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25 JUIN

Bonne fête aux Eléonore



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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de Jimmy Chan - Pexels

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !

PLAF

VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...

…PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

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Un peu de bonne humeur

Jean-Louis est trop timide

– Ça a marché  ton flirt avec Jean-Louis ? demande une étudiante à une copine.

– Non il est vraiment trop timide, il en finit par être idiot !

– Comment ça ?

– Et bien hier nous sommes sortis ensemble et on s’est retrouvés seuls sur un banc… Après un long silence, il m’a murmuré à l’oreille « Je t’aime » en posant une main sur mon genou. Pour l’encourager je lui ai susurré « Plus haut »…. Alors il m’a hurlé à l’oreille « JE T’AIME !!! ».

 

Femme qui pète – Anonyme

Femme qui pète... est bien à son aise.

 

Une New Atlantis éphémère

Leicester Hemingway, frère cadet d'Ernest Hemingway, fonde le 4 juillet 1964 New Atlantis, une micronation éphémère. Elle consiste en un radeau de bambou ancré sur un banc de sable dans les eaux internationales des Caraïbes, à 10-15 km au large de la Jamaïque.

Leicester, aventurier et journaliste, s'inspire du Guano Islands Act américain de 1856 pour revendiquer la souveraineté, arguant que des fientes d'oiseaux sur le radeau en font un territoire exploitable. Il installe une barge d'environ 22 m², divise le radeau en deux moitiés symboliques (une américaine, l'autre New Atlantis), et rédige une constitution inspirée de celle des États-Unis sur sa machine à écrire.

L'initiative vise à promouvoir la recherche marine, protéger la pêche locale et créer un aquarium. Leicester se proclame président, émet une monnaie, des timbres-poste et un drapeau (triangle jaune inversé sur fond bleu). Parmi les six "citoyens" figurent sa famille, un agent de la CIA et une assistante liée à la mafia.

Malgré des recrutements de personnalités (comme Lady Pamela Bird), aucune reconnaissance internationale n'intervient. Des tempêtes tropicales détruisent plusieurs versions du radeau, et le projet s'arrête définitivement en 1966.

Savais-tu ?

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

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