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27 AOÛT

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Les célébrations notables

Bonne fête aux Monique

Jour de l’échelle le 10 fructidor

Journée mondiale pour la fin du spécisme

Les évènements notables

1936 – Enlèvement, viol et assassinat des Niñas del Aguaucho par les nationalistes en Andalousie

Le 27 août 1936, pendant la guerre civile espagnole, plusieurs jeunes filles connues sous le nom des Niñas del Aguaucho furent enlevées, violées et assassinées par des forces nationalistes en Andalousie. Ce crime atroce illustre la violence ciblée contre les civils, en particulier les femmes, et reste un symbole tragique des exactions commises durant ce conflit sanglant, qui fit des dizaines de milliers de victimes civiles.

1934 – Révolte des enfants du bagne de Belle-Île

Le 27 août 1934, cinquante-six jeunes pensionnaires de la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer s’évadent en profitant d’une séance de baignade surveillée, fuyant les conditions de vie brutales de cet établissement où les enfants délinquants étaient soumis à la discipline, aux châtiments corporels et au travail forcé. La chasse à l’enfant organisée par les habitants de l’île, récompensés pour chaque fugitif ramené, indigne l’opinion publique et inspire à Jacques Prévert son célèbre poème La Chasse à l’enfant, contribuant à terme à la fermeture des bagnes pour mineurs en France.

1928 – Signature du pacte Briand-Kellogg à Paris, interdisant le recours à la guerre pour régler les conflits internationaux

Le 27 août 1928, le pacte Briand-Kellogg fut signé à Paris par 15 pays, dont la France et les États-Unis, dans le but d’interdire la guerre comme instrument de politique nationale. Bien que dépourvu de mécanismes contraignants, ce traité représenta un jalon historique dans la diplomatie pacifiste et influença la création future de la Société des Nations et du droit international relatif à la paix.

1896 – Guerre la plus courte de l’histoire entre Zanzibar et le Royaume-Uni

Le 27 août 1896, la guerre anglo-zanzibarite éclata et se conclut en seulement 38 à 45 minutes, ce qui en fait la guerre la plus courte de l’histoire. Le sultan de Zanzibar fut défait par la flotte britannique, qui imposa un dirigeant favorable aux intérêts de l’Empire. Ce conflit éclair illustre la puissance militaire britannique à l’époque coloniale et la vulnérabilité des petits États face aux empires impériaux.

1859 – Edwin Drake réalise le premier forage pétrolier réussi aux États-Unis à Titusville, en Pennsylvanie

Le 27 août 1859, Edwin Drake réalisa le premier forage pétrolier industriellement productif à Titusville, en Pennsylvanie. Cette découverte permit l’exploitation commerciale du pétrole pour la première fois et donna naissance à l’industrie pétrolière moderne aux États-Unis, transformant durablement l’économie et l’énergie mondiale au cours des décennies suivantes.

1816 – Bombardement d’Alger par une flotte anglo-néerlandaise

Le 27 août 1816, une flotte combinée anglo-néerlandaise bombarda Alger pour mettre fin aux raids de pirates barbaresques qui capturaient des marins européens et imposaient la traite des esclaves. L’opération força le dey d’Alger à libérer plusieurs centaines d’esclaves et à accepter un accord de cessation des activités corsaires contre les navires européens, marquant une étape importante dans la lutte contre la piraterie en Méditerranée.

1674 – Massacre de Fort Dauphin

Le 27 août 1674, le massacre de Fort Dauphin eut lieu à Madagascar lorsque des colons français furent attaqués par les habitants locaux ou par des factions rivales. Cet événement tragique illustre les tensions entre colons et populations autochtones à l’époque de l’expansion coloniale française, et provoqua l’abandon temporaire de la forteresse et un réexamen des stratégies de colonisation dans l’océan Indien.

1664 – Colbert fonde la Compagnie française des Indes orientales

Le 27 août 1664, Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, créa la Compagnie française des Indes orientales afin de développer le commerce avec l’Asie et concurrencer les puissances hollandaises et anglaises. Dotée de privilèges commerciaux et militaires, elle permit à la France d’étendre son influence en Inde et dans l’océan Indien, jetant les bases d’un empire colonial français orienté vers le commerce et la navigation maritime.

Les naissances et décès notables

1941 – Naissance de Cesária Évora, chanteuse capverdienne
1925 – Naissance de Darry Cowl, comédien français
1899 – Naissance de Cecil Scott « C.S. » Forester (Cecil Louis Troughton Smith), auteur britannique (Horatio Hornblower, L’Odyssée de l’African Queen)

2024 – Décès de Charlotte Kretschmann, supercentenaire allemande décédée à l’âge de 114 ans
2019 – Décès de Conxita Grangé i Beleta, héroïne de la Seconde Guerre mondiale, résistante républicaine espagnole, grande personnalité toulousaine
1975 – Décès de Haïlé Sélassié Ier, empereur d’Éthiopie de 1930 à 1974 mort assassiné
1965 – Décès de Le Corbusier (Charles-Édouard Jeanneret-Gris), architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur, auteur suisse puis naturalisé français
1576 – Décès du Titien (Tiziano Vecellio), peintre vénitien



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Les enfants et le wifi

😲 Hier, on a eu une panne de wifi. Les enfants sont sortis de leur chambre.
😏 On a bien discuté. Ils ont l'air sympa.

 

Déménageur et santé – Anonyme

Quand on est déménageur, il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos.

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

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Savais-tu ?

Qui a été abducté ?

Quelqu’un, ici, a-t-il déjà vécu une expérience d’abduction ?

Si c’est le cas, voilà une occasion rêvée de nous livrer un récit absolument renversant - du genre qui ferait pâlir un scénariste de science-fiction… à condition, bien sûr, d’avoir autre chose que de vagues souvenirs nocturnes à proposer. Car entre fascination et haussement de sourcils, ces histoires oscillent souvent dangereusement. Sans éléments concrets, elles relèvent davantage du conte moderne que du témoignage irréfutable, ce qui explique sans doute pourquoi elles déclenchent plus de sourires en coin que de convictions profondes.

Pour ma part, je préfère que ce type d’aventure reste bien sagement cantonné aux livres, aux films et aux discussions animées entre amateurs de mystères. L’idée est certes intrigante, mais elle a aussi ce petit parfum d’improbable qui invite à garder les pieds sur Terre - littéralement. Jusqu’à présent, malgré une collection impressionnante de récits plus ou moins détaillés, aucune preuve sérieuse n’est venue étayer l’existence de telles expériences. De quoi laisser planer le doute… sans pour autant décoller vers la certitude.

Mais enfin, c'est quoi cette abduction ?

On désigne par « abduction » le récit selon lequel une personne aurait été enlevée par des entités extraterrestres, généralement à bord d’un vaisseau spatial, avant d’être relâchée sans souvenir clair ou avec des souvenirs fragmentés de l’expérience. Ces récits incluent souvent des descriptions d’examens médicaux, de communications télépathiques ou d’environnements inconnus. Bien qu’ils soient largement présents dans la culture populaire et les témoignages individuels, ils ne reposent à ce jour sur aucune preuve scientifique reconnue.

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Astuce

Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne

Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?

Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.

Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.

Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.

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Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.

Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.

Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.

C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.

Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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