Bonne fête aux Bénédicte
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1978 – Les Brigades Rouges enlèvent Aldo Moro à Rome
Le 16 mars 1978, le leader de la Démocratie chrétienne italienne Aldo Moro est kidnappé à Rome par les Brigades Rouges. Son escorte de cinq agents est assassinée. Retenu 55 jours en captivité, Moro est exécuté le 9 mai 1978. L’affaire provoque un choc politique majeur en Italie et marque l’apogée de la violence terroriste d’extrême gauche.
1978 – Naufrage du pétrolier Amoco Cadiz
Le 16 mars 1978, le supertanker américain Amoco Cadiz s’échoue sur les côtes bretonnes près de Portsall, en Finistère. Sa cargaison de 227 000 tonnes de pétrole brut se déverse entièrement en mer, souillant 360 km de littoral. Cette catastrophe écologique sans précédent en Europe accélère la réglementation internationale sur le transport maritime des hydrocarbures.
1968 – Massacre de Mỹ Lai
Le 16 mars 1968, au Vietnam, des soldats américains de la compagnie Charlie massacrent entre 347 et 504 civils vietnamiens non armés dans le village de Mỹ Lai. Femmes, enfants et vieillards sont tués. L’événement, révélé en 1969, provoque une onde de choc mondiale et renforce le mouvement d’opposition à la guerre du Vietnam aux États-Unis.
1915 – Interdiction de l’absinthe en France
Le 16 mars 1915, un décret interdit en France la fabrication, la vente et la consommation de l’absinthe. Cette liqueur à haute teneur en alcool, surnommée la « fée verte », était accusée de provoquer de graves troubles nerveux. Très populaire au XIXe siècle notamment dans les milieux artistiques, elle avait déjà été bannie en Suisse, Belgique et aux États-Unis.
1914 – Henriette Caillaux assassine Gaston Calmette
Le 16 mars 1914, Henriette Caillaux, épouse du ministre des Finances Joseph Caillaux, se rend dans les bureaux parisiens du Figaro et abat de six coups de revolver son directeur, Gaston Calmette. Ce dernier menait depuis des semaines une campagne de presse virulente contre son mari. Acquittée en juillet 1914, l’affaire passionne la France à la veille de la Grande Guerre.
1185 – Fin de règne de Baudouin IV, roi de Jérusalem
Le 16 mars 1185 marque la fin du règne de Baudouin IV, dit le Roi Lépreux. Couronné à 13 ans en 1174, il gouverna le royaume de Jérusalem malgré une lèpre invalidante, repoussant notamment Saladin à la bataille de Montgisard en 1177. Mort à environ 24 ans, il reste une figure tragique et admirée des croisades, incarnant courage et abnégation face à la maladie.
Les naissances et décès notables
1986 – Naissance de Alexandra Daddario, actrice américaine
1965 – Naissance de Cristiana Reali, comédienne brésilienne
1953 – Naissance de Isabelle Huppert, comédienne et productrice française
1926 – Naissance de Jerry Lewis, (Joseph Levitch), humoriste, acteur, producteur et réalisateur américain
1822 – Naissance de Rosa Bonheur, célèbre peintre animalière
2025 – Décès de Émilie Dequenne, actrice belge
2024 – Décès de Sylvain Augier, animateur français de télévision et de radio
1979 – Décès de Jean Monnet, personnalité politique française
1185 – Décès de Baudouin IV de Jérusalem, roi de Jérusalem, mort à 24 ans de la lèpre (entre le 16 mars et le 16 mai)
493 – Décès de Odoacre, roi barbare d’Italie
Un peu de bonne humeur
Attentat au Balto
🤨 Hier, on nous apprend qu'une femme est entrée dans le café "Le Balto" à 11h35, donc en pleine heure de pointe, et a crié - je cite - "Mort aux cons" avant de repartir tranquillement à bord d'une Clio blanche vers la rue du Bon Pasteur.
🤨 L'enquête a établi de source sûre que la femme était entièrement nue. Aucun portrait robot n'a pu être établi.
Mort pour avoir eu raison
En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.
Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.
Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.
Savais-tu ?
L’effet Laffer : quand trop d’impôt tue l’impôt
L’effet Laffer désigne une idée simple : au-delà d’un certain niveau de pression fiscale, une hausse des impôts peut faire baisser les recettes de l’État. Cette relation est illustrée par la courbe de Laffer, popularisée par l’économiste américain Arthur Laffer (1940- ).
Le raisonnement part de deux extrêmes. Avec un taux d’imposition de 0%, l’État ne perçoit évidemment rien. Avec un taux de 100%, il ne perçoit presque rien non plus, car personne n’a d’intérêt à travailler, investir ou déclarer ses revenus si la totalité du gain revient à l’État.
Entre ces deux cas, la courbe forme une « cloche » : les recettes augmentent d’abord avec le taux d’imposition, atteignent un maximum, puis diminuent. Passé ce point, une hausse du taux décourage le travail, l’investissement, la production déclarée ou incite à l’évasion fiscale. L’assiette imposable se réduit alors plus vite que le taux n’augmente.
L’effet Laffer ne dit donc pas que toute baisse d’impôt enrichit automatiquement l’État. Il souligne seulement qu’il existe, en théorie, un taux au-delà duquel l’impôt devient contre-productif. Le débat porte précisément sur la position de ce seuil : il varie selon l’impôt, le pays et les comportements économiques, et il reste difficile à déterminer avec certitude.
Astuce
Utilité l’hiver de la litière pour chat
La litière pour chat peut se révéler étonnamment utile en cas de verglas : grâce à son fort pouvoir absorbant et à sa texture granuleuse, elle améliore l’adhérence sur les surfaces glissantes comme les trottoirs, les marches ou même autour des roues d’une voiture. En en saupoudrant une petite quantité, vous créez rapidement une zone plus sûre pour circuler, sans avoir besoin de sel ou de sable sous la main. C’est une astuce simple, économique et souvent déjà disponible à la maison, parfaite pour faire face aux imprévus hivernaux avec efficacité... par contre, le chat devra se débrouiller sans litière... il se gèlera peut-être un peu les papattes mais, pour la bonne cause, il peut, tout de même, occasionnellement, aller faire ses besoins dans la plate-bande la plus proche.
Un instant en ce bas monde

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.
Espace lecture
Druss la Légende : le cœur battant du cycle de Drenaï
Si vous aimez l’heroic fantasy où les héros ont des muscles, des cicatrices et une âme, le cycle de Drenaï de David Gemmell est fait pour vous. Et au centre de ce monde, il y a un nom qui résonne comme un coup de hache : Druss.
Le cycle de Drenaï, c’est avant tout une saga en 11 romans, construite autour d’un même royaume imaginaire, le Drenaï, et de ses peuples en guerre. On y trouve des batailles épiques, des quêtes désespérées, des mercenaires, des démons et, surtout, des héros qui portent leurs valeurs à bout de bras : courage, loyauté, sacrifice. Chaque livre peut se lire indépendamment, mais tous tissent peu à peu la légende d’un monde où l’histoire se forge dans le sang et l’honneur.
Druss est la figure la plus emblématique de ce cycle. Guerrier à la hache, surnommé « la Légende », il est à la fois craint et respecté dans tout le monde drenaï. Dans le roman Druss la Légende, Gemmell revient aux sources du personnage. On y découvre un jeune homme ordinaire, bûcheron hargneux mais mari tendre, vivant paisiblement avec son épouse bien-aimée, Rowena. Lorsque des mercenaires envahissent son village, massacrent les siens et enlèvent Rowena, Druss bascule. Armé de Snaga, la hache de son grand-père, il se lance dans une quête de vengeance qui le mènera aux confins du monde connu. De lutteur à mercenaire, de tueur à sauveur, il deviendra peu à peu cette figure mythique qui, plus tard, défendra des places fortes comme Skeln Pass et Dros Delnoch.
Ce qui fait la force de Druss, c’est qu’il n’est pas un demi-dieu : c’est un homme, violent et rustre, mais épris de justice, marqué par la perte et la rage. Dans un genre où les héros sont parfois trop parfaits, Gemmell offre un personnage brut, imparfait, mais profondément humain - ce qui rend sa « légende » d’autant plus crédible et attachante.
