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12 MARS

Bonne fête aux Rosine

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2009 – Bernard Madoff plaide coupable lors de son procès

Le 12 mars 2009, Bernard Madoff plaide coupable devant un tribunal fédéral de New York pour onze chefs d’accusation, dont fraude et blanchiment d’argent. Son système de cavalerie financière, la plus grande escroquerie de type Ponzi de l’histoire, avait lésé des milliers d’investisseurs pour un montant estimé à 65 milliards de dollars. Condamné à 150 ans de prison, il mourra incarcéré en avril 2021 à l’âge de 82 ans.

2001 – Daft Punk sort Discovery

Le 12 mars 2001, le duo électronique français Daft Punk, composé de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, publie son deuxième album studio, Discovery. Quatre ans après Homework, cet opus explore des sonorités plus mélodiques et pop, mêlant disco, funk et électronique. Porté par des singles emblématiques comme One More Time et Harder, Better, Faster, Stronger, l’album s’impose comme un jalon majeur de la musique électronique mondiale.

1938 – Entrée de la Wehrmacht en Autriche : l’Anschluss

Le 12 mars 1938 à l’aube, les troupes allemandes franchissent la frontière autrichienne sans rencontrer de résistance. Cet Anschluss, ou rattachement, consacre l’annexion de l’Autriche au IIIe Reich, qu’Hitler, lui-même autrichien, appelait de ses vœux depuis longtemps. Accueilli par une partie de la population avec enthousiasme, il est officialisé le lendemain par un décret. La communauté internationale, malgré son inquiétude, ne réagit pas militairement.

1930 – Début de la Marche du sel de Gandhi

Le 12 mars 1930, Mahatma Gandhi quitte son ashram de Sabarmati avec 78 disciples pour entamer une marche de 390 kilomètres vers la mer d’Oman. Objectif : produire du sel en défiant le monopole colonial britannique qui en interdisait la fabrication aux Indiens. Arrivé à Dandi le 5 avril, il ramasse symboliquement du sel sur la plage. Cet acte de désobéissance civile non-violente galvanise le mouvement indépendantiste indien et retentit dans le monde entier.

1913 – La ville de Canberra reçoit son nom officiel

Le 12 mars 1913, la future capitale fédérale australienne reçoit officiellement son nom lors d’une cérémonie de pose de la première pierre à laquelle assistent le gouverneur général et son épouse, Lady Denman, qui prononce le nom. Canberra, dont l’étymologie proviendrait d’un mot aborigène signifiant « lieu de rencontre », avait été choisie comme compromis entre Sydney et Melbourne, toutes deux candidates à devenir la capitale du Commonwealth d’Australie.

222 – Héliogabale est assassiné et son cadavre jeté dans le Tibre

Le 12 mars 222, l’empereur romain Héliogabale, âgé d’à peine 18 ans, est assassiné par la garde prétorienne avec sa mère Soémias, complices de ses excès. Son règne de quatre ans avait scandalisé Rome par ses frasques, sa dévotion au dieu solaire Baal et son mépris des traditions romaines. Son cadavre est traîné dans les rues de la ville, jeté dans le Tibre, tandis que son successeur et cousin Sévère Alexandre lui est immédiatement substitué.

Les naissances et décès notables

1985 – Naissance de Stromae (Paul Van Haver), auteur-compositeur et interprète belge
1953 – Naissance de Nelson Monfort, homme de télévision français, journaliste sportif commentateur (patinage artistique)
1946 – Naissance de Liza Minnelli, chanteuse, danseuse et actrice américaine

2023 – Décès de Dick Fosbury, athlète de saut en hauteur américain
2021 – Décès de Goodwill Zwelithini kaBhekuzulu, roi zoulou sud-africain
2020 – Décès de Tonie Marshall, actrice et cinéaste franco-américaine
2015 – Décès de Terry Pratchett, écrivain britannique
2008 – Décès de Lazare Ponticelli, dernier poilu français
2001 – Décès de Robert Ludlum, écrivain américain
1999 – Décès de Yehudi Menuhin, musicien et chef d’orchestre américain



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Le dosage des pâtes

🥂🍹🍸 Les invités sont là, l’apéritif s’éternise joyeusement et tout se passe à merveille. Mais arrive le moment fatidique : il faut lancer les pâtes.

🤔 Et soudain, le doute. Combien en mettre ? Trop peu, et vous condamnez vos convives à repartir le ventre creux. Trop, et vous voilà engagé dans une semaine entière de recyclage culinaire.

💡 Heureusement, il existe une règle infaillible : comptez une bonne poignée par personne… puis, par sécurité, versez le reste du paquet.

 

Schizophrène, ça se soigne

😏 Avant j'étais schizophrène.
😲 Et alors ? Tu as consulté un psy ?
😏 Oui et maintenant je peux dire que nous allons beaucoup mieux.

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

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Savais-tu ?

L’eau la plus radioactive de France

L’eau de Bussang coule toujours, fraîche et pétillante, dans un petit kiosque libre d'entrée. Aujourd’hui, elle séduit par son goût franc et son histoire. Jadis, on la vante comme « l’eau la plus radioactive de France », une formule tapageuse qui fait sourire mais qui dit beaucoup de l’imaginaire thermal de l’époque.

À la Belle Époque, la radioactivité naturelle des sources froides fascine. Les analyses de 1908–1909 placent Bussang parmi les eaux minérales les plus actives, et les étiquettes publicitaires s’en emparent. On boit cette eau ferrugineuse, gazeuse, légèrement arsenicale, pour ses vertus toniques, et l’on répète, entre deux gorgées, qu’elle vient du sous-sol le plus « vivant » de France.

La réalité est que l’eau de Bussang est bien une eau minérale naturellement radioactive, mais à des niveaux très faibles et non dangereux pour la santé dans les conditions normales de consommation. En 1908–1909, les chimistes Laborde et Moureux mesurent la radioactivité de plusieurs sources de Bussang (Grande Salmade, Petite Salmade, Demoiselles) et concluent qu’il s’agit d’eaux minérales froides radioactives, un cas rare à l’époque.

Aujourd’hui, la Source Marie garde son charme discret. Les curieux s’arrêtent, remplissent une gourde, goûtent cette eau qui sent le fer et le granit. La légende radioactive s’estompe, mais le récit reste.

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Astuce

Du vinaigre blanc dans le sac poubelle ?

Une astuce de saison, simple et maligne : le vinaigre blanc peut aider à garder les mouches à distance et à décourager chats et chiens trop curieux, à condition de l’intégrer à une bonne hygiène de la poubelle. En été, quand la chaleur accélère les odeurs, ce geste tout simple peut faire une vraie différence. Pulvérisé à l’intérieur du sac ou sur les parois du bac, le vinaigre blanc aide surtout à limiter les effluves qui attirent toutes sortes d'animaux.

Au final, c’est une solution pratique, économique et facile à adopter au quotidien. Sans promettre de miracle, elle peut contribuer à rendre la poubelle plus discrète, plus propre et moins tentante mais bien évidemment, cela ne remplace pas les gestes de base : un sac bien fermé, une poubelle régulièrement vidée, un fond du bac propre et sec.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Ron Lach - Pexels

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.

Ce petit rien qui devient vite un tout.

Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.

Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.

Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.

C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.

Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !

Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »

La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.

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Espace lecture

Ravage (1947) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

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