrit : « Baignade interdite. » Pourtant, il plonge.
🤔 Mais pourquoi ?
😏 T’as déjà vu un caneton qui sait lire ?



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

QUOI ?

😀 Hey, salut Kévin,... 😳 dis, pourquoi tu as une banane dans l'oreille ?
😮 Quoi ?
😳 POURQUOI TU AS UNE BANANE DANS L'OREILLE ?
😮 Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille !

 

Ski et confiture – Anonyme

Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?

Concours de sosies

Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.

Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?

Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.

Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.

Vient le verdict.

Et là… surprise.

Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.

Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.

Lien vers la page

Savais-tu ?

Hermaphrodite, l’être aux deux natures

Dans les hauteurs du mont Olympe, deux divinités sont admirées entre toutes : l'une est Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté, dont le sourire fait éclore les roses. L'autre est Hermès, le messager ailé des dieux, rapide comme le vent, malin comme le renard.

De leur union naît un enfant. On le nomme Hermaphrodite, en mêlant le nom de son père et celui de sa mère, car il porte en lui la grâce des deux. Le petit grandit sur les pentes sauvages du mont Ida, en Phrygie, confié aux soins des nymphes. Elles lui apprennent à courir dans les forêts, à écouter le chant des sources, à reconnaître les constellations qui veillent la nuit. L'enfant est d'une beauté saisissante. Son visage a la douceur de sa mère, ses yeux l'éclat malicieux de son père, et sa peau l'éclat de l'aurore.

Les années passent, paisibles et parfumées de thym sauvage. Mais un matin de ses quinze ans, Hermaphrodite regarde au-delà des montagnes et sent naître en lui une soif inconnue : celle de découvrir le monde. « Je partirai », dit-il aux nymphes. Elles le supplient de rester. Il ne les écoute point. Il prend son bâton de voyageur, boucle son manteau et descend les sentiers de l'Ida. Il traverse les forêts de Lycie, longe les rivages battus par les vents, et parvient enfin en Carie, non loin d'une cité appelée Halicarnasse. Le paysage est doux, les oliviers argentés, et l'air tiède porte des senteurs de jasmin.

C'est là qu'il découvre la source de Salmacis. Elle n'a rien d'ordinaire. Son eau est si claire qu'on y voit le fond comme à travers une fenêtre, et si fraîche que les voyageurs en parlent de bout en bout de la côte. Des lauriers l'entourent, des vignes sauvages y traînent leurs grappes, et le silence n'est troublé que par le chant de l'eau sur les pierres. Mais ce lieu enchanté a une habitante : la nymphe Salmacis.

Salmacis n'est pas comme les autres nymphes. Ses sœurs courent dans les bois, chassent avec la déesse Artémis et méprisent les armes d'Aphrodite. Salmacis, elle, préfère peigner ses longs cheveux au bord de l'eau, cueillir des fleurs, et se regarder dans le miroir des sources. Elle n'a jamais voulu quitter son bassin, jamais tiré de l'arc, jamais dormi sous la rosée. Ce jour-là, tandis qu'elle tresse des couronnes de lierre, elle entend des pas sur le sentier. Elle lève les yeux. Et elle voit Hermaphrodite.

Il s'est arrêté au bord de la source, ébloui par tant de fraîcheur. Il ôte ses sandales, défait son manteau, et plonge ses mains dans l'eau. La nymphe, cachée derrière un laurier, sent son cœur s'emballer. Jamais elle n'a vu un visage pareil. Jamais un tel éclat ne s'est reflété dans son miroir d'eau.

— C'est un dieu, murmure-t-elle. Peut-être est-ce l'Amour lui-même.

Elle sort de sa cachette et s'approche. Hermaphrodite sursaute.

— Que veux-tu, nymphe ? dit-il d'un ton rude.

Elle sourit, vient s'asseoir près de lui, ose toucher sa main. Elle lui parle de l'eau fraîche, des fleurs du jardin, de tout ce qui peut le retenir. Mais le jeune homme, las de ses paroles, la repousse doucement :

— Laisse-moi. Je veux me baigner seul.

Salmacis fait semblant de s'éloigner, de disparaître derrière les arbres. En réalité, elle guette. Hermaphrodite, croyant être seul, défait ses vêtements et entre dans l'eau de la source.

Alors Salmacis surgit. Elle se jette dans le bassin, s'accroche à lui, enlace ses bras autour du corps du jeune homme, l'embrasse de force, presse sa poitrine contre la sienne. Hermaphrodite se débat. Mais la nymphe, telle un lierre autour d'un tronc, ne le lâche point.

— Tu te débats en vain, cruel ! crie-t-elle. Dieux, si vous m'entendez, exaucez un seul vœu : que rien ne puisse jamais le séparer de moi, ni moi de lui !

Les dieux entendent. Leurs deux corps se mêlent. Lentement, comme l'eau mêlée au vin, comme la cire qui fond et se soude, ils ne forment plus qu'un seul être. Un seul souffle. Une seule peau. Un corps qui n'est plus tout à fait homme, plus tout à fait femme, mais les deux ensemble. Hermaphrodite, en se découvrant changé, lève les yeux vers le ciel et d'une voix mêlée de larmes, supplie ses parents :

— Père Hermès, mère Aphrodite, exaucez ma prière : que quiconque se baignera dans cette source perde à jamais sa force d'homme !

Les dieux, touchés par son destin, accordent sa demande. C'est pourquoi, dit-on, la source de Salmacis, près d'Halicarnasse, a la réputation d'amollir ceux qui y boivent. C'est ainsi qu'Hermaphrodite devient l'être aux deux natures — ni tout à fait l'un, ni tout à fait l'autre, mais portant en un seul corps la beauté de l'homme et celle de la femme. Son nom traverse les siècles. Les sculpteurs le représentent dans le marbre, les peintres le figurent sur les vases, et les poètes racontent son histoire, depuis Ovide jusqu'à nos jours. Et c'est de lui, de sa légende, que les hommes tirent le mot hermaphrodite pour désigner les êtres portant en eux les caractères des deux sexes.

Conté d'après le mythe d'Hermaphrodite et de la nymphe Salmacis,
tel que le rapporte Ovide dans ses Métamorphoses (Livre IV).

Lien vers la page

Astuce

Oter une tache de cambouis

Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Ron Lach - Pexels

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.

Ce petit rien qui devient vite un tout.

Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.

Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.

Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.

C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.

Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !

Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »

La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.

Lien vers la page

Espace lecture

L’almanach des gourmands

À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.

L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.

Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.

Les ouvrages dans Gallica

Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com

Lien vers la page