BONJOUR
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A la une,
LES ARTILLEURS ANGLAIS DÉTRUISENT UN PONT SANS MÊME TIRER 📆 12 avril 1831
MAIS POURQUOI LES OUVRIERS SE PLAIGNENT-ILS ENCORE AUJOURD’HUI ? 📆 12 avril 1803
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les évènements notables
1981 – 1er vol de la navette spatiale Columbia
Le 12 avril 1981, la navette spatiale Columbia (STS-1) décolle du centre spatial Kennedy pour son premier vol habité, marquant le début de l’ère des navettes spatiales réutilisables. Aux commandes, les astronautes John Young et Robert Crippen effectuent un vol orbital de 54 heures, prouvant la faisabilité de ce nouveau système de transport spatial. Ce succès ouvre la voie à 30 ans de missions de la NASA, jusqu’à la retraite des navettes en 2011.
1970 – Le sous-marin nucléaire d’attaque soviétique K-8 coule dans le Golfe de Gascogne
Le 12 avril 1970, le sous-marin nucléaire soviétique K-8, de classe November, sombre dans le golfe de Gascogne après un incendie à bord. L’équipage tente de remonter à la surface, mais le sous-marin coule par 4 680 mètres de fond, entraînant la mort de 52 marins. Seuls 22 survivent. Cet accident, l’un des pires de la marine soviétique, révèle les risques des sous-marins nucléaires et les lacunes en matière de sécurité.
1963 – Le sous-marin nucléaire soviétique K-33 percute un navire marchand finlandais
Le 12 avril 1963, le sous-marin nucléaire soviétique K-33 entre en collision avec le navire marchand finlandais Voima en mer Baltique. Bien que les dégâts soient limités, l’incident met en lumière les tensions de la guerre froide et les dangers de la navigation sous-marine en eaux fréquentées. Aucune victime n’est à déplorer, mais l’événement soulève des questions sur la discrétion et la sécurité des sous-marins nucléaires.
1961 – Youri Gagarine devient le 1er homme à effectuer un vol dans l’espace au cours de la mission Vostok 1
Le 12 avril 1961, le cosmonaute soviétique Youri Gagarine entre dans l’histoire en devenant le premier humain dans l’espace à bord de la capsule Vostok 1. Son vol, d’une durée de 108 minutes, consiste en une orbite complète autour de la Terre. Gagarine, symbole de la supériorité spatiale soviétique, est accueilli en héros à son retour. Cette date est aujourd’hui célébrée comme la Journée internationale du vol spatial habité.
1945 – Début de mandat du président américain Harry S. Truman
Le 12 avril 1945, Harry S. Truman prête serment en tant que 33ᵉ président des États-Unis, succédant à Franklin D. Roosevelt, décédé la veille. Truman, ancien vice-président, doit affronter la fin de la Seconde Guerre mondiale, prendre la décision d’utiliser la bombe atomique contre le Japon, et gérer le début de la guerre froide. Son mandat, marqué par des choix historiques, redéfinit le rôle des États-Unis sur la scène internationale.
1925 – Un escroc réussit à vendre la tour Eiffel
En avril 1925, Victor Lustig, un escroc notoire, réalise l’un des canulars les plus audacieux de l’histoire : il "vend" la tour Eiffel à un ferrailleur parisien, André Poisson. Se faisant passer pour un fonctionnaire, Lustig lui fait croire que la tour, devenue trop coûteuse à entretenir, doit être démontée et vendue comme ferraille. Poisson, dupé, lui remet un chèque avant de réaliser la supercherie. Lustig s’enfuit avec l’argent, mais sera finalement arrêté en 1930.
1831 – Le pont de Broughton en Angleterre est détruit par des soldats marchant au pas
Le 12 avril 1831, le pont suspendu de Broughton, près de Manchester en Angleterre, s’effondre sous le poids de 60 soldats marchant au pas cadencé. La résonance causée par leurs pas synchronisés provoque des vibrations destructrices, illustrant le phénomène de résonance mécanique. Cet accident, qui fait plusieurs blessés, conduit à l’interdiction pour les troupes de marcher au pas sur les ponts et inspire des études sur la stabilité des structures.
1807 – Fin de la mutinerie du régiment Froberg
Le 12 avril 1807, la mutinerie du régiment Froberg, un corps de mercenaires suisses au service de la France napoléonienne, prend fin après une répression sanglante. Les soldats, en révolte contre leurs conditions de vie et leurs officiers, avaient été encerclés par les troupes françaises. Cet épisode, bien que peu connu, illustre les tensions au sein des armées de l’Empire, composées en partie de mercenaires étrangers.
1803 – Mise en service du livret d’ouvrier
Le 12 avril 1803, le livret d’ouvrier est instauré en France par un décret de Napoléon Bonaparte. Ce document, obligatoire pour les travailleurs, sert à la fois de contrat de travail, de registre des salaires et de moyen de contrôle par les autorités. Bien que conçu pour protéger les ouvriers, il est aussi utilisé pour limiter leur mobilité et renforcer le contrôle social. Il restera en vigueur jusqu’en 1990.
467 – Anthémius devient empereur romain d’Occident
Le 12 avril 467, Anthémius est proclamé empereur romain d’Occident par l’empereur d’Orient Léon Ier. Ce général d’origine galloromaine, soutenu par les Wisigoths, tente de stabiliser un empire en déclin face aux invasions barbares. Son règne, marqué par des conflits avec les Vandales et les Goths, s’achève en 472 avec son exécution sur ordre du patrice Ricimer. Anthémius reste une figure des derniers soubresauts de Rome.
Les naissances et décès notables
1976 - Naissance de Jérôme Commandeur, humoriste et acteur français
1971 - Naissance de Nicholas Brendon, acteur américain
1971 - Naissance de Shannen Doherty, actrice américaine
1955 - Naissance de Jean-Louis Aubert, chanteur français
1947 - Naissance de Tom Clancy, romancier américain
1537 - Naissance de François de Civille, militaire français mort 3 fois
1989 - Décès de Sugar Ray Robinson, boxeur américain
1975 - Décès de Joséphine Baker, artiste américaine
1945 - Décès de Franklin Delano Roosevelt, 32e président des États-Unis de 1933 à 1945
1912 - Décès de Ernest Duchesne, médecin français, précurseur de la thérapie sur les antibiotiques
L’œuvre du jour
Jean Antoine Houdon
Musée du MET (Domaine public)
La Frileuse n’aime pas le froid, tout le monde le sait. On la croise toujours encapuchonnée, les épaules couvertes d’un châle épais, cherchant à se dérober de l’âpre morsure des vents tant imaginaires que réels. Par tout temps, elle se plaint des humeurs du ciel, frissonnante et maugréante, telle une ombre condamnée à traîner son malheur à travers les saisons.
Il en est alors qui lui conseillent, avec cette rudesse compatissante des gens du peuple, de cesser de sortir « cul nu ». Mais elle n’écoute pas. Au lieu de cela, revient toujours, dans sa bouche, la même plainte, la même résignation :
« Mon créateur m’a faite ainsi, je ne peux que déambuler cul nu et jambes à l’air. »
Ainsi parle-t-elle, et les passants s’éloignent, se demandant que faire pour cette pauvre bougresse au créateur si indélicat. Ils s’interrogent un instant sur l’injustice de sa condition, sur ce destin qui l’a jetée, fragile et grelottante, dans un monde sans pitié. Mais vite, ils oublient cela pour se concentrer sur leurs propres tracas, car chacun porte sa croix, et la pitié des hommes est courte comme leur mémoire.
Ainsi, la Frileuse poursuit-elle inlassablement son chemin, cul nu, frissonnante, attendant une improbable intervention de son créateur. Elle va, semblable à ces figures allégoriques des vieux contes, symbole vivant de la condition humaine : faite de chair et de faiblesse, livrée aux éléments, et pourtant debout, marchant toujours, malgré le froid, malgré le regard des autres, malgré l’indifférence du ciel.
La Frileuse, aussi appelée L’Hiver, est une sculpture de Jean‑Antoine Houdon réalisée entre 1781 et 1783 pour Anne Charles Modenx de Saint‑Wast, un haut fonctionnaire royal qui souhaitait orner sa bibliothèque parisienne d’une allégorie originale des saisons. Houdon abandonne les codes traditionnels (vieillard barbu, attributs glacés) et choisit d’incarner l’hiver sous les traits d’une jeune femme presque nue, simplement protégée par un léger châle qu’elle ramène sur son corps pour se réchauffer. La version principale, en marbre et datée de 1783, est aujourd’hui conservée au musée Fabre de Montpellier ; une autre version célèbre, en bronze (1787), se trouve au Metropolitan Museum of Art de New York, tandis que le Louvre garde une esquisse en terre cuite.
À la fin du XVIIIe siècle, La Frileuse a suscité autant d’admiration que de scandale : on y voyait une nudité moins « héroïque » que très humaine, celle d’une pauvre fille qui grelotte, bras croisés et jambe repliée, dans une posture à la fois défensive et sensuelle. Cette incarnation réaliste et vulnérable de l’allégorie a été perçue comme audacieuse, voire provocante, et a contribué à la renommée de Houdon comme sculpteur capable de rendre la chair et l’émotion avec une grande vérité. Aujourd’hui, La Frileuse est l’une des œuvres emblématiques du musée Fabre et reste, avec La Baigneuse, l’une des sculptures les plus connues de l’artiste, régulièrement reproduite et étudiée comme exemple majeur de la sculpture néoclassique « sensible ».
Savais-tu ?
La TVA, une invention française
Qui a inventé la TVA ? La réponse tient en un nom : Maurice Lauré, haut fonctionnaire français de la Direction générale des impôts. Mise en place en France en 1954 – instituée par la loi du 10 avril 1954 et appliquée à partir du 1er juillet suivant -, la taxe sur la valeur ajoutée doit remplacer les anciennes taxes sur le chiffre d’affaires, qui peuvent frapper plusieurs fois un même produit au cours de sa fabrication et de sa vente.
Le principe est simple : à chaque étape, une entreprise facture la TVA à son client, mais déduit celle qu’elle a déjà payée sur ses achats professionnels. Elle ne reverse donc à l’État que la taxe correspondant à la valeur qu’elle a ajoutée, c’est-à-dire la richesse créée par l’entreprise grâce à son travail, ses équipements et son savoir-faire. La charge finale repose toutefois sur le consommateur, puisque la taxe s’ajoute au prix payé au moment de l’achat.
Avec la construction européenne, la TVA se révèle particulièrement utile. Les pays de la Communauté économique européenne utilisent des taxes différentes, parfois cumulatives, ce qui peut fausser la concurrence et compliquer les échanges. La TVA offre au contraire un mécanisme commun : les exportations peuvent être vendues hors taxe, tandis que les importations sont taxées dans le pays où elles sont consommées.
Les directives européennes du 11 avril 1967 engagent l’harmonisation des taxes sur le chiffre d’affaires. La TVA n’est donc pas une invention européenne, mais elle constitue un outil fiscal bien adapté au marché commun et, plus tard, à la suppression des frontières fiscales intérieures. Une invention française, donc, mais rapidement adoptée par l’Europe : voilà comment la TVA est devenue l’un des rouages discrets de la construction européenne.
Alors, merci qui ? 😁
Les éruptions solaires
Les éruptions solaires sont des explosions massives de rayonnement électromagnétique qui se produisent à la surface du Soleil, déclenchées lorsque les lignes de champ magnétique des taches solaires s’emmêlent et se tordent comme des élastiques trop serrés avant de libérer brutalement une énergie considérable par reconnexion magnétique. Ces explosions, qui durent de quelques minutes à quelques heures, émettent tout le spectre électromagnétique (ondes radio, UV, rayons X, rayons gamma) et libèrent environ 10²⁵ Joules, près d’un milliard de fois l’énergie d’une bombe thermonucléaire.
Ces sautes d’humeur du soleil ne menacent pas directement les personnes au sol, car l’atmosphère et le champ magnétique terrestres les protègent, mais elles perturbent et endommagent les technologies essentielles : les satellites subissent des dommages dus aux particules énergétiques, les communications radio et les signaux GPS se dérèglent, et les réseaux électriques peuvent subir des surtensions entraînant de vastes pannes de courant lors de tempêtes géomagnétiques intenses.
Un peu d’humour
La relativité ce n’est pas si compliqué
🥴 La relativité ?… c’est pas bien compliqué mon Bébert… pour aller de chez toi au bar, tu mets 5 min à pied,… vrai ?
😵💫 Ouuui, à peu près.
🥴 Et pourtant pour rentrer, te faudra bien 1 heure 30.
😵💫 Oulà, minimum.
Conseil anti-cambriolage
Conseil du jour
😉 Pour éviter les cambriolages, placez devant votre porte d’entrée un paillasson avec l’inscription « Nos voisins sont plus riches que nous 👉 »
😳 Bon, évidemment, si les voisins font la même chose…
La catastrophe d’Erfurt
Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.
Comme on peut s’en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l’élite politique de l’époque.
Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons… irrespirables.
Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n’est accusé d’un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.
Instant de vie

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d’une narine.
Ce petit rien qui devient vite un tout.
Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.
Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s’est juste déplacée. Pire : l’intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L’affaire se corse.
Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l’inconfort se dérobe, s’échappe, revient narguer.
C’est alors qu’une voiture s’approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.
Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !
Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »… Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖… « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]… »
La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.
A la maison et au jardin
Burger au Curé nantais
Ingrédients pour 4 personnes
- Mayonnaise à l’échalote
- Compotée d’oignons
- 4 pains à burger
- 4 steaks hachés
- 160 g de Curé nantais
- Roquette
- Sel, poivre
Préparation
- Couper en travers chaque pain à burger, les toaster puis les réserver.
- Cuire les steaks hachés dans une poêle selon la cuisson désirée. Saler et poivrer.
- En fin de cuisson, déposer sur chaque steak une tranche de Curé nantais et couvrir la poêle pour faire fondre le fromage.
- Tartiner la base des pains à burger de mayonnaise à l’échalote, déposer un steak au fromage, couvrir d’une cuillérée de compotée d’oignon, ajouter la roquette et enfin recouvrir le tout avec le chapeau des pains à burger.
- Servir sans tarder.
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – Jeux de lettres
B – Cruelles et sournoises
C – Santé mondiale – Prénom féminin
D – Reçoit les voix – Vélo passepartout
E – Particules – Omar Lupin
F – Premiers en calcul
G – Langue informatique – Très court
H – Demi-journée – Possessif
I – Bête velue
J – Chef arabe – Roi de Norvège
K – A l’arrière du camion
L – Dite et redite
1 – Plein d’énergie
2 – Petit ruisseau – Dirige la prière
3 – Téléphonons – Travers de porc
4 – Abeilles et fourmis
5 – Filière universitaire – Le roi réduit – Un bout de pain – Réflexion puérile
6 – Fameux chocos – De Brest ou Rennes
7 – Les verts – Lunes en vrac
8 – Mouches – En ce lieu
9 – Aimé de Cybèle – Peu de chose
Jeu en cours de test
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A venir
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s’inspire d’un fait historique authentique et fascinant : l’épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu’une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s’arrêter, jusqu’à l’épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d’habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l’oppression qui rongeaient le petit peuple de l’époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l’auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l’effroi.
Chanson d’automne – Paul Verlaine
Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs … Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».
Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.
Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.
Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd’hui.
Poèmes saturniens (1866) – Chansons d’automne – Paul Verlaine
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte
Tu veux soutenir l’almanach,
les fin de mois sont compliquées,
partage sur les réseaux
Le temps d’une nouvelle
Le mystère de la chambre jaune – Gaston Leroux
Publié en 1907, Le Mystère de la chambre jaune est un roman policier de Gaston Leroux et la première aventure du jeune reporter Joseph Rouletabille. Accompagné de son ami et narrateur Sainclair, Rouletabille enquête au château du Glandier, où vivent notamment le professeur Stangerson, sa fille Mathilde – la victime dans la chambre jaune -, ainsi que son fiancé Robert Darzac. Face à eux se trouve le célèbre policier Frédéric Larsan, lui aussi chargé d’éclaircir une affaire mystérieuse qui se déroule dans une pièce fermée à clé.
Comment un agresseur peut-il entrer dans une chambre sans issue apparente et disparaître aussitôt ? C’est toute l’énigme que Rouletabille cherche à résoudre. Pour avancer, le jeune reporter observe les lieux avec attention, interroge les témoins et examine chaque détail, même le plus insignifiant. Autour de lui, les déclarations se contredisent, les soupçons se déplacent et plusieurs personnages semblent dissimuler une part de vérité. L’enquête progresse ainsi entre indices troublants, fausses pistes et raisonnements minutieux, sans jamais perdre de vue cette question centrale : comment un crime peut-il se produire dans une pièce apparemment inaccessible ?
Avec ce récit, Gaston Leroux construit l’un des grands modèles du roman à énigme en chambre close. L’atmosphère mystérieuse, le rythme alerte et l’ingéniosité de l’enquête font du livre un classique toujours plaisant à découvrir — ou à relire, en prenant garde de ne pas ouvrir la fameuse porte trop vite.
I – OÙ L’ON COMMENCE À NE PAS COMPRENDRE
Ce n’est pas sans une certaine émotion que je commence à raconter ici les aventures extraordinaires de Joseph Rouletabille. Celui-ci, jusqu’à ce jour, s’y était si formellement opposé que j’avais fini par désespérer de ne publier jamais l’histoire policière la plus curieuse de ces quinze dernières années. J’imagine même que le public n’aurait jamais connu « toute la vérité » sur la prodigieuse affaire dite de la « Chambre Jaune », génératrice de tant de mystérieux et cruels et sensationnels drames, et à laquelle mon ami fut si intimement mêlé, si, à propos de la nomination récente de l’illustre Stangerson au grade de grand-croix de la Légion d’honneur, un journal du soir, dans un article misérable d’ignorance ou d’audacieuse perfidie, n’avait ressuscité une terrible aventure que Joseph Rouletabille eût voulu savoir, me disait-il, oubliée pour toujours.
La « Chambre Jaune ! » qui donc se souvenait de cette affaire qui fit couler tant d’encre, il y a une quinzaine d’années ? On oublie si vite à Paris. N’a-t-on pas oublié le nom même du procès de Nayves et la tragique histoire de la mort du petit Menaldo ? Et cependant l’attention publique était à cette époque si tendue vers les débats, qu’une crise ministérielle, qui éclata sur ces entrefaites, passa complètement inaperçue. Or, le procès de la « Chambre Jaune », qui précéda l’affaire de Nayves de quelques années, eut plus de retentissement encore. Le monde entier fut penché pendant des mois sur ce problème obscur, — le plus obscur à ma connaissance qui ait jamais été proposé à la perspicacité de notre police, qui ait jamais été posé à la conscience de nos juges. La solution de ce problème affolant, chacun la chercha. Ce fut comme un dramatique rébus sur lequel s’acharnèrent la vieille Europe et la jeune Amérique. C’est qu’en vérité — il m’est permis de le dire « puisqu’il ne saurait y avoir en tout ceci aucun amour-propre d’auteur » et que je ne fais que transcrire des faits sur lesquels une documentation exceptionnelle me permet d’apporter une lumière nouvelle — c’est qu’en vérité, je ne sache pas que, dans le domaine de la réalité ou de l’imagination, même chez l’auteur du Double Assassinat, rue Morgue, même dans les inventions des sous-Edgar Poë et des truculents Conan-Doyle, on puisse retenir quelque chose de comparable, quant au mystère, « au naturel mystère de la Chambre Jaune ».
Ce que personne ne put découvrir, le jeune Joseph Rouletabille, âgé de dix-huit ans, alors petit reporter dans un grand journal, le trouva ! Mais, lorsqu’en cour d’assises il apporta la clef de toute l’affaire, il ne dit pas toute la vérité. Il n’en laissa apparaître que ce qu’il fallait « pour expliquer l’inexplicable » et pour faire acquitter un innocent. Les raisons qu’il avait de se taire ont disparu aujourd’hui. Bien mieux, mon ami « doit » parler. Vous allez donc tout savoir ; et, sans plus ample préambule, je vais poser devant vos yeux le problème de la « Chambre Jaune », tel qu’il le fut aux yeux du monde entier, au lendemain du drame du château du Glandier.
Le 25 octobre 1892, la note suivante paraissait en dernière heure du Temps :
« Un crime affreux vient d’être commis au Glandier, sur la lisière de la forêt de Sainte-Geneviève, au-dessus d’Épinay-sur-Orge, chez le professeur Stangerson. Cette nuit, pendant que le maître travaillait dans son laboratoire, on a tenté d’assassiner Mlle Stangerson, qui reposait dans une chambre attenante à ce laboratoire. Les médecins ne répondent pas de la vie de Mlle Stangerson. »
Vous imaginez l’émotion qui s’empara de Paris. Déjà, à cette époque, le monde savant était extrêmement intéressé par les travaux du professeur Stangerson et de sa fille. Ces travaux, les premiers qui furent tentés sur la radiographie, devaient conduire plus tard M. et Mme Curie à la découverte du radium. On était, du reste, dans l’attente d’un mémoire sensationnel que le professeur Stangerson allait lire, à l’académie des sciences, sur sa nouvelle théorie : la Dissociation de la Matière. Théorie destinée à ébranler sur sa base toute la science officielle qui repose depuis si longtemps sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée.
Le lendemain, les journaux du matin étaient pleins de ce drame. Le Matin, entre autres, publiait l’article suivant, intitulé : « Un crime surnaturel » :
« Voici les seuls détails — écrit le rédacteur anonyme du Matin — que nous ayons pu obtenir sur le crime du château du Glandier. L’état de désespoir dans lequel se trouve le professeur Stangerson, l’impossibilité où l’on est de recueillir un renseignement quelconque de la bouche de la victime ont rendu nos investigations et celles de la justice tellement difficiles qu’on ne saurait, à cette heure, se faire la moindre idée de ce qui s’est passé dans la « Chambre Jaune », où l’on a trouvé Mlle Stangerson, en toilette de nuit, râlant sur le plancher. Nous avons pu, du moins, interviewer le père Jacques — comme on l’appelle dans le pays — un vieux serviteur de la famille Stangerson. Le père Jacques est entré dans la « Chambre Jaune » en même temps que le professeur. Cette chambre est attenante au laboratoire. Laboratoire et « Chambre Jaune » se trouvent dans un pavillon, au fond du parc, à trois cents mètres environ du château.
» — Il était minuit et demi, nous a raconté ce brave homme (?), et je me trouvais dans le laboratoire où travaillait encore M. Stangerson quand l’affaire est arrivée. J’avais rangé, nettoyé des instruments toute la soirée, et j’attendais le départ de M. Stangerson pour aller me coucher. Mlle Mathilde avait travaillé avec son père jusqu’à minuit ; les douze coups de minuit sonnés au coucou du laboratoire, elle s’était levée, avait embrassé M. Stangerson, lui souhaitant une bonne nuit. Elle m’avait dit : « Bonsoir, père Jacques ! » et avait poussé la porte de la « Chambre Jaune ». Nous l’avions entendue qui fermait la porte à clef et poussait le verrou, si bien que je n’avais pu m’empêcher d’en rire et que j’avais dit à monsieur : « Voilà mademoiselle qui s’enferme à double tour. Bien sûr qu’elle a peur de la « Bête du Bon Dieu ! » Monsieur ne m’avait même pas entendu tant il était absorbé. Mais un miaulement abominable me répondit au dehors et je reconnus justement le cri de la « Bête du Bon Dieu !… » que ça vous en donnait le frisson… « Est-ce qu’elle va encore nous empêcher de dormir, cette nuit ? » pensai-je, car il faut que je vous dise, monsieur, que, jusqu’à fin octobre, j’habite dans le grenier du pavillon, au-dessus de la « Chambre Jaune », à seule fin que mademoiselle ne reste pas seule toute la nuit au fond du parc. C’est une idée de mademoiselle de passer la bonne saison dans le pavillon ; elle le trouve sans doute plus gai que le château et, depuis quatre ans qu’il est construit, elle ne manque jamais de s’y installer dès le printemps. Quand revient l’hiver, mademoiselle retourne au château, « car dans la Chambre Jaune, il n’y a point de cheminée. »
» Nous étions donc restés, M. Stangerson et moi, dans le pavillon. Nous ne faisions aucun bruit. Il était, lui, à son bureau. Quant à moi, assis sur une chaise, ayant terminé ma besogne, je le regardais et je me disais : « Quel homme ! Quelle intelligence ! Quel savoir ! » J’attache de l’importance à ceci que nous ne faisions aucun bruit, car « à cause de cela, l’assassin a cru certainement que nous étions partis ». Et tout à coup, pendant que le coucou faisait entendre la demie passé minuit, une clameur désespérée partit de la « Chambre Jaune ». C’était la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin ! À l’assassin ! Au secours ! » Aussitôt des coups de revolver retentirent et il y eut un grand bruit de tables, de meubles renversés, jetés par terre, comme au cours d’une lutte, et encore la voix de mademoiselle qui criait : « À l’assassin !… Au secours !… Papa ! Papa ! »
» Vous pensez si nous avons bondi et si M. Stangerson et moi nous nous sommes rués sur la porte. Mais, hélas ! Elle était fermée et bien fermée « à l’intérieur » par les soins de mademoiselle, comme je vous l’ai dit, à clef et au verrou. Nous essayâmes de l’ébranler, mais elle était solide. M. Stangerson était comme fou, et vraiment il y avait de quoi le devenir, car on entendait mademoiselle qui râlait : « Au secours !… Au secours ! » Et M. Stangerson frappait des coups terribles contre la porte, et il pleurait de rage et il sanglotait de désespoir et d’impuissance.
» C’est alors que j’ai eu une inspiration. « L’assassin se sera introduit par la fenêtre, m’écriai-je, je vais à la fenêtre ! » Et je suis sorti du pavillon, courant comme un insensé !
» Le malheur était que la fenêtre de la « Chambre Jaune » donne sur la campagne, de sorte que le mur du parc qui vient aboutir au pavillon m’empêchait de parvenir tout de suite à cette fenêtre. Pour y arriver, il fallait d’abord sortir du parc. Je courus du côté de la grille et, en route, je rencontrai Bernier et sa femme, les concierges, qui venaient, attirés par les détonations et par nos cris. Je les mis, en deux mots, au courant de la situation ; je dis au concierge d’aller rejoindre tout de suite M. Stangerson et j’ordonnai à sa femme de venir avec moi pour m’ouvrir la grille du parc. Cinq minutes plus tard, nous étions, la concierge et moi, devant la fenêtre de la « Chambre Jaune ». Il faisait un beau clair de lune et je vis bien qu’on n’avait pas touché à la fenêtre. Non seulement les barreaux étaient intacts, mais encore les volets, derrière les barreaux, étaient fermés, comme je les avais fermés moi-même, la veille au soir, comme tous les soirs, bien que mademoiselle, qui me savait très fatigué et surchargé de besogne, m’eût dit de ne point me déranger, qu’elle les fermerait elle-même ; et ils étaient restés tels quels, assujettis, comme j’en avais pris le soin, par un loquet de fer, « à l’intérieur ». L’assassin n’avait donc pas passé par là et ne pouvait se sauver par là ; mais moi non plus, je ne pouvais entrer par là !
« C’était le malheur ! On aurait perdu la tête à moins. La porte de la chambre fermée à clef « à l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « à l’intérieur », et, par-dessus les volets, les barreaux intacts, des barreaux à travers lesquels vous n’auriez pas passé le bras… Et mademoiselle qui appelait au secours !… Ou plutôt non, on ne l’entendait plus… Elle était peut-être morte… Mais j’entendais encore, au fond du pavillon, monsieur qui essayait d’ébranler la porte…
» Nous avons repris notre course, la concierge et moi, et nous sommes revenus au pavillon. La porte tenait toujours, malgré les coups furieux de M. Stangerson et de Bernier. Enfin elle céda sous nos efforts enragés et, alors, qu’est-ce que nous avons vu ? Il faut vous dire que, derrière nous, la concierge tenait la lampe du laboratoire, une lampe puissante qui illuminait toute la chambre.
» Il faut vous dire encore, monsieur, que la « Chambre Jaune » est toute petite. Mademoiselle l’avait meublée d’un lit en fer assez large, d’une petite table, d’une table de nuit, d’une toilette et de deux chaises. Aussi, à la clarté de la grande lampe que tenait la concierge, nous avons tout vu du premier coup d’œil. Mademoiselle, dans sa chemise de nuit, était par terre, au milieu d’un désordre incroyable. Tables et chaises avaient été renversées montrant qu’il y avait eu là une sérieuse « batterie ». On avait certainement arraché mademoiselle de son lit ; elle était pleine de sang avec des marques d’ongles terribles au cou — la chair du cou avait été quasi arrachée par les ongles — et un trou à la tempe droite par lequel coulait un filet de sang qui avait fait une petite mare sur le plancher. Quand M. Stangerson aperçut sa fille dans un pareil état, il se précipita sur elle en poussant un cri de désespoir que ça faisait pitié à entendre. Il constata que la malheureuse respirait encore et ne s’occupa que d’elle. Quant à nous, nous cherchions l’assassin, le misérable qui avait voulu tuer notre maîtresse, et je vous jure, monsieur, que, si nous l’avions trouvé, nous lui aurions fait un mauvais parti. Mais comment expliquer qu’il n’était pas là, qu’il s’était déjà enfui ?… Cela dépasse toute imagination. Personne sous le lit, personne derrière les meubles, personne ! Nous n’avons retrouvé que ses traces ; les marques ensanglantées d’une large main d’homme sur les murs et sur la porte, un grand mouchoir rouge de sang, sans aucune initiale, un vieux béret et la marque fraîche, sur le plancher, de nombreux pas d’homme. L’homme qui avait marché là avait un grand pied et les semelles laissaient derrière elles une espèce de suie noirâtre. Par où cet homme était-il passé ? Par où s’était-il évanoui ? « N’oubliez pas, monsieur, qu’il n’y a pas de cheminée dans la Chambre Jaune ». Il ne pouvait s’être échappé par la porte, qui est très étroite et sur le seuil de laquelle la concierge est entrée avec sa lampe, tandis que le concierge et moi nous cherchions l’assassin dans ce petit carré de chambre où il est impossible de se cacher et où, du reste, nous ne trouvions personne. La porte défoncée et rabattue sur le mur ne pouvait rien dissimuler, et nous nous en sommes assurés. Par la fenêtre restée fermée avec ses volets clos et ses barreaux auxquels on n’avait pas touché, aucune fuite n’avait été possible. Alors ? Alors… je commençais à croire au diable.
» Mais voilà que nous avons découvert, par terre, « mon revolver ». Oui, mon propre revolver… Ça, ça m’a ramené au sentiment de la réalité ! Le diable n’aurait pas eu besoin de me voler mon revolver pour tuer mademoiselle. L’homme qui avait passé là était d’abord monté dans mon grenier, m’avait pris mon revolver dans mon tiroir et s’en était servi pour ses mauvais desseins. C’est alors que nous avons constaté, en examinant les cartouches, que l’assassin avait tiré deux coups de revolver. Tout de même, monsieur, j’ai eu de la veine, dans un pareil malheur, que M. Stangerson se soit trouvé là, dans son laboratoire, quand l’affaire est arrivée et qu’il ait constaté de ses propres yeux que je m’y trouvais moi aussi, car, avec cette histoire de revolver, je ne sais pas où nous serions allés ; pour moi, je serais déjà sous les verrous. Il n’en faut pas davantage à la justice pour faire monter un homme sur l’échafaud ! »
Le rédacteur du Matin faisait suivre cette interview des lignes suivantes :
« Nous avons laissé, sans l’interrompre, le père Jacques nous raconter grossièrement ce qu’il sait du crime de la « Chambre Jaune ». Nous avons reproduit les termes mêmes dont il s’est servi ; nous avons fait seulement grâce au lecteur des lamentations continuelles dont il émaillait sa narration. C’est entendu, père Jacques ! C’est entendu, vous aimez bien vos maîtres ! Vous avez besoin qu’on le sache, et vous ne cessez de le répéter, surtout depuis la découverte du revolver. C’est votre droit et nous n’y voyons aucun inconvénient ! Nous aurions voulu poser bien des questions encore au père Jacques — Jacques-Louis Moustier — mais on est venu justement le chercher de la part du juge d’instruction qui poursuivait son enquête dans la grande salle du château. Il nous a été impossible de pénétrer au Glandier, — et, quant à la Chênaie, elle est gardée, dans un large cercle, par quelques policiers qui veillent jalousement sur toutes les traces qui peuvent conduire au pavillon et peut-être à la découverte de l’assassin.
» Nous aurions voulu également interroger les concierges, mais ils sont invisibles. Enfin nous avons attendu dans une auberge, non loin de la grille du château, la sortie de M. de Marquet, le juge d’instruction de Corbeil. À cinq heures et demie, nous l’avons aperçu avec son greffier. Avant qu’il ne montât en voiture, nous avons pu lui poser la question suivante :
» — Pouvez-vous, monsieur de Marquet, nous donner quelque renseignement sur cette affaire, sans que cela gêne votre instruction ?
» — Il nous est impossible, nous répondit M. de Marquet, de dire quoi que ce soit. Du reste, c’est bien l’affaire la plus étrange que je connaisse. « Plus nous croyons savoir quelque chose, plus nous ne savons rien ! »
» Nous demandâmes à M. de Marquet de bien vouloir nous expliquer ces dernières paroles. Et voici ce qu’il nous dit, dont l’importance n’échappera à personne :
» — Si rien ne vient s’ajouter aux constatations matérielles faites aujourd’hui par le parquet, je crains bien que le mystère qui entoure l’abominable attentat dont Mlle Stangerson a été victime ne soit pas près de s’éclaircir ; mais il faut espérer, « pour la raison humaine », que les sondages des murs, du plafond et du plancher de la « Chambre Jaune », sondages auxquels je vais me livrer dès demain avec l’entrepreneur qui a construit le pavillon il y a quatre ans, nous apporteront la preuve qu’il ne faut jamais désespérer de la logique des choses. Car le problème est là : nous savons par où l’assassin s’est introduit, — il est entré par la porte et s’est caché sous le lit en attendant Mlle Stangerson ; — mais par où est-il sorti ? Comment a-t-il pu s’enfuir ? Si l’on ne trouve ni trappe, ni porte secrète, ni réduit, ni ouverture d’aucune sorte, si l’examen des murs et même leur démolition — car je suis décidé, et M. Stangerson est décidé à aller jusqu’à la démolition du pavillon — ne viennent révéler aucun passage praticable, « non seulement pour un être humain, mais encore pour un être quel qu’il soit », si le plafond n’a pas de trou, si le plancher ne cache pas de souterrain, « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques ! »
Et le rédacteur anonyme fait remarquer, dans cet article — article que j’ai choisi comme étant le plus intéressant de tous ceux qui furent publiés ce jour-là sur la même affaire — que le juge d’instruction semblait mettre une certaine intention dans cette dernière phrase : « il faudra bien croire au diable, comme dit le père Jacques. »
L’article se termine sur ces lignes : « Nous avons voulu savoir ce que le père Jacques entendait par : « le cri de la Bête du Bon Dieu ». On appelle ainsi le cri particulièrement sinistre, nous a expliqué le propriétaire de l’auberge du Donjon, que pousse, quelquefois, la nuit, le chat d’une vieille femme, la mère « Agenoux », comme on l’appelle dans le pays. La mère « Agenoux » est une sorte de sainte qui habite une cabane, au cœur de la forêt, non loin de la « grotte de Sainte-Geneviève ».
« La Chambre Jaune, la Bête du Bon Dieu, la mère Agenoux, le diable, sainte Geneviève, le père Jacques », voilà un crime bien embrouillé, qu’un coup de pioche dans les murs nous débrouillera demain ; espérons-le, du moins, « pour la raison humaine », comme dit le juge d’instruction. En attendant, on croit que Mlle Stangerson, qui n’a cessé de délirer et qui ne prononce distinctement que ce mot : « Assassin ! Assassin ! Assassin !… ne passera pas la nuit… »
Enfin, en dernière heure, le même journal annonçait que le chef de la Sûreté avait télégraphié au fameux inspecteur Frédéric Larsan, qui avait été envoyé à Londres pour une affaire de titres volés, de revenir immédiatement à Paris.
Un peu de ciel bleu
En 1939 : elle reçoit les paroles 🎶Hitler n’a qu’une seule couille,...
Ensuite : Le Pont de la rivière Kwaï (1957)
Depuis : elle reste un thème mémorable du cinéma
👉 letempsduncafe.b1001d.fr/savais-tu/la...
Bonne fête à tous les cactus !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=VcRHfdbqTW4
Extrait de l'épisode 26 de la saison 2 de Téléchat
Elle accède à la célébrité grâce à son interprétation de Daenerys Targaryen dans la série Game of Thrones, et remporte le Britannia Awards dans la catégorie actrice de l’année en 2018 🏆.
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#CeJourLà
Cette bataille marque un tournant dans le conflit.
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#CeJourLà
Considérée comme l'une des plus grandes actrices françaises de la seconde moitié du XXème siècle, elle remporta de nombreuses récompenses dont deux Césars de la meilleure actrice 🎬.
fr.wikipedia.org/wiki/Catheri...
#CeJourLà
Il s'appelle Qwice.
Allez donc voir.
Cherchez b1001d et vous m'y trouverez.
blog.qwice.com
😮 Quoi ?
😳 POURQUOI TU AS UNE BANANE DANS L’OREILLE ?
😮 Parle plus fort, j’ai une banane dans l’oreille !
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Bonne fête à tous les passeports !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=7ST1WisI8VY
Extrait de l'épisode 34 de la saison 3 de Téléchat
Son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, de l'impressionnisme à la renaissance du folklore, en passant par la musique de film 🎶.
fr.wikipedia.org/wiki/Franz_L...
#CeJourLà
https://2tout2rien.fr/yanar-dag-la-montagne-de-feu/
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Un immense espace hors de l'histoire de la civilisation.