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Aujourd'hui c'est la Saint-Galo, bonne fête à tous les jockeys

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DÉBUT DE LA GUERRE DES PÂTISSERIES ENTRE LA FRANCE ET LE MEXIQUE 📆 16 avril 1838

FIN DU SIÈGE DE MASSADA 📆 16 avril 73

Aujourd’hui, l’éphéméride

Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture

Au fil de la journée, un peu de ciel bleu

Sans oublier d’activer vos méninges

Les évènements notables

1947 – Catastrophe de Texas City

Le 16 avril 1947, une explosion dévastatrice se produit dans le port de Texas City, au Texas, lorsque le cargo français SS Grandcamp, chargé de 2 300 tonnes d’engrais ammonitrate, prend feu et explose. L’explosion déclenche une réaction en chaîne, détruisant des centaines de bâtiments et tuant au moins 581 personnes. Considérée comme l’une des pires catastrophes industrielles de l’histoire américaine, elle entraîne des réformes majeures en matière de sécurité et de gestion des produits chimiques.

1943 – Le chimiste suisse Albert Hofmann découvre les propriétés pharmacologiques du LSD

Le 16 avril 1943, le chimiste suisse Albert Hofmann, travaillant pour les laboratoires Sandoz, découvre par accident les effets psychédéliques du LSD (diéthylamide de l’acide lysergique) après en avoir absorbé une infime quantité. Trois jours plus tard, il mène le premier trip intentionnel de l’histoire, décrivant des hallucinations intenses. Cette découverte, initialement étudiée pour ses applications psychiatriques, influence profondément la culture des années 1960 et la recherche sur la conscience.

1921 – Naissance du fromage en portions La Vache qui rit

Le 16 avril 1921, le fromager Léon Bel lance La Vache qui rit, un fromage fondu en portions individuelles, conditionné dans des boîtes rondes emblématiques. Inspiré par les fromages suisses et commercialisé avec une étiquette représentant une vache hilare, ce produit devient un symbole culinaire français et conquiert le monde entier. Aujourd’hui, il reste l’un des fromages les plus reconnus, exporté dans plus de 120 pays.

1917 – Début de la bataille du Chemin des Dames

Le 16 avril 1917, l’armée française lance une offensive majeure sur le Chemin des Dames, dans l’Aisne, pendant la Première Guerre mondiale. Malgré une préparation massive, l’assaut se solde par un échec sanglant : en quelques jours, les Français perdent plus de 100 000 hommes sans percée significative. Cette bataille, marquée par des mutineries et un moral en berne, devient un symbole des erreurs stratégiques et de la souffrance des poilus.

1917 – Lénine rentre à Saint-Pétersbourg de son exil en Suisse

Le 16 avril 1917 (3 avril dans le calendrier julien), Vladimir Lénine revient en Russie après dix ans d’exil en Suisse, grâce à un train spécial organisé par les Allemands, qui espèrent déstabiliser le gouvernement provisoire russe. À son arrivée à la gare de Petrograd (Saint-Pétersbourg), il prononce un discours appelant à la révolution prolétarienne et à la fin de la guerre. Son retour marque un tournant dans l’histoire russe, menant à la révolution d’Octobre et à la création de l’URSS.

1879 – Décès de Bernadette Soubirous, témoin de dix-huit apparitions mariales

Le 16 avril 1879, Bernadette Soubirous, jeune bergère française à qui la Vierge Marie serait apparue 18 fois en 1858 à Lourdes, meurt à 35 ans dans le couvent de Nevers. Ses visions, reconnues par l’Église catholique, ont transformé Lourdes en un lieu de pèlerinage majeur, célèbre pour ses guérisons miraculeuses. Canonisée en 1933, Bernadette reste une figure centrale de la dévotion mariale et un symbole de foi et d’humilité.

1850 – Effondrement du Pont de la Basse-Chaîne à Angers

Le 16 avril 1850, le pont de la Basse-Chaîne, un pont suspendu reliant Angers à la commune de Béhuard, s’effondre sous le poids d’un bataillon de soldats marchant au pas cadencé. 226 personnes perdent la vie dans cette catastrophe, l’une des pires de l’histoire des ponts en France. L’effondrement, causé par un phénomène de résonance, conduit à une refonte des normes de construction des ponts et inspire des études sur la stabilité des structures.

1838 – Guerre des Pâtisseries entre France et Mexique

Le 16 avril 1838, la guerre des Pâtisseries éclate entre la France et le Mexique. Ce conflit, déclenché par des réclamations financières françaises (dont une indemnité pour un pâtissier de Mexico dont la boutique avait été pillée), dure un an. La France impose un blocus maritime et bombarde le port de Veracruz. Le Mexique finit par céder, mais cet épisode illustre les tensions postcoloniales et les interventions européennes en Amérique latine.

1746 – Bataille de Culloden, victoire de la Maison de Hanovre sur les Highlanders écossais jacobites

Le 16 avril 1746, la bataille de Culloden, près d’Inverness en Écosse, oppose les forces gouvernementales britanniques, dirigées par le duc de Cumberland, aux Jacobites du prince Charles Edward Stuart ("Bonnie Prince Charlie"). En moins d’une heure, les Jacobites, mal équipés et épuisés, sont écrasés. Cette défaite met fin aux espoirs de restauration de la dynastie Stuart et marque le début d’une répression brutale contre les clans écossais, entraînant l’interdiction des kilts et des armes traditionnelles.

73 – Massada tombe aux mains des Romains

En avril 73, après un siège de plusieurs mois, la forteresse de Massada, dernier bastion des rebelles juifs face à l’Empire romain, tombe. Selon l’historien Flavius Josèphe, les 960 défenseurs, plutôt que de se rendre, se suicident collectivement. Ce récit, symbole de résistance et de sacrifice, devient un mythe fondateur pour l’État d’Israël. Les fouilles archéologiques du XXe siècle confirment en partie cette version, bien que des débats persistent.

Les naissances et décès notables

1996 - Naissance de Anya Taylor-Joy, actrice américano-britannique
1952 - Naissance de Michel Blanc, acteur, scénariste et metteur en scène français
1947 - Naissance de Kareem Abdul-Jabbar, joueur de basket-ball américain
1889 - Naissance de Charlie Chaplin, acteur, réalisateur, scénariste, producteur et compositeur britannique

2020 - Décès de Christophe (Daniel Bevilacqua), chanteur français
1879 - Décès de Bernadette Soubirous, témoin d'une apparition mariale et sainte catholique française

1828 - Décès de Francisco de Goya, peintre espagnol


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L’œuvre du jour


Savais-tu ?

Shōgun

Un navigateur anglais échoue sur les côtes du Japon au début du XVIIᵉ siècle. C’est ainsi que commence Shōgun, la mini-série de 1980 adaptée du roman de James Clavell.

Richard Chamberlain incarne John Blackthorne, un homme projeté dans un monde dont il ignore les codes. Autour de lui, les seigneurs japonais se disputent le pouvoir, les alliances se nouent et se défont, et chaque décision peut bouleverser l’équilibre politique. Toshirō Mifune joue le seigneur Toranaga, tandis que Yōko Shimada interprète Mariko, qui aide Blackthorne à comprendre cette société nouvelle pour lui.

La série raconte bien plus qu’une rencontre entre l’Orient et l’Occident. Elle plonge dans les intrigues du Japon féodal et suit le parcours d’un étranger qui tente de trouver sa place au cœur d’un conflit qui le dépasse. Son récit ample et ses personnages donnent à Shōgun l’allure d’une fresque historique.

Plus de quarante ans après sa diffusion, cette adaptation conserve son intérêt : elle offre une aventure dépaysante et un aperçu des grandes ambitions du roman de Clavell. À découvrir pour son récit d’intrigues, ses acteurs et son regard sur le Japon du XVIIᵉ siècle.

Shōgun (1980) dans Youtube

L’origine de la mayonnaise

Un peu d’histoire avant de passer à la recette de cette sauce française incontournable.

Il semblerait que la naissance de la mayonnaise soit liée à la prise de Port-Mahon, à Minorque, par les troupes françaises du duc de Richelieu en 1756, durant la guerre de Sept Ans. Le cuisinier du maréchal, manquant de crème pour une sauce, aurait imaginé une émulsion à base de jaunes d’œufs et d’huile d’olive, baptisée « mahonnaise » en hommage à Port-Mahon. Ramenée ensuite en France, cette sauce aurait été adoptée et diffusée dans la cuisine française au tournant des XVIIIème et XIXème siècles.

Pour cette “mayo” légère et ultra-gourmande, il vous faut les ingrédients habituels : 300 g d’huile de tournesol, 1 œuf entier, 1 càs de moutarde, 1/2 jus de citron et 1 pincée de sel.

La recette est extrêmement simple. Il suffit en effet de mixer ensemble tous les ingrédients à l’aide d’un mixeur plongeant – ou à défaut d’avoir un bon coup de main avec un fouet -, dans un bol suffisamment grand pour éviter les débordements.

Et voilà une mayonnaise qui accompagnera à merveille des œufs mimosa, des légumes croquants comme les carottes, le chou-fleur ou les radis ou encore un poisson vapeur.


Un peu d’humour

Bill Gates en enfer

Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :

« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »

Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »

Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.

Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »

Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.

Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »

Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.

« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !

Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »

« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »

Attentat à la pudeur

Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l’esprit pop, expérimental et consumériste de l’époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées « Paper Caper ». Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d’unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu’à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l’eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d’Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s’essouffler face aux problèmes d’inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme « Generation Paper » au MAD de New York.


Instant de vie

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.


A la maison et au jardin

Le sandwich Monte Cristo, un croque-monsieur qui ose le sucré

Le sandwich Monte Cristo est un sandwich chaud venu des États-Unis, cousin assumé de notre croque-monsieur. On y retrouve du jambon et du fromage entre deux tranches de pain, mais la ressemblance s’arrête là.

La différence tient à la cuisson : le sandwich est trempé dans un mélange d’œufs et de lait, comme un pain perdu salé, puis doré à la poêle. Le résultat est croustillant dehors, fondant à l’intérieur, avec un fromage qui coule généreusement.

Sa petite fantaisie, c’est le contraste sucré-salé. On le saupoudre volontiers de sucre glace et on l’accompagne d’une confiture de framboise ou de fraise. Un mariage surprenant, mais redoutablement efficace.

Popularisé en Californie dans les années 1950, le Monte Cristo ne doit rien au comte d’Alexandre Dumas. Son nom sonne français, sa recette est américaine, et son goût rappelle à la fois le brunch et le réconfort d’un dimanche pluvieux.

À essayer pour un déjeuner rapide ou un brunch un peu gourmand : pain de mie, jambon, emmental, œuf, lait, beurre… et une cuillère de confiture pour la touche finale.

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.


Activation des méninges


Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Chanson d’automne – Paul Verlaine

Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs … Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».

Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.

Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.

Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd’hui.

Poèmes saturniens (1866) – Chansons d’automne – Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

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Le temps d’une nouvelle

Magellan – Stefan Zweig

Dans Magellan, publié en 1938, Stefan Zweig raconte l’aventure du navigateur portugais qui rêve de rejoindre les îles aux épices en naviguant vers l’ouest. Refusé par le Portugal, Magellan convainc le roi d’Espagne de soutenir son projet et prend la mer en 1519 avec une flotte de cinq navires.

Zweig ne se contente pas de retracer une expédition : il fait revivre un monde de rivalités, de mutineries et de traversées périlleuses. Sous sa plume, Magellan apparaît comme un homme obstiné, porté par une idée qui semble folle à ses contemporains : trouver un passage entre l’Atlantique et le Pacifique. Son récit donne à cette quête la tension d’un roman d’aventures.

Magellan meurt aux Philippines en 1521, avant d’achever le tour du monde. Mais l’un de ses navires, le Victoria, revient en Espagne en 1522, sous le commandement de Juan Sebastián Elcano. L’expédition accomplit ainsi la première circumnavigation connue, et Zweig transforme cette prouesse en portrait vivant d’un homme qui pousse l’horizon toujours plus loin.

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Un peu de ciel bleu