Bonne fête aux Thomas
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1998 – Inauguration du Stade de France à Saint-Denis
Le 28 janvier 1998 est inauguré le Stade de France à Saint-Denis, en présence du président Jacques Chirac. Construit pour la Coupe du monde de football 1998, il devient le plus grand stade français avec plus de 80 000 places. Polyvalent, il accueille depuis des compétitions sportives majeures, des finales internationales et de grands concerts, s’imposant comme un symbole du renouveau urbain du nord parisien.
1986 – Accident de la navette spatiale Challenger
Le 28 janvier 1986, la navette spatiale américaine Challenger explose 73 secondes après son décollage du Centre spatial Kennedy. Les sept astronautes à bord périssent, dont Christa McAuliffe, première enseignante envoyée dans l’espace. L’enquête révèle une défaillance des joints toriques aggravée par le froid. La catastrophe entraîne une suspension du programme spatial américain et d’importantes réformes de sécurité à la NASA.
1985 – Enregistrement de la chanson « We Are the World »
Le 28 janvier 1985, de grandes stars de la musique américaine se réunissent à Los Angeles pour enregistrer « We Are the World ». Écrite par Michael Jackson et Lionel Richie, la chanson vise à collecter des fonds pour lutter contre la famine en Éthiopie. Le projet, baptisé USA for Africa, connaît un immense succès mondial et devient l’un des symboles de la mobilisation humanitaire par la musique.
1972 – Lancement officiel de la Renault R5
Le 28 janvier 1972, Renault lance officiellement la R5, une petite voiture innovante et accessible. Avec son design moderne, ses pare-chocs en plastique et sa polyvalence urbaine, elle rencontre un succès immédiat. Produite pendant plus de dix ans, la R5 devient une icône de l’automobile française et européenne, marquant durablement la culture populaire et l’histoire industrielle du pays.
1958 – Dépôt du brevet de la brique Lego
Le 28 janvier 1958, l’entreprise danoise Lego dépose le brevet du système d’emboîtement de ses célèbres briques. Cette innovation garantit une compatibilité durable entre toutes les pièces, anciennes comme nouvelles. Elle constitue la base du succès mondial de Lego, devenu l’un des plus grands fabricants de jouets au monde, apprécié pour sa créativité, sa solidité et sa valeur éducative.
1921 – Inauguration de la tombe du Soldat inconnu à Paris
Le 28 janvier 1921 a lieu l’inauguration officielle de la tombe du Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe à Paris. Elle honore tous les soldats morts pour la France durant la Première Guerre mondiale sans avoir été identifiés. La flamme du souvenir, ravivée chaque soir, en fait un haut lieu de la mémoire nationale et des commémorations officielles.
1918 – Fondation de l’Armée rouge en Russie
Le 28 janvier 1918, les bolcheviks fondent l’Armée rouge afin de défendre la révolution russe. Dirigée notamment par Léon Trotski, elle joue un rôle décisif dans la guerre civile contre les armées blanches et les puissances étrangères. Elle devient par la suite l’outil militaire central de l’Union soviétique et l’une des forces armées majeures du XXᵉ siècle.
1910 – Crue exceptionnelle de la Seine à Paris
Le 28 janvier 1910, la Seine atteint un niveau record à Paris lors d’une crue exceptionnelle. De nombreux quartiers sont inondés, les transports interrompus et des milliers de Parisiens doivent être évacués. Les images de rues transformées en canaux marquent durablement les esprits. Cette catastrophe naturelle conduit à renforcer les dispositifs de prévention et de gestion des crues.
1887 – Début de la construction de la tour Eiffel
Le 28 janvier 1887 débute officiellement la construction de la tour Eiffel sur le Champ-de-Mars. Conçue par l’ingénieur Gustave Eiffel pour l’Exposition universelle de 1889, elle suscite d’abord de vives critiques. Achevée en un peu plus de deux ans, elle devient finalement l’un des monuments les plus emblématiques de Paris et un symbole mondial de la France.
1871 – Armistice franco-allemand de 1871
Le 28 janvier 1871 est signé l’armistice mettant fin aux combats de la guerre franco-prussienne. Paris, assiégée depuis plusieurs mois, cesse les hostilités. Cet armistice précède le traité de Francfort, qui impose à la France de lourdes indemnités et la perte de l’Alsace-Lorraine. La défaite favorise la chute du Second Empire et l’avènement de la Troisième République.
1813 – Première publication d’« Orgueil et Préjugés »
Le 28 janvier 1813 paraît pour la première fois le roman « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen. Publié anonymement, l’ouvrage connaît un succès rapide grâce à son humour, son analyse fine des relations sociales et son héroïne marquante, Elizabeth Bennet. Devenu un classique de la littérature anglaise, il inspire de nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision.
1671 – Bataille de Mata Asnillos, sac de Panama
Le 28 janvier 1671, le pirate gallois Henry Morgan s’empare de la ville de Panama après la bataille de Mata Asnillos. La cité est pillée et largement détruite, marquant l’un des raids de pirates les plus spectaculaires du XVIIᵉ siècle. Cet événement affaiblit durablement la présence espagnole dans la région et contribue à la légende de Morgan dans l’histoire de la piraterie.
1547 – Décès de Henri VIII, roi d’Angleterre
Le 28 janvier 1547 meurt Henri VIII, roi d’Angleterre et d’Irlande. Son règne est marqué par la rupture avec l’Église catholique, la création de l’Église anglicane et ses six mariages célèbres. Monarque autoritaire, il transforme profondément les institutions religieuses et politiques du royaume, laissant une empreinte durable sur l’histoire britannique.
1547 – Édouard VI devient roi d’Angleterre
À la mort de Henri VIII le 28 janvier 1547, son fils Édouard VI accède au trône à l’âge de neuf ans. Son règne, court et dominé par des régences, accentue la Réforme protestante en Angleterre. Fragile de santé, il meurt en 1553, ouvrant une période d’instabilité dynastique avant l’avènement d’Élisabeth Iʳᵉ.
1393 – Le bal des ardents à la cour de Charles VI
Le 28 janvier 1393, un incendie éclate lors d’un bal costumé donné à la cour du roi Charles VI à Paris. Plusieurs nobles, déguisés en « hommes sauvages » couverts de matières inflammables, périssent brûlés vifs. Le roi échappe de peu à la mort. Ce drame, appelé « bal des ardents », choque le royaume et renforce la réputation de folie entourant Charles VI.
893 – Sacre de Charles III le Simple
Le 28 janvier 893, Charles III, dit le Simple, est sacré roi de Francie occidentale. Son règne est marqué par les luttes contre les Vikings et les rivalités entre grands seigneurs. Il est notamment connu pour le traité de Saint-Clair-sur-Epte, qui accorde la Normandie au chef viking Rollon, posant les bases d’un duché puissant.
814 – Louis le Pieux succède à Charlemagne
Le 28 janvier 814, Louis le Pieux succède à son père Charlemagne comme empereur d’Occident. Héritier d’un vaste empire, il tente de concilier unité politique et partage entre ses fils, ce qui entraîne de nombreux conflits. Son règne marque le début du morcellement de l’Empire carolingien, prélude à la formation des royaumes médiévaux européens.
Les naissances et décès notables
1981 – Naissance de Elijah Wood, acteur américain
1955 – Naissance de Nicolas Sarkozy, avocat, homme politique et président de la R.F.
1953 – Naissance de Richard Anconina, acteur français
1873 – Naissance de Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette, femme de lettres, actrice et journaliste française
2025 – Décès de Catherine Laborde, présentatrice météo, journaliste et écrivaine française
2005 – Décès de Jacques Villeret (Jacky Boufroura), comédien français
1993 – Décès de André The Giant, lutteur professionnel et acteur français
1986 – Décès de Gregory Bruce Jarvis, Ronald Erwin McNair, Christa McAuliffe, Ellison Shoji Onizuka, Judith Arlene Resnik, Francis Richard Scobee, Michael John Smith, astronautes américains tués dans l’explosion de Challenger
1963 – Décès de Jean Piccard, chimiste, ingénieur, professeur et aéronaute suisse, puis américain
1829 – Décès de William Burke, pendu pour vente de cadavres
1547 – Décès de Henri VIII, roi d’Angleterre et d’Irlande
814 – Décès de Charlemagne, empereur d’Occident
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Origine de la stupidité
🤔 Vous vous souvenez de cette époque, avant Internet, où on pensait que la stupidité à l'échelle du monde était due à un manque d'accès à l'information ?
😏 Bon ben, c'était pas ça…
Ah le bon vieux temps
Le petit Nicolas demande à son grand-père :
– Dis papy c’était comment de ton temps ?
– Mon petit le monde à bien changé !
– Ah bon ?
– Et oui quand j’étais petit avec 20 francs j’allais à l’épicerie et je revenais avec un litre de lait, une livre de beurre, trois kilos de patates, un sac de thé, deux côtes de porc, du pain et des œufs.
– Et maintenant papy ?
– Et maintenant ce ne serait plus possible avec toutes ces caméras de surveillance.
Une claudication à la mode
A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.
La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.
Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.
Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.
Savais-tu ?
Tribord ou bâbord ?
Pourquoi parle-t-on de tribord et bâbord au lieu de droite et gauche. Ces deux termes viennent du vocabulaire maritime néerlandais médiéval, passé en français à la fin du Moyen Âge. Ils remplacent des repères plus vagues comme « gauche » et « droite » afin d’éviter toute ambiguïté.
Tribord remonte à stierboord ou stuurboord selon les formes, avec stier/stuur lié au gouvernail et boord au bord du navire. Le sens initial est donc « le côté du gouvernail », car l’aviron de gouverne est alors placé à droite du bateau avant l’apparition du gouvernail central.
Bâbord vient de l’ancien néerlandais bakboord, bak signifiant « dos » et boord « bord, côté du bateau ». L’idée est donc celle du « côté qu’on a dans le dos », parce que le pilote se place alors historiquement de manière à avoir ce côté derrière lui.
Astuce
Pour aiguiser des ciseaux
Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d'aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l'alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.
Un instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
