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18 FÉVRIER

Bonne fête aux Bernadette

Aujourd’hui à la une

Nouvelles locales

Le Temps a encore perdu la raison

Hier, l’horloge du Grand Salon a refusé de sonner midi, déclarant qu’elle préférait « rester à l’heure du thé ». Les habitants du Pays des Merveilles s’adaptent tant bien que mal à ce nouveau dérèglement temporel. Le Chapelier, ravi, a déjà décrété la tenue d’un banquet infini, tandis que la Reine Rouge exige qu’on arrête le Temps pour l’interroger.

Le Chat du Comté de Cheshire se volatilise (encore)

Après plusieurs apparitions spectrales dans le ciel de Tulipeland, le Chat du Cheshire a, cette nuit, totalement disparu, laissant derrière lui un sourire suspendu à la lune. Les autorités féériques demandent le calme, mais les témoins assurent que le sourire « ricane encore ». Une enquête a été confiée à deux cartes de pique particulièrement futées.

Une pluie de thé arrose le Pays des Merveilles

Ce matin, les premières gouttes de thé bergamote sont tombées sur le Jardin des Tasses. Les habitants sortent leurs soucoupes et leurs parapluies à fleurs séchées. La Reine Blanche y voit un présage d’harmonie, tandis que la Chenille bleue affirme qu’« il pleut trop chaud pour penser droit ». Les rêveurs, eux, lèvent les yeux et la tasse.

Nouvelles de l’étranger

Les évènements notables

2001 – Arrestation de Robert Philip Hanssen pour espionnage
Le 18 février 2001, l’agent du FBI Robert Philip Hanssen est arrêté près de Washington après avoir transmis pendant des années des informations classifiées à l’Union soviétique puis à la Russie. Son activité d’espionnage, débutée dans les années 1980, est considérée comme l’une des plus graves infiltrations de l’histoire américaine. Il plaidera coupable et sera condamné à la prison à perpétuité.

2000 – Sortie du film “Pitch Black” aux États-Unis et au Québec
Le 18 février 2000 sort en salles aux États-Unis et au Québec le film de science-fiction Pitch Black, réalisé par David Twohy et porté par Vin Diesel. Le long-métrage raconte la survie de passagers d’un vaisseau spatial sur une planète hostile plongée dans l’obscurité. Son succès critique et commercial lancera la franchise centrée sur le personnage de Riddick.

1943 – Arrestation des membres de “La Rose blanche”
Le 18 février 1943, à Munich, les étudiants Hans et Sophie Scholl sont arrêtés après avoir distribué des tracts anti-nazis à l’université. Membres du mouvement de résistance “La Rose blanche”, ils dénonçaient les crimes du régime hitlérien. Jugés rapidement par le Tribunal du peuple, ils seront exécutés quelques jours plus tard, devenant des symboles du courage moral.

1932 – Proclamation du Mandchoukouo par le Japon
Le 18 février 1932, l’empire du Japon instaure en Mandchourie l’État du Mandchoukouo, présenté comme indépendant mais en réalité contrôlé par Tokyo. Installé après l’invasion de la région chinoise, ce régime fantoche est confié nominalement à l’ex-empereur Puyi. L’événement accroît les tensions en Asie orientale et annonce l’expansionnisme japonais des années 1930.

1930 – Découverte de Pluton par Clyde Tombaugh
Le 18 février 1930, l’astronome américain Clyde William Tombaugh identifie un nouvel astre au Lowell Observatory en Arizona : Pluton. Longtemps considérée comme la neuvième planète du Système solaire, elle sera reclassée en planète naine en 2006. Cette découverte marque une étape importante dans l’exploration et la compréhension des confins du système solaire.

1913 – Élection de Raymond Poincaré à la présidence française
Le 18 février 1913, Raymond Poincaré est élu président de la République française par l’Assemblée nationale. Juriste et homme d’État expérimenté, il occupe la fonction à la veille de la Première Guerre mondiale. Son mandat sera marqué par la défense des alliances françaises et la gestion des débuts du conflit en 1914.

1911 – Premier transport postal par avion par Henri Péquet
Le 18 février 1911, l’aviateur français Henri Péquet effectue en Inde le tout premier transport officiel de courrier par avion, entre Allahabad et Naini. À bord d’un biplan, il transporte environ 6 500 lettres sur une courte distance. Cette initiative pionnière ouvre la voie au développement de l’aviation postale et des futures lignes aériennes commerciales.

Les naissances et décès notables

1962 – Naissance de Marianne James, auteur-compositeur, chanteuse et comédienne française
1954 – Naissance de John Travolta, acteur et danseur américain
1898 – Naissance de Enzo Ferrari, pilote et constructeur automobile italien

1967 – Décès de Robert Oppenheimer, physicien américain
1906 – Décès de John B. Stetson, créateur et fabricant de chapeaux américain
1902 – Décès de Charles Lewis Tiffany, bijoutier-joaillier américain, fondateur de Tiffany & Co
1878 – Décès de John Tunstall, homme d’affaires et éleveur anglo-américain, protagoniste et 1re victime de la « guerre du comté de Lincoln »
1564 – Décès de Michel-Ange (Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni), peintre, sculpteur, poète et artiste italien
1546 – Décès de Martin Luther, réformateur religieux du protestantisme
1294 – Décès de Kubilai Khan, souverain mongol




Un peu de bonne humeur

Autres brèves de comptoir

😏 «Le spermatozoïde, s'il savait qu'il allait faire un gosse, peut-être qu'il irait pas».

🤨 «Les esclaves au moins, ils avaient du boulot!»

🥴 «Il faudrait qu'à l'auto-école, on nous apprenne à conduire bourrés, on apprend bien la conduite sur glace».

 

Un truc pour évacuer

😏 Ton mec t'énerves en ce moment. Alors écoute mon conseil : écris tout ce que tu lui reproche sur un bout de papier et ensuite brûle-le. Tu verras ça fais un bien fou.

😳 Mais qu'est-ce que je fais du bout de papier après ?

Gare aux cachalots ! – 2

À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.

Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.

Reportage de Paul Linnman

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Savais-tu ?

Quand les Britanniques rêvent d’un porte-avions en glace

En pleine Seconde Guerre mondiale, alors que les sous-marins allemands déciment les convois alliés au milieu de l’Atlantique, les Britanniques imaginent une solution aussi audacieuse qu’insolite : construire un porte-avions géant… en glace.

En 1942, la bataille de l’Atlantique bat son plein. Les U-Boote attaquent les navires de ravitaillement dans une zone centrale hors de portée des avions basés à terre. Pour combler ce « vide » stratégique, l’inventeur Geoffrey Pyke et l’amiral Lord Mountbatten proposent au Premier ministre Winston Churchill un projet fou : un porte-avions insubmersible, capable de stationner en plein océan et de lancer des avions pour protéger les convois.

La glace pure s’avère trop fragile. Les ingénieurs développent alors le pykrete, un matériau composite mélangeant environ 86% de glace et 14% de pâte de bois. Plus résistant que la glace normale, plus lent à fondre, il nécessite toutefois un système de réfrigération interne pour être maintenu à environ −16 °C. Les plans initiaux prévoient un navire de 610 mètres de long, 100 mètres de large, avec des flancs de 12 mètres d’épaisseur et un déplacement de plus de 1,8 million de tonnes. Un véritable iceberg artificiel, construit à partir de 280 000 blocs de glace.

Pour tester le concept, les Britanniques choisissent le lac Patricia, dans le parc national de Jasper (Alberta, Canada). En 1943, un prototype réduit de 18 mètres sur 9, pesant environ 1 000 tonnes, est construit en secret par des objecteurs de conscience. Équipé d’un moteur de 1 cheval-vapeur pour alimenter son système de refroidissement, le modèle flotte librement après avoir été détaché de la glace du lac. Le prototype résiste tout l’été avant de fondre et de couler lorsque le réfrigérateur est éteint en juin. Ses vestiges reposent toujours au fond du lac, redécouverts par des plongeurs en 1985.

Malgré les essais prometteurs, le projet Habakkuk est officiellement abandonné en décembre 1943. Plusieurs raisons expliquent cette décision : les progrès de l’aviation permettent bientôt de couvrir tout l’Atlantique depuis des bases terrestres, notamment après l’obtention de bases aux Açores ; la construction de porte-avions d’escorte en acier, plus petits et mobiles, s’avère plus efficace et moins coûteuse ; le coût énergétique et logistique pour maintenir un navire de cette taille à basse température est jugé prohibitif.

Bien que jamais concrétisé, le projet Habakkuk reste l’un des épisodes les plus délirants et ingénieux de la Seconde Guerre mondiale. Il illustre l’audace — et parfois l’utopie — des solutions envisagées par les Alliés face à la menace allemande.

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Astuce

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d'aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l'alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Pavel Danilyuk - Pexels

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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