Bonne fête aux Gabin
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1986 – Lancement du premier module de la station spatiale MIR
Le 19 février 1986, l’Union soviétique lance en orbite le module central de la station spatiale Mir. Première station modulaire habitée de façon continue, Mir devient un laboratoire scientifique majeur en microgravité. Occupée jusqu’en 2001, elle symbolise l’expertise spatiale soviétique puis russe et prépare la coopération internationale qui donnera naissance à la Station spatiale internationale.
1973 – Vol du cercueil de Philippe Pétain sur l’île d’Yeu
Le 19 février 1973, un commando d’extrême droite dérobe le cercueil de Philippe Pétain dans le cimetière de l’île d’Yeu. Les auteurs souhaitent transférer la dépouille à Douaumont, près de Verdun, pour réhabiliter sa mémoire militaire. Rapidement retrouvée, la dépouille est réinhumée. L’affaire ravive les tensions autour de l’héritage du régime de Vichy.
1954 – Transfert de la Crimée à la République socialiste d’Ukraine
Le 19 février 1954, le Présidium du Soviet suprême décide de transférer l’oblast de Crimée de la République socialiste fédérative soviétique de Russie à la République socialiste soviétique d’Ukraine. Présenté comme un geste symbolique d’amitié, ce changement administratif aura d’importantes conséquences géopolitiques après la dissolution de l’URSS en 1991.
1919 – Attentat manqué contre Georges Clemenceau
Le 19 février 1919, le président du Conseil français Georges Clemenceau est blessé lors d’une tentative d’assassinat à Paris par l’anarchiste Émile Cottin. Touché par balle, il survit à l’attaque. L’événement survient en pleine Conférence de la paix à la fin de la Première Guerre mondiale et renforce encore son image d’homme d’État déterminé.
1913 – Pedro Lascuráin, président du Mexique pendant une heure
Le 19 février 1913, Pedro Lascuráin devient président du Mexique pour environ une heure, dans le contexte chaotique de la Révolution mexicaine. Nommé brièvement afin de respecter la succession constitutionnelle après la démission forcée de Francisco Madero, il démissionne aussitôt, permettant au général Victoriano Huerta de prendre le pouvoir.
1838 – Agression de Jane Alsop par Jack Talons-à-Ressort
Le 19 février 1838, à Londres, Jane Alsop affirme avoir été agressée par une mystérieuse figure connue sous le nom de “Jack Talons-à-Ressort” (Spring-heeled Jack). Ce personnage énigmatique, décrit comme capable de bonds extraordinaires, alimente la panique et les rumeurs. L’affaire devient l’un des premiers mythes urbains largement relayés par la presse victorienne.
1788 – Fondation de la Société des amis des Noirs
Le 19 février 1788, à Paris, est fondée la Société des amis des Noirs, première organisation française militant pour l’abolition de l’esclavage et la fin de la traite négrière. Composée d’intellectuels et de personnalités politiques, elle joue un rôle important dans les débats révolutionnaires menant à la première abolition de l’esclavage en 1794.
Les naissances et décès notables
1981 – Naissance de Beth Ditto, auteur-compositrice-interprète américaine
1980 – Naissance de Charlie Bruneau, actrice française
1980 – Naissance de Steevy Boulay, chroniqueur télé français
1976 – Naissance de Maxime Chattam, romancier français
1967 – Naissance de Benicio del Toro, acteur américain
1963 – Naissance de Seal (Henry Olusegun Adeola Samuel), auteur-compositeur et interprète britannique
2022 – Décès de Jean-Luc Brunel, entrepreneur français du mannequinat, impliqué et accusé dans l’affaire Epstein de trafic sexuel
2019 – Décès de Karl Lagerfeld, grand couturier, stylicien, photographe, réalisateur et éditeur allemand
2016 – Décès de Umberto Eco, Écrivain et philosophe italien
2001 – Décès de Charles Trenet, auteur et chanteur français
1997 – Décès de Deng Xiaoping, dirigeant chinois
1951 – Décès de André Gide, écrivain français, Prix Nobel de littérature en 1947
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
La relativité ce n’est pas si compliqué
🥴 La relativité ?… c'est pas bien compliqué mon Bébert… pour aller de chez toi au bar, tu mets 5 min à pied,… vrai ?
😵💫 Ouuui, à peu près.
🥴 Et pourtant pour rentrer, te faudra bien 1 heure 30.
😵💫 Oulà, minimum.
Château et fantôme
Pendant les vacances de Noël, un touriste français visite un château en Écosse. Un peu impressionné par ce lieu qui lui semble hanté, il demande à son guide :
– Avez-vous déjà été confronté à un fantôme dans ce château ?
– Non, jamais. Et pourtant j’y habite depuis 400 ans.
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
La « Kangaroo route »
La Kangaroo Route est la liaison aérienne emblématique entre l’Australie et le Royaume-Uni, popularisée par Qantas. À l’origine, elle relie Sydney à Londres en passant par plusieurs escales. Elle symbolise l’essor des très longs courriers au milieu du XXème siècle.
Au moment de sa création, en 1947, le trajet suit une succession de « sauts » : Sydney, Darwin, Singapore, Calcutta, Karachi, Le Caire, puis l’Europe avant Londres. Ce voyage dure alors plusieurs jours et nécessite de nombreuses escales pour le ravitaillement, le repos des équipages et les correspondances. Le premier vol transporte 29 passagers et 11 membres d’équipage.
L’appareil utilisé est le Lockheed Constellation, un avion de ligne américain à hélices, célèbre pour son triple empennage et sa silhouette élégante. Il marque l’âge d’or du transport aérien en offrant davantage de confort et d’autonomie sur les longues distances. Le prix du billet aller simple en 1947 s’élève à £195, tandis que l’aller-retour coûte £585 - l'équivalent de 89 400 $ en 2022, soit 130 semaines de salaire moyen -, ce qui en fait alors un voyage prestigieux et coûteux.
Astuce
Oter une tache de cambouis
Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!
Un instant en ce bas monde

Une belle assiette de restaurant, soigneusement dressée, a ce pouvoir singulier d’éveiller l’appétit avant même la première bouchée. La table sublime le plat presque autant que le talent du chef lui-même ; la cuisine, après tout, est un art qui mériterait sans doute d’être reconnu au même rang que la peinture ou la littérature.
La photographie de cette assiette en est la preuve éclatante. Elle est magnifique — et pourtant vide. Parfaitement nettoyée, elle témoigne à elle seule de l’excellence du mets qu’elle a porté. N’est-ce pas là le plus beau des compliments ? Quelle joie de deviner, à travers ce simple cliché, que l'auteur s'est régalés.
Mais ne nous attardons pas trop sur ces souvenirs numériques de vacances : pendant ce temps, les coquillettes jambon-beurre refroidissent. Et elles, hélas, ne bénéficieront d’aucune mise en scène artistique.
Reste néanmoins ce petit bonheur : celui d’avoir des amis assez attentionnés pour partager, même à distance, l’écho d’un moment d’exception — fût-ce à travers la plus humble des images, celle d’une assiette vide.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
