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Aujourd'hui c'est la Saint-Galo, bonne fête à tous les jockeys

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DÉBUT DES MANIFESTATIONS DE LA PLACE TIAN’ANMEN À PÉKIN 📆 15 avril 1989

« VOTRE PRÉNOM, C’EST FRANÇOIS, C’EST JUSTE ? LUI C’EST PAREIL, C’EST JUSTE. » 🤣 📆 15 avril 1998

Aujourd’hui, l’éphéméride

Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture

Au fil de la journée, un peu de ciel bleu

Sans oublier d’activer vos méninges

Les évènements notables

2019 – Un incendie ravage la cathédrale Notre-Dame de Paris

Le 15 avril 2019, un incendie majeur éclate dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, détruisant une grande partie de sa toiture, sa flèche et endommageant gravement sa structure. Les pompiers, mobilisés pendant plus de 15 heures, parviennent à sauver les tours et une grande partie du patrimoine intérieur, dont les reliques et les vitraux. Cet événement, suivi en direct par des millions de personnes, provoque une émotion mondiale et relance des débats sur la préservation du patrimoine historique. Un vaste projet de restauration est immédiatement lancé.

1998 – Sortie en France du film Le Dîner de cons

Le 15 avril 1998, la comédie française Le Dîner de cons, réalisée par Francis Veber, sort sur les écrans. Avec Thierry Lhermitte et Jacques Villeret dans les rôles principaux, le film raconte l’histoire d’un groupe d’amis organisant un dîner où chacun doit amener un "con". Le succès est immédiat : le film devient un phénomène culturel, dépassant les 10 millions d’entrées en France, et reste l’une des comédies françaises les plus populaires de tous les temps.

1989 – Début des manifestations de la place Tiananmen

Le 15 avril 1989, des étudiants et des intellectuels chinois commencent à se rassembler sur la place Tiananmen à Pékin pour réclamer des réformes démocratiques et la fin de la corruption. Ces manifestations, initialement pacifiques, gagnent en ampleur et culminent le 4 juin 1989 avec une répression sanglante par l’armée chinoise. L’image d’un manifestant faisant face à un char devient un symbole mondial de la résistance face à l’oppression.

1989 – Tragédie de Hillsborough, bousculade ayant entraîné la mort de 97 supporters

Le 15 avril 1989, lors de la demi-finale de la Coupe d’Angleterre entre Liverpool et Nottingham Forest au stade de Hillsborough à Sheffield, une bousculade mortelle se produit en raison d’une mauvaise gestion des foules. 97 supporters de Liverpool perdent la vie, et des centaines sont blessés. Cette tragédie, l’une des pires catastrophes sportives de l’histoire, entraîne une refonte des normes de sécurité dans les stades britanniques et une longue quête de justice pour les familles des victimes.

1945 – Libération du camp de concentration de Bergen-Belsen

Le 15 avril 1945, les troupes britanniques libèrent le camp de concentration de Bergen-Belsen, en Allemagne. Elles y découvrent des scènes d’horreur : des milliers de cadavres non enterrés, des détenus mourants de faim et de maladie, et des conditions sanitaires désastreuses. Environ 50 000 personnes sont mortes dans ce camp, dont Anne Frank, décédée quelques semaines avant la libération. Les images de Bergen-Belsen, diffusées dans le monde entier, révèlent l’ampleur des crimes nazis.

1919 – Échouage du SM U-118 sur la plage d’Hastings

Le 15 avril 1919, le sous-marin allemand SM U-118, en route pour être livré à la France après la défaite de l’Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, s’échoue sur la plage d’Hastings, en Angleterre. Les vagues et le mauvais temps l’ont poussé hors de sa route. Devenu une attraction locale, le sous-marin est finalement démantelé sur place. Cet événement insolite marque la fin d’une ère pour les sous-marins allemands de la Première Guerre mondiale.

1874 – Début de la 1ère exposition des peintres impressionnistes

Le 15 avril 1874, un groupe d’artistes, dont Monet, Renoir, Degas et Pissarro, organise la première exposition impressionniste dans l’atelier du photographe Nadar à Paris. Rejetés par le Salon officiel, ils présentent leurs œuvres sous le nom de Société anonyme des artistes. Le terme "impressionniste", initialement moqueur, est inspiré par le tableau Impression, soleil levant de Monet. Cette exposition marque la naissance d’un mouvement artistique révolutionnaire, qui transformera l’histoire de l’art.

1865 – Début de mandat du président américain Andrew Johnson

Le 15 avril 1865, Andrew Johnson devient le 17ᵉ président des États-Unis, succédant à Abraham Lincoln, assassiné la veille. Ancien vice-président, Johnson, un démocrate du Sud, doit gérer la Reconstruction après la guerre de Sécession. Son mandat est marqué par des conflits avec le Congrès, notamment sur les droits des anciens esclaves, et il échappe de peu à une destitution en 1868. Son héritage reste controversé en raison de son opposition aux réformes progressistes.

1846 – Départ des pionniers du convoi Donner

Le 15 avril 1846, un groupe de 87 pionniers, connu sous le nom de convoi Donner, quitte Springfield (Illinois) pour rejoindre la Californie. Pris dans des retards et des erreurs de parcours, ils se retrouvent bloqués par la neige dans la Sierra Nevada pendant l’hiver 1846-1847. Pour survivre, certains en viennent à pratiquer le cannibalisme. Seuls 48 membres du convoi survivent. Cette tragédie devient un symbole des dangers de la conquête de l’Ouest américain.

1736 – Proclamation du royaume de Corse

Le 15 avril 1736, le chef indépendantiste corse Theodor von Neuhoff proclame l’indépendance de la Corse et se fait élire roi de Corse sous le nom de Théodore Ier. Soutenu par une partie de la population, il tente de libérer l’île de la domination génoise. Cependant, son règne est éphémère : après quelques mois, il quitte la Corse en 1736 et meurt en exil en 1756. Malgré son échec, son action inspire les futurs mouvements nationalistes corses.

1718 – Cet orage exceptionnel en Bretagne à l’origine de l’expression “Tonnerre de Brest”

Le 15 avril 1718, un orage d’une violence exceptionnelle frappe la ville de Brest, en Bretagne. La foudre tombe sur un navire dans le port, provoquant une explosion spectaculaire qui résonne dans toute la région. Cet événement, resté dans les mémoires, donne naissance à l’expression “Tonnerre de Brest”, utilisée pour souligner une surprise ou une colère intense. Il illustre aussi la puissance des phénomènes météorologiques en Bretagne.

Les naissances et décès notables

1997 - Naissance de Maisie Williams, actrice américaine
1990 - Naissance de Emma Watson, actrice britannique
1975 - Naissance de Natacha Polony, journaliste et essayiste française
1966 - Naissance de Samantha Fox, chanteuse anglaise
1959 - Naissance de Emma Thompson, actrice et scénariste britannique
1950 - Naissance de Josiane Balasko, (Josiane Balašković), fantaisiste, actrice et réalisatrice française
1938 - Naissance de Claudia Cardinale, actrice italienne
1933 - Naissance de Elizabeth Montgomery, actrice américaine (Ma sorcière bien aimée)

2002 - Décès de Roger Schandalow, survivant de la Shoah évadé du convoi n° 62 pour le camp d'Auschwitz
1998 - Décès de Pol Pot (Saloth Sar), homme d'État cambodgien, dictateur du Cambodge de 1976 à 1979
1990 - Décès de Greta Garbo, actrice suédoise
1984 - Décès de Tommy Cooper, comédien et magicien gallois ; il meurt en direct à la télévision
1980 - Décès de Jean-Paul Sartre, écrivain et philosophe français, ayant refusé le prix Nobel de littérature 1964
1865 - Décès de Abraham Lincoln, 16e président des États-Unis


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L’œuvre du jour


Savais-tu ?

Shōgun

Un navigateur anglais échoue sur les côtes du Japon au début du XVIIᵉ siècle. C’est ainsi que commence Shōgun, la mini-série de 1980 adaptée du roman de James Clavell.

Richard Chamberlain incarne John Blackthorne, un homme projeté dans un monde dont il ignore les codes. Autour de lui, les seigneurs japonais se disputent le pouvoir, les alliances se nouent et se défont, et chaque décision peut bouleverser l’équilibre politique. Toshirō Mifune joue le seigneur Toranaga, tandis que Yōko Shimada interprète Mariko, qui aide Blackthorne à comprendre cette société nouvelle pour lui.

La série raconte bien plus qu’une rencontre entre l’Orient et l’Occident. Elle plonge dans les intrigues du Japon féodal et suit le parcours d’un étranger qui tente de trouver sa place au cœur d’un conflit qui le dépasse. Son récit ample et ses personnages donnent à Shōgun l’allure d’une fresque historique.

Plus de quarante ans après sa diffusion, cette adaptation conserve son intérêt : elle offre une aventure dépaysante et un aperçu des grandes ambitions du roman de Clavell. À découvrir pour son récit d’intrigues, ses acteurs et son regard sur le Japon du XVIIᵉ siècle.

Shōgun (1980) dans Youtube

L’origine de la mayonnaise

Un peu d’histoire avant de passer à la recette de cette sauce française incontournable.

Il semblerait que la naissance de la mayonnaise soit liée à la prise de Port-Mahon, à Minorque, par les troupes françaises du duc de Richelieu en 1756, durant la guerre de Sept Ans. Le cuisinier du maréchal, manquant de crème pour une sauce, aurait imaginé une émulsion à base de jaunes d’œufs et d’huile d’olive, baptisée « mahonnaise » en hommage à Port-Mahon. Ramenée ensuite en France, cette sauce aurait été adoptée et diffusée dans la cuisine française au tournant des XVIIIème et XIXème siècles.

Pour cette “mayo” légère et ultra-gourmande, il vous faut les ingrédients habituels : 300 g d’huile de tournesol, 1 œuf entier, 1 càs de moutarde, 1/2 jus de citron et 1 pincée de sel.

La recette est extrêmement simple. Il suffit en effet de mixer ensemble tous les ingrédients à l’aide d’un mixeur plongeant – ou à défaut d’avoir un bon coup de main avec un fouet -, dans un bol suffisamment grand pour éviter les débordements.

Et voilà une mayonnaise qui accompagnera à merveille des œufs mimosa, des légumes croquants comme les carottes, le chou-fleur ou les radis ou encore un poisson vapeur.


Un peu d’humour

Bill Gates en enfer

Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :

« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »

Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »

Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.

Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »

Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.

Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »

Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.

« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !

Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »

« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »

Attentat à la pudeur

Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l’esprit pop, expérimental et consumériste de l’époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées « Paper Caper ». Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d’unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu’à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l’eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d’Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s’essouffler face aux problèmes d’inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme « Generation Paper » au MAD de New York.


Instant de vie

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.


A la maison et au jardin

Le sandwich Monte Cristo, un croque-monsieur qui ose le sucré

Le sandwich Monte Cristo est un sandwich chaud venu des États-Unis, cousin assumé de notre croque-monsieur. On y retrouve du jambon et du fromage entre deux tranches de pain, mais la ressemblance s’arrête là.

La différence tient à la cuisson : le sandwich est trempé dans un mélange d’œufs et de lait, comme un pain perdu salé, puis doré à la poêle. Le résultat est croustillant dehors, fondant à l’intérieur, avec un fromage qui coule généreusement.

Sa petite fantaisie, c’est le contraste sucré-salé. On le saupoudre volontiers de sucre glace et on l’accompagne d’une confiture de framboise ou de fraise. Un mariage surprenant, mais redoutablement efficace.

Popularisé en Californie dans les années 1950, le Monte Cristo ne doit rien au comte d’Alexandre Dumas. Son nom sonne français, sa recette est américaine, et son goût rappelle à la fois le brunch et le réconfort d’un dimanche pluvieux.

À essayer pour un déjeuner rapide ou un brunch un peu gourmand : pain de mie, jambon, emmental, œuf, lait, beurre… et une cuillère de confiture pour la touche finale.

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d’aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l’alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.


Activation des méninges


Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Chanson d’automne – Paul Verlaine

Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs … Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».

Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.

Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.

Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd’hui.

Poèmes saturniens (1866) – Chansons d’automne – Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

Le temps d’une nouvelle

Magellan – Stefan Zweig

Dans Magellan, publié en 1938, Stefan Zweig raconte l’aventure du navigateur portugais qui rêve de rejoindre les îles aux épices en naviguant vers l’ouest. Refusé par le Portugal, Magellan convainc le roi d’Espagne de soutenir son projet et prend la mer en 1519 avec une flotte de cinq navires.

Zweig ne se contente pas de retracer une expédition : il fait revivre un monde de rivalités, de mutineries et de traversées périlleuses. Sous sa plume, Magellan apparaît comme un homme obstiné, porté par une idée qui semble folle à ses contemporains : trouver un passage entre l’Atlantique et le Pacifique. Son récit donne à cette quête la tension d’un roman d’aventures.

Magellan meurt aux Philippines en 1521, avant d’achever le tour du monde. Mais l’un de ses navires, le Victoria, revient en Espagne en 1522, sous le commandement de Juan Sebastián Elcano. L’expédition accomplit ainsi la première circumnavigation connue, et Zweig transforme cette prouesse en portrait vivant d’un homme qui pousse l’horizon toujours plus loin.

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Un peu de ciel bleu