BONJOUR
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A la une,
LA BELGIQUE ANNONCE SON INDÉPENDANCE 📆 4 octobre 1830
« RÉPONDS, OÙ ÉTAIS-TU DANS LA NUIT DU 4 AU 15 OCTOBRE 1582 ? » 📆 4 octobre 1582
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les célébrations notables
Bonne fête aux François
Jour du potiron le 13 vendémiaire
1er jour de la Semaine mondiale de l'espace chaque année du 4 au 10 octobre
Journée mondiale des animaux
La journée des aveugles et des malvoyants en France
Les évènements notables
1986 - Achèvement du Plan Delta aux Pays-Bas
Le 4 octobre 1986 marque l’achèvement officiel du Plan Delta, gigantesque projet d’ingénierie lancé après la catastrophe des inondations de 1953. Le système de barrages, digues mobiles et écluses protège les terres basses des Pays-Bas contre la mer du Nord. Cette réalisation devient un modèle mondial de défense côtière et d'adaptation au climat.
1957 - Lancement par l'URSS de Spoutnik 1 qui devient le 1er satellite artificiel de la Terre
Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique place en orbite Spoutnik 1, une sphère métallique de 58 cm émettant des bips radios. Ce premier satellite marque le début de l’ère spatiale et déclenche la course à l’espace avec les États-Unis. L’événement bouleverse les équilibres géopolitiques et stimule les programmes scientifiques et technologiques mondiaux.
1945 - Création de la Sécurité sociale en France
Le 4 octobre 1945, une ordonnance fondatrice instaure en France la Sécurité sociale. Elle vise à garantir à tous les citoyens une protection contre les risques de maladie, vieillesse, accidents du travail et charges familiales. Inspirée du programme du Conseil national de la Résistance, elle constitue un pilier de l’État-providence français.
1853 - Début de la guerre de Crimée
Le 4 octobre 1853, l’Empire ottoman déclare la guerre à la Russie, déclenchant le conflit de Crimée. Les tensions concernent la protection des chrétiens dans l’Empire ottoman et l’influence russe en Méditerranée. La France et le Royaume-Uni soutiendront les Ottomans. La guerre se concentrera autour de Sébastopol et prendra fin en 1856.
1830 - Déclaration d'indépendance de la Belgique par son gouvernement provisoire
Le 4 octobre 1830, à Bruxelles, le gouvernement provisoire proclame l’indépendance de la Belgique vis-à-vis du royaume des Pays-Bas. Cette décision suit une insurrection populaire commencée en août. Les puissances européennes finiront par reconnaître la Belgique en 1831. Léopold Ier deviendra son premier roi... lire l'article
1582 - A la suite de l'adoption du calendrier grégorien, le 4 octobre 1582 est directement suivi du 15 octobre
Le 4 octobre 1582, dans les États catholiques appliquant la réforme décidée par le pape Grégoire XIII, le lendemain n’est pas le 5 mais le 15 octobre. Cette correction de dix jours vise à rattraper le décalage du calendrier julien avec l’année solaire. La transition se fera progressivement dans les autres pays au fil des siècles... lire l'article
Les naissances et décès notables
1989 - Naissance de Dakota Johnson, actrice américaine (Cinquante nuances de Grey)
1986 - Naissance de Sara Forestier, actrice française
1979 - Naissance de Caitriona Balfe, actrice irlandaise (Outlander)
1947 - Naissance de Julien Clerc (Paul-Alain Leclerc), auteur-compositeur-interprète vocal français
1946 - Naissance de Susan Sarandon, actrice américaine
1923 - Naissance de Charlton Heston (John Charlton Carter), acteur américain
2014 - Décès de Jean-Claude Duvalier, homme politique haïtien, dictateur (« président à vie ») haïtien de 1971 à 1986
1982 - Décès de Glenn Gould, musicien canadien
1970 - Décès de Janis Joplin, chanteuse américaine
1947 - Décès de Max Planck, physicien allemand, Prix Nobel de physique en 1927
1904 - Décès de Frédéric Auguste Bartholdi, sculpteur français
1669 - Décès de Rembrandt van Rijn, peintre néerlandais
L’œuvre du jour
Edgar Degas (1834-1917) – Sculpteur français
The MET
Elle se dresse, immobile et pourtant vivante, au cœur des salles du musée d’Orsay comme à la National Gallery of Art de Washington. La Petite Danseuse de 14 ans d’Edgar Degas n’est pas une simple sculpture : c’est un manifeste du réalisme, une effigie troublante de vérité qui bouleverse encore aujourd’hui.
Degas la modèle entre 1878 et 1881, en cire teintée, avec une recherche obsessionnelle du vrai. Il habille la figurine d’un tutu en tulle, d’un bustier en satin, de chaussons de danse et même d’une perruque en cheveux naturels, poussant l’imitation de la peau humaine à un degré inédit. Présentée à la sixième exposition impressionniste de 1881, elle scandalise : « Quel laideron ! » s’exclame un critique, tandis que d’autres parlent de « malaise ». C’est la seule sculpture que Degas expose de son vivant.
Derrière la danseuse se cache une jeune fille bien réelle : Marie van Goethem, née en 1865, élève de l’Opéra de Paris, issue d’une famille modeste et illettrée. Degas, qui est son voisin, la fait poser à de multiples reprises, captant sa posture de repos, menton relevé, bras tendus, mains croisées dans le dos, pieds en quatrième position. Mais derrière la grâce apparente se dessine une réalité plus sombre : Marie, comme d’autres « petits rats », doit parfois arrondir ses fins de mois, l’Opéra étant pour certaines jeunes filles moins une école de danse qu’un lieu de rencontre avec des hommes fortunés.
À la mort de Degas en 1917, on découvre dans son atelier près de 150 sculptures en cire ou en terre, presque toutes inconnues du public. La Petite Danseuse, elle, devient iconique. Vingt-cinq exemplaires en bronze sont fondus entre 1921 et 1931 par le fondeur Adrien-Aurélien Hébrard. En 2024, l’une de ces versions atteint 41,6 millions de dollars chez Christie’s, devenant l’œuvre la plus chère de Degas jamais vendue aux enchères.
Savais-tu ?
Ouragan (1986) – Stéphanie de Monaco
Ouragan n’est pas seulement un tube des années 80 : c’est un petit morceau de légende pop. En 1986, Stéphanie de Monaco surprend tout le monde avec cette chanson aux accents italo-disco, qui raconte un amour aussi intense qu’une tempête. Le morceau porte bien son titre : il emporte, bouleverse, laisse derrière lui un parfum de passion et d’insouciance très typique de cette décennie solaire et un peu excessive.
A l’origine, ce titre – de Romano Musumarra à la composition et de Yves Rozen aux paroles – n’est pas destiné à Stéphanie de Monaco mais à Jeanne Mas. La chanson circule de refus en refus avant de devenir l’un des grands succès de sa carrière et un symbole immédiat des années Top 50 vendu à un million d’exemplaires. Il y a quelque chose de très attachant dans cette histoire : une princesse qui chante, un refrain qui reste, et tout un imaginaire rétro qui revient dès les premières notes.
On est loin d’avoir épuisé le pétrole mondial
Une idée très répandue veut que le prix du pétrole augmente mécaniquement à mesure que les réserves diminuent. La réalité est plus subtile, presque paradoxale : lorsque le prix du pétrole monte, les réserves exploitables peuvent elles aussi augmenter.
Tout dépend, en fait, de ce que l’on appelle un « stock de pétrole ».
La quantité totale de pétrole présente dans le sous-sol terrestre diminue bien à mesure que nous la brûlons dans les moteurs, les chaudières ou les usines. À l’échelle humaine, ce pétrole ne se reconstitue pas : sa formation naturelle demande des millions d’années. Mais les réserves pétrolières ne désignent pas tout le pétrole existant sous terre. Elles correspondent à la part que l’on peut extraire avec les techniques disponibles, dans des conditions économiquement rentables.
Or, un gisement n’est presque jamais exploité jusqu’à la dernière goutte. Une partie du pétrole demeure prisonnière de la roche, trop profonde, trop visqueuse, trop dispersée ou simplement trop coûteuse à récupérer. Tant que son extraction coûte davantage que ce qu’elle rapporte, elle n’est pas comptabilisée comme une réserve rentable : elle reste dans le sous-sol, en attente de jours meilleurs.
Si le prix du baril augmente, l’équation change. Des gisements auparavant jugés trop chers deviennent exploitables. On peut alors investir dans des forages plus complexes, injecter de l’eau, du gaz ou de la vapeur pour extraire davantage de pétrole, ou développer des ressources dites « non conventionnelles », comme les sables bitumineux et le pétrole de schiste.
C’est notamment ce mécanisme qui a permis l’essor spectaculaire de la production américaine de pétrole de schiste. Pendant longtemps, ces hydrocarbures étaient connus, mais leur extraction demeurait trop coûteuse. La hausse des prix, associée aux progrès techniques — forage horizontal et fracturation hydraulique — a fini par rendre leur exploitation rentable à grande échelle.
Autrement dit, la planète ne crée pas du pétrole supplémentaire lorsque le baril devient cher. En revanche, une hausse des prix transforme du pétrole déjà connu, mais auparavant inaccessible ou non rentable, en pétrole compté parmi les réserves exploitables.
Cela ne signifie pas que le pétrole soit une ressource infinie, ni que son extraction puisse progresser sans limites. Les nouveaux gisements sont souvent plus coûteux, plus difficiles à exploiter et plus lourds sur le plan environnemental. Mais cela explique pourquoi les estimations de réserves mondiales peuvent augmenter alors même que l’humanité continue de consommer du pétrole chaque jour : ce ne sont pas les molécules qui se multiplient, c’est la part économiquement récupérable qui s’élargit.
Il est pas beau ce monde ! 😏
Un peu d’humour
Promesse de fin de soirée
La soirée s’est étirée comme un bon vin, riche et délicieusement imprévisible. Entre deux éclats de rire et quelques regards un peu trop appuyés, ils ont laissé flotter cette tension douce qui annonce souvent la suite.
Arrivés devant la porte de la jeune femme, le silence s’installe, chargé d’une promesse à peine voilée. Il s’approche, sûr de lui, un sourire en coin, déjà prêt à cueillir ce baiser qu’il imagine mérité.
Mais au dernier instant, elle se dérobe avec grâce, pivotant légèrement pour esquiver ses lèvres. Elle s’approche alors de son oreille, son souffle effleurant sa peau, et murmure d’une voix aussi douce que troublante :
— Il y a trois endroits où j’aime qu’un homme m’embrasse…
Il fronce légèrement les sourcils, intrigué, déjà piqué au jeu.
— Ah oui ? Et lesquels ? demande-t-il, un peu trop vite, trahissant son impatience.
Elle laisse planer un court silence, savourant l’effet qu’elle produit, puis répond avec un sourire malicieux :
— Venise… Rio… et l’île Maurice…
Noël n’a jamais été aussi proche
😏 Il est temps de préparer les fêtes de fin d’année.
😋 Pour Noël, le petit dernier veut un chat… d’habitude on fait une dinde mais, si ça lui fait plaisir, comment refuser.
😒 Ensuite, on a décidé avec les amis d’annuler le jour de l’an… l’année dernière, on s’est souhaité une bonne année et quand on regarde ce que ça a donné…
L’homme paratonnerre
Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l’homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.
Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.
Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.
Instant de vie

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.
Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.
La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.
Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.
Mission accomplie.
Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.
A la maison et au jardin
Mayonnaise au yaourt : une sauce légère et crémeuse
Envie d’une sauce plus légère que la mayonnaise traditionnelle ? La mayonnaise au yaourt est une préparation rapide, onctueuse et facile à réaliser.
Dans un bol, fouettez un jaune d’œuf avec une cuillère à café de moutarde. Ajoutez ensuite un yaourt nature, de préférence grec, puis une cuillère à soupe de jus de citron ou de vinaigre. Salez, poivrez et mélangez jusqu’à obtenir une sauce homogène.
Pour une texture plus proche de la mayonnaise classique, vous pouvez incorporer une cuillère à soupe d’huile en filet, tout en fouettant. Placez la sauce au réfrigérateur pendant une trentaine de minutes avant de la servir avec des crudités, du poisson, des œufs ou des pommes de terre.
Plus légère, mais tout aussi savoureuse, cette mayonnaise au yaourt se prépare en quelques minutes. Si elle contient du jaune d’œuf cru, elle doit être conservée au frais et consommée rapidement.
Pour aiguiser des ciseaux
Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.
Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – Bleu à bretelles
B – Refuse dans le désordre – Extirpais
C – Ville à OVNI
D – De François… ou Léon
E – Rendre hommage
F – Nettoient à fond
G – Elle s’occupe du boulot à l’internationale – Règle
H – Face à Hendaye – Echelle à Saumon
I – Il sent mauvais de la bouche
J – Bien intégré – Boisson d’hiver
K – Delon avec un don – Chevalier en jupons – Dans la pliure
L – Charnelle
1 – Chiffon de parterre
2 – Bufle nain d’asie – Pronom, article
3 – Langage informatique – De vraies porcheries
4 – Premier mot dans le nord
5 – Faisait sauter – Proposition de choix
6 – Fragments de métal – 55 à Rome – Délice lyonnais
7 – Poudre blanche – Tri mélangé
8 – Accompagne le punch – Greffe sur – Langue ancienne
9 – A triché avec César
Jeu en cours de test
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A venir
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Octobre 1870.
Le temps d’une nouvelle
Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux
Publié en 1907, Le Mystère de la chambre jaune est un roman policier de Gaston Leroux et la première aventure du jeune reporter Joseph Rouletabille. Accompagné de son ami et narrateur Sainclair, Rouletabille enquête au château du Glandier, où vivent notamment le professeur Stangerson, sa fille Mathilde – la victime dans la chambre jaune -, ainsi que son fiancé Robert Darzac. Face à eux se trouve le célèbre policier Frédéric Larsan, lui aussi chargé d’éclaircir une affaire mystérieuse qui se déroule dans une pièce fermée à clé.
Comment un agresseur peut-il entrer dans une chambre sans issue apparente et disparaître aussitôt ? C’est toute l’énigme que Rouletabille cherche à résoudre. Pour avancer, le jeune reporter observe les lieux avec attention, interroge les témoins et examine chaque détail, même le plus insignifiant. Autour de lui, les déclarations se contredisent, les soupçons se déplacent et plusieurs personnages semblent dissimuler une part de vérité. L’enquête progresse ainsi entre indices troublants, fausses pistes et raisonnements minutieux, sans jamais perdre de vue cette question centrale : comment un crime peut-il se produire dans une pièce apparemment inaccessible ?
Avec ce récit, Gaston Leroux construit l’un des grands modèles du roman à énigme en chambre close. L’atmosphère mystérieuse, le rythme alerte et l’ingéniosité de l’enquête font du livre un classique toujours plaisant à découvrir — ou à relire, en prenant garde de ne pas ouvrir la fameuse porte trop vite.
I – OÙ L’ON COMMENCE À NE PAS COMPRENDRE
Ce n’est pas sans une certaine émotion que je commence à raconter ici les aventures extraordinaires de Joseph Rouletabille. Celui-ci, jusqu’à ce jour, s’y était si formellement opposé que j’avais fini par désespérer de ne publier jamais l’histoire policière la plus curieuse de ces quinze dernières années. J’imagine même que le public n’aurait jamais connu « toute la vérité » sur la prodigieuse affaire dite de la « Chambre Jaune », génératrice de tant de mystérieux et cruels et sensationnels drames, et à laquelle mon ami fut si intimement mêlé, si, à propos de la nomination récente de l’illustre Stangerson au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, un journal du soir, dans un article misérable d’ignorance ou d’audacieuse perfidie, n’avait ressuscité une terrible aventure que Joseph Rouletabille eût voulu savoir, me disait-il, oubliée pour toujours.
La « Chambre Jaune ! » qui donc se souvenait de cette affaire qui fit couler tant d’encre, il y a une quinzaine d’années ? On oublie si vite à Paris. N’a-t-on pas oublié le nom même du procès de Nayves et la tragique histoire de la mort du petit Menaldo ? Et cependant l’attention publique était à cette époque si tendue vers les débats, qu’une crise ministérielle, qui éclata sur ces entrefaites, passa complètement inaperçue. Or, le procès de la « Chambre Jaune », qui précéda l’affaire de Nayves de quelques années, eut plus de retentissement encore. Le monde entier fut penché pendant des mois sur ce problème obscur, — le plus obscur à ma connaissance qui ait jamais été proposé à la perspicacité de notre police, qui ait jamais été posé à la conscience de nos juges. La solution de ce problème affolant, chacun la chercha. Ce fut comme un dramatique rébus sur lequel s’acharnèrent la vieille Europe et la jeune Amérique. C’est qu’en vérité — il m’est permis de le dire « puisqu’il ne saurait y avoir en tout ceci aucun amour-propre d’auteur » et que je ne fais que transcrire des faits sur lesquels une documentation exceptionnelle me permet d’apporter une lumière nouvelle — c’est qu’en vérité, je ne sache pas que, dans le domaine de la réalité ou de l’imagination, même chez l’auteur du Double Assassinat, rue Morgue, même dans les inventions des sous-Edgar Poë et des truculents Conan-Doyle, on puisse retenir quelque chose de comparable, quant au mystère, « au naturel mystère de la Chambre Jaune ».
Ce que personne ne put découvrir, le jeune Joseph Rouletabille, âgé de dix-huit ans, alors petit reporter dans un grand journal, le trouva ! Mais, lorsqu’en cour d’assises il apporta la clef de toute l’affaire, il ne dit pas toute la vérité. Il n’en laissa apparaître que ce qu’il fallait « pour expliquer l’inexplicable » et pour faire acquitter un innocent. Les raisons qu’il avait de se taire ont disparu aujourd’hui. Bien mieux, mon ami « doit » parler. Vous allez donc tout savoir ; et, sans plus ample préambule, je vais poser devant vos yeux le problème de la « Chambre Jaune », tel qu’il le fut aux yeux du monde entier, au lendemain du drame du château du Glandier.
Le 25 octobre 1892, la note suivante paraissait en dernière heure du Temps :
« Un crime affreux vient d’être commis au Glandier, sur la lisière de la forêt de Sainte-Geneviève, au-dessus d’Épinay-sur-Orge, chez le professeur Stangerson. Cette nuit, pendant que le maître travaillait dans son laboratoire, on a tenté d’assassiner Mlle Stangerson, qui reposait dans une chambre attenante à ce laboratoire. Les médecins ne répondent pas de la vie de Mlle Stangerson. »
Vous imaginez l’émotion qui s’empara de Paris. Déjà, à cette époque, le monde savant était extrêmement intéressé par les travaux du professeur Stangerson et de sa fille. Ces travaux, les premiers qui furent tentés sur la radiographie, devaient conduire plus tard M. et Mme Curie à la découverte du radium. On était, du reste, dans l’attente d’un mémoire sensationnel que le professeur Stangerson allait lire, à l’académie des sciences, sur sa nouvelle théorie : la Dissociation de la Matière. Théorie destinée à ébranler sur sa base toute la science officielle qui repose depuis si longtemps sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée.
Le lendemain, les journaux du matin étaient pleins de ce drame. Le Matin, entre autres, publiait l’article suivant, intitulé : « Un crime surnaturel » :
« Voici les seuls détails — écrit le rédacteur anonyme du Matin — que nous ayons pu obtenir sur le crime du château du Glandier. L’état de désespoir dans lequel se trouve le professeur Stangerson, l’impossibilité où l’on est de recueillir un renseignement quelconque de la bouche de la victime ont rendu nos investigations et celles de la justice tellement difficiles qu’on ne saurait, à cette heure, se faire la moindre idée de ce qui s’est passé dans la « Chambre Jaune », où l’on a trouvé Mlle Stangerson, en toilette de nuit, râlant sur le plancher. Nous avons pu, du moins, interviewer le père Jacques — comme on l’appelle dans le pays — un vieux serviteur de la famille Stangerson. Le père Jacques est entré dans la « Chambre Jaune » en même temps que le professeur. Cette chambre est attenante au laboratoire. Laboratoire et « Chambre Jaune » se trouvent dans un pavillon, au fond du parc, à trois cents mètres environ du château.
» — Il était minuit et demi, nous a raconté ce brave homme (?), et je me trouvais dans le laboratoire où travaillait encore M. Stangerson quand l’affaire est arrivée. J’avais rangé, nettoyé des instruments toute la soirée, et j’attendais le départ de M. Stangerson pour aller me coucher. Mlle Mathilde avait travaillé avec son père jusqu’à minuit ; les douze coups de minuit sonnés au coucou du laboratoire, elle s’était levée, avait embrassé M. Stangerson, lui souhaitant une bonne nuit. Elle m’avait dit : « Bonsoir, père Jacques ! » et avait poussé la porte de la « Chambre Jaune ». Nous l’avions entendue qui fermait la porte à clef et poussait le verrou, si bien que je n’avais pu m’empêcher d’en rire et que j’avais dit à monsieur : « Voilà mademoiselle qui s’enferme à double tour. Bien sûr qu’elle a peur de la « Bête du Bon Dieu ! » Monsieur ne m’avait même pas entendu tant il était absorbé. Mais un miaulement abominable me répondit au dehors et je reconnus justement le cri de la « Bête du Bon Dieu !… » que ça vous en donnait le frisson… « Est-ce qu’elle va encore nous empêcher de dormir, cette nuit ? » pensai-je, car il faut que je vous dise, monsieur, que, jusqu’à fin octobre, j’habite dans le grenier du pavillon, au-dessus de la « Chambre Jaune », à seule fin que mademoiselle ne reste pas seule toute la nuit au fond du parc. C’est une idée de mademoiselle de passer la bonne saison dans le pavillon ; elle le trouve sans doute plus gai que le château et, depuis quatre ans qu’il est construit, elle ne manque jamais de s’y installer dès le printemps. Quand revient l’hiver, mademoiselle retourne au château, « car dans la Chambre Jaune, il n’y a point de cheminée. »
» Nous étions donc restés, M. Stangerson et moi, dans le pavillon. Nous ne faisions aucun bruit. Il était, lui, à son bureau. Quant à moi, assis sur une chaise, ayant terminé ma besogne, je le regardais et je me disais : « Quel homme ! Quelle intelligence ! Quel savoir ! » J’attache de l’importance à ceci que nous ne faisions aucun bruit, car « à cause de cela, l’assassin a cru certainement que nous étions partis ». Et tout à coup, pendant que le coucou faisait entendre la demie passé minuit, une clameur désespérée partit de la « Chambre Jaune ». C’était la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin ! À l’assassin ! Au secours ! » Aussitôt des coups de revolver retentirent et il y eut un grand bruit de tables, de meubles renversés, jetés par terre, comme au cours d’une lutte, et encore la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin !… Au secours !… Papa ! Papa ! »
» Vous pensez si nous avons bondi et si M. Stangerson et moi nous nous sommes rués sur la porte. Mais, hélas ! Elle était fermée et bien fermée « à l’intérieur » par les soins de mademoiselle, comme je vous l’ai dit, à clef et au verrou. Nous essayâmes de l’ébranler, mais elle était solide. M. Stangerson était comme fou, et vraiment il y avait de quoi le devenir, car on entendait mademoiselle qui râlait : « Au secours !… Au secours ! » Et M. Stangerson frappait des coups terribles contre la porte, et il pleurait de rage et il sanglotait de désespoir et d’impuissance.
» C’est alors que j’ai eu une inspiration. « L’assassin se sera introduit par la fenêtre, m’écriai-je, je vais à la fenêtre ! » Et je suis sorti du pavillon, courant comme un insensé !
» Le malheur était que la fenêtre de la « Chambre Jaune » donne sur la campagne, de sorte que le mur du parc qui vient aboutir au pavillon m’empêchait de parvenir tout de suite à cette fenêtre. Pour y arriver, il fallait d’abord sortir du parc. Je courus du côté de la grille et, en route, je rencontrai Bernier et sa femme, les concierges, qui venaient, attirés par les détonations et par nos cris. Je les mis, en deux mots, au courant de la situation ; je dis au concierge d’aller rejoindre tout de suite M. Stangerson et j’ordonnai à sa femme de venir avec moi pour m’ouvrir la grille du parc. Cinq minutes plus tard, nous étions, la concierge et moi, devant la fenêtre de la « Chambre Jaune ». Il faisait un beau clair de lune et je vis bien qu’on n’avait pas touché à la fenêtre. Non seulement les barreaux étaient intacts, mais encore les volets, derrière les barreaux, étaient fermés, comme je les avais fermés moi-même, la veille au soir, comme tous les soirs, bien que mademoiselle, qui me savait très fatigué et surchargé de besogne, m’eût dit de ne point me déranger, qu’elle les fermerait elle-même ; et ils étaient restés tels quels, assujettis, comme j’en avais pris le soin, par un loquet de fer, « à l’intérieur ». L’assassin n’avait donc pas passé par là et ne pouvait se sauver par là ; mais moi non plus, je ne pouvais entrer par là !
« C’était le malheur ! On aurait perdu la tête à moins. La porte de la chambre fermée à clef « à l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « à l’intérieur », et, par-dessus les volets, les barreaux intacts, des barreaux à travers lesquels vous n’auriez pas passé le bras… Et mademoiselle qui appelait au secours !… Ou plutôt non, on ne l’entendait plus… Elle était peut-être morte… Mais j’entendais encore, au fond du pavillon, monsieur qui essayait d’ébranler la porte…
» Nous avons repris notre course, la concierge et moi, et nous sommes revenus au pavillon. La porte tenait toujours, malgré les coups furieux de M. Stangerson et de Bernier. Enfin elle céda sous nos efforts enragés et, alors, qu’est-ce que nous avons vu ? Il faut vous dire que, derrière nous, la concierge tenait la lampe du laboratoire, une lampe puissante qui illuminait toute la chambre.
» Il faut vous dire encore, monsieur, que la « Chambre Jaune » est toute petite. Mademoiselle l’avait meublée d’un lit en fer assez large, d’une petite table, d’une table de nuit, d’une toilette et de deux chaises. Aussi, à la clarté de la grande lampe que tenait la concierge, nous avons tout vu du premier coup d’œil. Mademoiselle, dans sa chemise de nuit, était par terre, au milieu d’un désordre incroyable. Tables et chaises avaient été renversées montrant qu’il y avait eu là une sérieuse « batterie ». On avait certainement arraché mademoiselle de son lit ; elle était pleine de sang avec des marques d’ongles terribles au cou — la chair du cou avait été quasi arrachée par les ongles — et un trou à la tempe droite par lequel coulait un filet de sang qui avait fait une petite mare sur le plancher. Quand M. Stangerson aperçut sa fille dans un pareil état, il se précipita sur elle en poussant un cri de désespoir que ça faisait pitié à entendre. Il constata que la malheureuse respirait encore et ne s’occupa que d’elle. Quant à nous, nous cherchions l’assassin, le misérable qui avait voulu tuer notre maîtresse, et je vous jure, monsieur, que, si nous l’avions trouvé, nous lui aurions fait un mauvais parti. Mais comment expliquer qu’il n’était pas là, qu’il s’était déjà enfui ?… Cela dépasse toute imagination. Personne sous le lit, personne derrière les meubles, personne ! Nous n’avons retrouvé que ses traces ; les marques ensanglantées d’une large main d’homme sur les murs et sur la porte, un grand mouchoir rouge de sang, sans aucune initiale, un vieux béret et la marque fraîche, sur le plancher, de nombreux pas d’homme. L’homme qui avait marché là avait un grand pied et les semelles laissaient derrière elles une espèce de suie noirâtre. Par où cet homme était-il passé ? Par où s’était-il évanoui ? « N’oubliez pas, monsieur, qu’il n’y a pas de cheminée dans la Chambre Jaune ». Il ne pouvait s’être échappé par la porte, qui est très étroite et sur le seuil de laquelle la concierge est entrée avec sa lampe, tandis que le concierge et moi nous cherchions l’assassin dans ce petit carré de chambre où il est impossible de se cacher et où, du reste, nous ne trouvions personne. La porte défoncée et rabattue sur le mur ne pouvait rien dissimuler, et nous nous en sommes assurés. Par la fenêtre restée fermée avec ses volets clos et ses barreaux auxquels on n’avait pas touché, aucune fuite n’avait été possible. Alors ? Alors… je commençais à croire au diable.
» Mais voilà que nous avons découvert, par terre, « mon revolver ». Oui, mon propre revolver… Ça, ça m’a ramené au sentiment de la réalité ! Le diable n’aurait pas eu besoin de me voler mon revolver pour tuer mademoiselle. L’homme qui avait passé là était d’abord monté dans mon grenier, m’avait pris mon revolver dans mon tiroir et s’en était servi pour ses mauvais desseins. C’est alors que nous avons constaté, en examinant les cartouches, que l’assassin avait tiré deux coups de revolver. Tout de même, monsieur, j’ai eu de la veine, dans un pareil malheur, que M. Stangerson se soit trouvé là, dans son laboratoire, quand l’affaire est arrivée et qu’il ait constaté de ses propres yeux que je m’y trouvais moi aussi, car, avec cette histoire de revolver, je ne sais pas où nous serions allés ; pour moi, je serais déjà sous les verrous. Il n’en faut pas davantage à la justice pour faire monter un homme sur l’échafaud ! »
Le rédacteur du Matin faisait suivre cette interview des lignes suivantes :
« Nous avons laissé, sans l’interrompre, le père Jacques nous raconter grossièrement ce qu’il sait du crime de la « Chambre Jaune ». Nous avons reproduit les termes mêmes dont il s’est servi ; nous avons fait seulement grâce au lecteur des lamentations continuelles dont il émaillait sa narration. C’est entendu, père Jacques ! C’est entendu, vous aimez bien vos maîtres ! Vous avez besoin qu’on le sache, et vous ne cessez de le répéter, surtout depuis la découverte du revolver. C’est votre droit et nous n’y voyons aucun inconvénient ! Nous aurions voulu poser bien des questions encore au père Jacques — Jacques-Louis Moustier — mais on est venu justement le chercher de la part du juge d’instruction qui poursuivait son enquête dans la grande salle du château. Il nous a été impossible de pénétrer au Glandier, — et, quant à la Chênaie, elle est gardée, dans un large cercle, par quelques policiers qui veillent jalousement sur toutes les traces qui peuvent conduire au pavillon et peut-être à la découverte de l’assassin.
» Nous aurions voulu également interroger les concierges, mais ils sont invisibles. Enfin nous avons attendu dans une auberge, non loin de la grille du château, la sortie de M. de Marquet, le juge d’instruction de Corbeil. À cinq heures et demie, nous l’avons aperçu avec son greffier. Avant qu’il ne montât en voiture, nous avons pu lui poser la question suivante :
» — Pouvez-vous, monsieur de Marquet, nous donner quelque renseignement sur cette affaire, sans que cela gêne votre instruction ?
» — Il nous est impossible, nous répondit M. de Marquet, de dire quoi que ce soit. Du reste, c’est bien l’affaire la plus étrange que je connaisse. « Plus nous croyons savoir quelque chose, plus nous ne savons rien ! »
» Nous demandâmes à M. de Marquet de bien vouloir nous expliquer ces dernières paroles. Et voici ce qu’il nous dit, dont l’importance n’échappera à personne :
» — Si rien ne vient s’ajouter aux constatations matérielles faites aujourd’hui par le parquet, je crains bien que le mystère qui entoure l’abominable attentat dont Mlle Stangerson a été victime ne soit pas près de s’éclaircir ; mais il faut espérer, « pour la raison humaine », que les sondages des murs, du plafond et du plancher de la « Chambre Jaune », sondages auxquels je vais me livrer dès demain avec l’entrepreneur qui a construit le pavillon il y a quatre ans, nous apporteront la preuve qu’il ne faut jamais désespérer de la logique des choses. Car le problème est là : nous savons par où l’assassin s’est introduit, — il est entré par la porte et s’est caché sous le lit en attendant Mlle Stangerson ; — mais par où est-il sorti ? Comment a-t-il pu s’enfuir ? Si l’on ne trouve ni trappe, ni porte secrète, ni réduit, ni ouverture d’aucune sorte, si l’examen des murs et même leur démolition — car je suis décidé, et M. Stangerson est décidé à aller jusqu’à la démolition du pavillon — ne viennent révéler aucun passage praticable, « non seulement pour un être humain, mais encore pour un être quel qu’il soit », si le plafond n’a pas de trou, si le plancher ne cache pas de souterrain, « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques ! »
Et le rédacteur anonyme fait remarquer, dans cet article — article que j’ai choisi comme étant le plus intéressant de tous ceux qui furent publiés ce jour-là sur la même affaire — que le juge d’instruction semblait mettre une certaine intention dans cette dernière phrase : « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques. »
L’article se termine sur ces lignes : « Nous avons voulu savoir ce que le père Jacques entendait par : « le cri de la Bête du Bon Dieu ». On appelle ainsi le cri particulièrement sinistre, nous a expliqué le propriétaire de l’auberge du Donjon, que pousse, quelquefois, la nuit, le chat d’une vieille femme, la mère « Agenoux », comme on l’appelle dans le pays. La mère « Agenoux » est une sorte de sainte qui habite une cabane, au cœur de la forêt, non loin de la « grotte de Sainte-Geneviève ».
« La Chambre Jaune, la Bête du Bon Dieu, la mère Agenoux, le diable, sainte Geneviève, le père Jacques », voilà un crime bien embrouillé, qu’un coup de pioche dans les murs nous débrouillera demain ; espérons-le, du moins, « pour la raison humaine », comme dit le juge d’instruction. En attendant, on croit que Mlle Stangerson, qui n’a cessé de délirer et qui ne prononce distinctement que ce mot : « Assassin ! Assassin ! Assassin !… ne passera pas la nuit… »
Enfin, en dernière heure, le même journal annonçait que le chef de la Sûreté avait télégraphié au fameux inspecteur Frédéric Larsan, qui avait été envoyé à Londres pour une affaire de titres volés, de revenir immédiatement à Paris.
Un peu de ciel bleu
Symbole national de l'Écosse depuis le XIIe siècle, elle fut choisie pour sa nature indomptable, sa pureté et sa force légendaire.Elle est presque toujours représentée enchainée et reliée à une couronnes force canalisée ,au service du royaume anglais >2
🔗 letempsduncafe.b1001d.fr
Image IA
😳 J'ai appliqué cette règle l'autre jour.
🤔 Et alors ?
😳 Je me suis fait jeter de la pharmacie !
Cet arbre surnommé le "Dragon Tree" se trouve aux États-Unis dans o’États-Unis de la Caroline du Nord dans la forêt nationale de Pisgah le long de la route panoramique Blue Ridge
He is often depicted with distinctive facial features, including a prominent nose and fangs.
#Maya #Archaeology
Musée du Louvre
Bonne fête à toutes les cruches !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=9NCJHQ02c-k
Extrait de l'épisode 59 de la saison 2 de Téléchat
Cette guerre entraîna un choc pétrolier en 1973 en raison de l'augmentation du prix du baril de pétrole et de la baisse de sa production.
fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_...
#CeJourLà
Horoscope du 5 octobre 2026 https://www.legorafi.fr/2026/10/05/horoscope-du-5-octobre-2026/
