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15 FÉVRIER

Bonne fête aux Claude

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1989 – Fin du retrait soviétique d’Afghanistan
Le 15 février 1989, le dernier soldat de l’Armée rouge quitte l’Afghanistan par le pont de l’Amitié, marquant la fin officielle du retrait soviétique commencé en 1988. Après près de dix ans de guerre, ce conflit a coûté des dizaines de milliers de vies et affaibli l’URSS. Cette évacuation symbolise l’échec militaire soviétique et annonce les bouleversements qui mèneront à la dissolution de l’Union soviétique en 1991.

1954 – Houot et Vilmont plongent à 4 050 mètres en bathyscaphe
Le 15 février 1954, les Français Georges Houot et Pierre Willm effectuent une plongée historique à 4 050 mètres de profondeur au large de Dakar, à bord du bathyscaphe FNRS-3. Cette performance constitue alors un record mondial. Elle marque une avancée majeure dans l’exploration des grandes profondeurs marines et démontre les capacités technologiques françaises en océanographie.

1950 – Première de Cendrillon de Walt Disney aux États-Unis
Le 15 février 1950 sort aux États-Unis le long-métrage d’animation Cendrillon produit par les studios Walt Disney. Inspiré du conte de Charles Perrault, le film rencontre un immense succès commercial et critique. Il permet au studio, fragilisé par la Seconde Guerre mondiale, de retrouver une stabilité financière et confirme l’âge d’or de l’animation américaine.

1949 – Premier vol du Breguet 761 Deux-Ponts
Le 15 février 1949, le Breguet 761 Deux-Ponts effectue son premier vol. Cet avion de transport civil français, reconnaissable à son double pont complet, est conçu pour transporter un grand nombre de passagers sur des lignes moyen-courrier. Il symbolise la reconstruction industrielle aéronautique française après la Seconde Guerre mondiale et l’ambition de moderniser le transport aérien.

1898 – Explosion et naufrage de l’USS Maine à La Havane
Le 15 février 1898, le cuirassé américain USS Maine explose dans le port de La Havane, à Cuba, causant la mort de 266 marins. Les causes exactes demeurent débattues, mais l’événement provoque une vague d’indignation aux États-Unis. Il sert de déclencheur à la guerre hispano-américaine, marquant un tournant dans l’expansion internationale américaine.

1798 – Proclamation de la République romaine et mise à l’écart du pape Pie VI
Le 15 février 1798, les troupes françaises entrent à Rome et proclament la République romaine. Le pape Pie VI est déchu de son pouvoir temporel et placé en résidence surveillée avant d’être transféré à Valence. Cet épisode s’inscrit dans le contexte des guerres révolutionnaires françaises et de l’exportation des idéaux républicains en Europe.

901 – Possible couronnement de Louis III l’Aveugle comme empereur
Le 15 février 901 est parfois avancé comme date du couronnement impérial de Louis III l’Aveugle à Rome. Roi de Provence, il reçoit la couronne impériale dans un contexte de rivalités en Italie. Son règne reste fragile et contesté, et il perdra rapidement son autorité effective, illustrant l’instabilité politique de l’Europe carolingienne tardive.

Les naissances et décès notables

1982 – Naissance de Élodie Frégé, chanteuse française
1977 – Naissance de Rachida Brakni, comédienne française
1968 – Naissance de Axelle Red (Fabienne Demal), autrice, compositrice, interprète chanteuse belge flamande d’expression francophone
1951 – Naissance de Jane Seymour (Joyce Frankenberg), actrice et productrice américaine
1946 – Naissance de Matthieu Ricard, écrivain, philosophe et moine bouddhiste français
1564 – Naissance de Galilée (Galileo Galilei), physicien et astronome italien

2023 – Décès de Raquel Welch, actrice américaine
2005 – Décès de Pierre Bachelet, chanteur et compositeur français
1965 – Décès de Nat King Cole (Nathaniel Adams Coles), musicien et chanteur de jazz américain
1940 – Décès de J.-H. Rosny aîné (Joseph Henri Honoré Boex), écrivain français d’origine belge, président de l’Académie Goncourt
1934 – Décès de Louis Forton, scénariste et dessinateur de bandes dessinées français



Un instant en ce bas monde

Photo de Kiro Wang - Pexels

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.

Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.

Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.

Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.

Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.

Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...

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Un peu de bonne humeur

Conseil de poivrot

Deux fidèles des bistrots échangent des recettes pour rentrer chez eux dans les meilleures conditions.

–  Tu vois, dit le premier, c’est toujours en se déshabillant qu’on réveille sa femme. Alors, un bon conseil : tu te déshabilles en bas de l’escalier.
–  Complètement ?
–  Bien sûr ! Tu montes les marches tout doucement et tu te glisses entre les draps.
–  Génial ! approuve l’autre.

Le lendemain, ils se retrouvent.

–  Alors, questionne le premier, tu as suivi mon conseil ?
–  Oui.
–  Tu n’as pas l’air d’être enchanté par le résultat.
–  Eh bien, voilà. Je m’étais enivré encore plus que d’habitude. J’arrive au bas de l’escalier. Je prends mes vêtements sur le bras. Je commence à monter les marches. Et, quand je suis arrivé tout en haut, je me suis trouvé sur le quai de la station Barbès-Rochechouart.

 

Les bretons, de super employés – Anonyme

Pourquoi les bretons font de super employés ? Bien évidemment, parce qu'ils excellent dans tous les dolmens.

 

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Pouacre » ?

Voilà un terme qui désigne une personne ou une chose extrêmement sale, laide ou répugnante, dans un registre familier et vieilli.​ Ce terme populaire, souvent employé comme injure, qualifie ce qui évoque la crasse ou le dégoût, comme un "vilain pouacre" ou une odeur "pouacre". Il s'utilise aussi pour une personne avare et sordide. D'origine ancienne française, issu du latin podager (lié à la goutte aux pieds), il évolue vers des acceptations de saleté ou de laideur dès le XIIIème siècle.

Savais-tu que...

Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

< Le fleuve Mississippi

Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.

Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.

Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.

Colonisation française du Mississippi >

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