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14 FÉVRIER

Bonne fête aux Valentin

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2005 – Lancement de YouTube, initialement conçu comme site de rencontres vidéo
Le 14 février 2005, trois anciens employés de PayPal — Chad Hurley, Steve Chen et Jawed Karim — lancent officiellement YouTube. À l’origine pensé comme une plateforme de rencontres par vidéo, le concept évolue rapidement vers le partage libre de contenus. Le site deviendra l’un des plus influents du web, révolutionnant la diffusion de vidéos à l’échelle mondiale.

1990 – “Pale Blue Dot” : photographie de la Terre par Voyager 1
Le 14 février 1990, la sonde Voyager 1 capture la célèbre image “Pale Blue Dot” depuis environ six milliards de kilomètres. Sur cette photo, la Terre apparaît comme un minuscule point bleu pâle dans l’immensité cosmique. Popularisée par l’astronome Carl Sagan, elle souligne la fragilité et l’unicité de notre planète dans l’univers.

1936 – Retour de manivelle pour Jack “la sulfateuse”
Le 14 février 1936, le gangster français Jacques Rossi, surnommé “Jack la sulfateuse”, est abattu à Paris. Figure du grand banditisme, il avait participé à plusieurs règlements de comptes violents. Sa mort illustre le climat de rivalités sanglantes entre bandes criminelles durant l’entre-deux-guerres en France.

1933 – Inauguration du premier service d’horloge parlante à Paris
Le 14 février 1933, l’Observatoire de Paris met en service la première horloge parlante accessible par téléphone. Les usagers peuvent composer un numéro pour entendre l’heure exacte annoncée par une voix enregistrée. Cette innovation technique répond au besoin croissant de synchronisation horaire dans une société de plus en plus moderne.

1929 – Massacre de la Saint-Valentin à Chicago
Le 14 février 1929, à Chicago, sept membres d’un gang rival sont exécutés dans un garage lors du célèbre “massacre de la Saint-Valentin”. Le crime est attribué au clan d’Al Capone dans le contexte de la guerre des gangs durant la Prohibition. L’événement choque l’opinion publique et marque un tournant dans la lutte contre le crime organisé.

1912 – Première minute de silence connue
Le 14 février 1912, au Portugal, une cérémonie officielle observe ce qui est considéré comme la première minute de silence publique, en hommage à des personnalités politiques décédées. Le recueillement dura en réalité dix minutes. Ce geste solennel deviendra par la suite une pratique répandue lors de commémorations nationales et internationales.

1879 – La Marseillaise devient l’hymne national français
Le 14 février 1879, la Troisième République adopte officiellement “La Marseillaise” comme hymne national. Composée en 1792 par Claude Joseph Rouget de Lisle, elle était déjà un symbole révolutionnaire. Son adoption définitive consacre son statut de chant patriotique incarnant les valeurs républicaines françaises.

1865 – Création du chèque en France
Le 14 février 1865, la loi française reconnaît officiellement l’usage du chèque comme instrument de paiement. Inspiré des pratiques bancaires britanniques, il facilite les transactions commerciales sans manipulation d’espèces. Ce nouvel outil financier accompagne le développement économique et la modernisation du système bancaire français au XIXe siècle.

1400 – Meurtre de l’ex-roi Richard II d’Angleterre
Le 14 février 1400, l’ancien roi Richard II meurt en captivité au château de Pontefract. Déposé l’année précédente par Henri Bolingbroke, devenu Henri IV, il aurait été assassiné ou laissé mourir de faim. Sa disparition met fin aux espoirs de restauration et consolide la nouvelle dynastie lancastrienne sur le trône d’Angleterre.

1349 – Pogrom de Strasbourg, dit massacre de la Saint-Valentin
Le 14 février 1349, à Strasbourg, plusieurs centaines de Juifs sont massacrés ou brûlés vifs lors d’un pogrom lié aux accusations infondées d’empoisonnement des puits pendant la peste noire. Cet épisode tragique s’inscrit dans une vague de violences antisémites en Europe médiévale, attisées par la peur et la désinformation.

Les naissances et décès notables

1942 – Naissance de Roland Giraud, acteur français
2006 – Décès de Darry Cowl (André Darricau), comédien français
2005 – Décès de Rafiq Hariri, homme politique libanais, assassiné
2004 – Décès de Marco Pantani, cycliste italien

2003 – Mort de Dolly, brebis et premier mammifère cloné à partir d’une cellule somatique adulte
1996 – Décès de Eva Miriam Hart, une des dernières survivantes britannique du Naufrage du Titanic
1989 – Décès de James Bond, ornithologue américain
1980 – Décès de Marie Besnard, l’empoisonneuse de Loudun
1945 – Décès de Emilienne d’Alençon, comédienne et célèbre courtisane française
1779 – Décès de James Cook, explorateur et cartographe britannique




Un peu de bonne humeur

Aaah la campagne !

🥴 La campagne, c'est quand tu vas chez ton voisin pour lui emprunter un tournevis et que tu reviens 2h après avec quelques verres dans le nez mais sans tournevis.

 

Bravo les pompiers

Un petit immeuble est en flammes. Tous les habitants ont été évacués, sauf une jeune femme et son bébé, réfugiés sur le toit plat.

En bas, les pompiers s’agitent, tendent une bâche et crient :
— Lâchez le bébé ! On va le rattraper !

La mère hésite, terrorisée. Les flammes gagnent du terrain.

Un pompier s’avance alors et lève la voix :
— Madame ! Faites-moi confiance ! Je suis gardien de but dans l’équipe locale. Ça fait dix matchs que je n’ai rien laissé passer !

Elle doute encore. Le feu redouble. Cette fois, elle n’a plus le choix.

Les larmes aux yeux, elle lâche son enfant.

Le pompier recule, jauge la trajectoire, puis s’élance. Il plonge, tend les bras… et attrape le bébé du bout des doigts avant de le serrer contre lui.

Soulagement général.

Il repose délicatement l’enfant au sol. Le bébé ne pleure plus. Il sourit même à son sauveur.

Après quoi, le pompier prend cinq mètres d’élan et dégage.

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

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Savais-tu ?

L’égoutier de la banque d’Angleterre

Par une matinée grise de l'an 1836, alors que Londres suinte la suie, la brume et le charbon humide, un humble ouvrier des égouts travaille non loin de Threadneedle Street. Il n’est ni banquier, ni notable, ni homme de lettres, mais un de ces invisibles qui, sous la ville, déplacent la boue pour que la surface continue de briller.

Or, au détour d’une galerie oubliée, il découvre ce que nul regard profane ne devrait voir : un ancien conduit qui mène droit sous les fondations de la Banque d’Angleterre, jusque sous la salle des coffres d’or. Le passage, silencieux et étroit, semble offrir à un homme malhonnête la fortune sans bruit et sans témoin. Mais l’ouvrier, au lieu de céder à la tentation, prend le chemin de l’honneur.

Il écrit aux directeurs de la Banque. On le croit d’abord fou, ou bien farceur, car les riches ont souvent peine à concevoir qu’un pauvre dise vrai. Pourtant, l’homme insiste. Il prie même qu’on lui fixe un rendez-vous à l’intérieur même du coffre. Les messieurs de la direction, plus curieux que rassurés, acceptent finalement la rencontre.

La nuit venue, ils se tiennent dans la salle des coffres, au milieu du silence, des murs épais et des lampes voilées. Puis l’on entend un bruit sourd sous le plancher. Une planche se soulève. Et voilà que l’ouvrier paraît, surgissant des entrailles de la terre comme un spectre de suie, droit sous leurs yeux ébahis.

Aucun lingot ne manque. Rien n’est dérobé. La Banque, confuse mais admirative, récompense sa droiture par 800 livres — somme considérable, presque romanesque elle-même. Et l’on dit que le passage est aussitôt condamné, comme si l’on voulait enfouir sous les pierres non seulement un danger, mais aussi l’humiliation d’avoir été si près du vol.

L'identité de l'homme reste floue, ce qui fait hésiter entre anecdote historique et légende bancaire, mais si elle est bien vraie n'est-ce pas un exemple de probité face à la vulnérabilité et la discrétion des institutions.

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Astuce

Distraire le cerveau en pensant au sexe

Penser à quelque chose de totalement différent, comme des pensées intimes ou carrément sexuelles, peut parfois aider à détourner l’attention du besoin pressant d’uriner lorsqu’aucune solution immédiate n’est pas disponible ; selon le Dr Larry Lipshultz, ce type de distraction mentale agit en mobilisant le cerveau sur un autre registre, ce qui peut temporairement atténuer la sensation d’urgence et permettre de gagner quelques précieuses minutes avec plus de confort et de contrôle. A l'inverse, il semblerait qu'il soit contreproductif de penser à uriner pendant l'amour.

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Un instant en ce bas monde

En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là, accompagnés de leur épouse, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : « Mais oui, bien sûr, très chère », « Oh non, si peu, mon ami », « J’ai cru ouïe dire, effectivement »…

Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari :

— Mon ami, je m’absente un instant.
— Tout va bien, ma douce ?
— Oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel. Si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine.

Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant :
— Mais bien sûr, ma chère. Allez donc changer l’eau du poisson.

Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu où le roi se rend toujours seul.

L’art délicat de l’excuse élégante

De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie :
— Mais où diable se trouve donc votre épouse, cher ami ?

« Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui pose cette question », se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée « sortir la quiche au bord du four », mais impossible : pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu ? Pour une quiche, qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne convient pas mieux. Quel dilemme !

Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse :
— Il me semble l’avoir vue aller donner à manger aux canards.

Le mari souffle :
— Oui, elle est allée faire le tour du cabanon. Elle va sûrement revenir sans tarder.

— Mais quelle idée ! s’exclame l’importune.

« Ah », pense le mari, un peu plus excédé, « n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquillement ? » L’envie de lâcher le morceau le tenaille : « Elle est simplement allée caguer, voyons ! » Mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.

Le retour triomphal de Sa Majesté

Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparaît, semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant, après être allée compter fleurette à dame nature ! Elle les rejoint d’une démarche chaloupée, indiquant que, par bonheur, le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein, comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.

Madame s’approche enfin du petit groupe.
— Ah, vous voilà, ma chère ! s’exclame l’ingénue, toujours plus curieuse. Votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quelle idée de les nourrir à cette heure !
— Des canards ? Mais, par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest.
— Mais non, très chère, je suis juste allée refaire le crépi.
— Le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.

Morale de l’histoire (si tant est qu’il y en ait une)

Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur, sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule, avez-vous peut-être envie de vous esclaffer, mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.

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Espace lecture

Edgar Rice Burroughs

Edgar Rice Burroughs est un romancier américain qui tisse des aventures enlevées, mêlant exotisme sauvage et science-fiction pulp. Né en 1875 à Chicago, il accède à une gloire planétaire dès 1912 grâce à ses héros mythiques publiés dans des magazines populaires. Prolifique, il signe près de 70 romans et lance sa propre maison d'édition en 1923. Il meurt en 1950 à Los Angeles.

Tarzan domine ses créations : noble britannique grandi parmi les singes africains, il règne sur 24 romans épiques. Son autre héros : John Carter, officier confédéré catapulté sur Mars, y livre bataille aux aliens dans le cycle Barsoom. Et puis, David Innes sillonne Pellucidar, Terre creuse aux mystères abyssaux, tandis que Carson Napier conquiert Vénus - autant de figures chevaleresques qui exaltent force et émerveillement cosmique.

Son style pulse d'un dynamisme brut, foisonnant d'imagination et de sense of wonder (émerveillement), privilégiant l'action trépidante à la finesse psychologique. Répétitif, stéréotypé - héros invincibles sauvant princesses captives -, il préfigure le planet opera et l’heroic fantasy, inspirant Bradbury ou Star Wars. Burroughs enchante toujours les âmes friandes d'épopées intemporelles.

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