Bonne fête aux Casimir
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1970 – Le sous-marin français Eurydice coule au large de Saint-Tropez
Le 4 mars 1970, le sous-marin français Eurydice disparaît au large de Saint-Tropez avec 57 marins à bord. L’épave est localisée à plus de 700 mètres de profondeur en Méditerranée. Les causes exactes du naufrage demeurent incertaines. Ce drame survient deux ans après la perte de la Minerve et marque durablement la marine nationale française.
1960 – Explosion du cargo français La Coubre dans le port de La Havane
Le 4 mars 1960, le cargo français La Coubre explose dans le port de La Havane alors qu’il décharge des munitions. L’explosion puis une seconde déflagration font plus d’une centaine de morts. Les autorités cubaines accusent les États-Unis de sabotage. L’événement renforce les tensions entre Cuba et Washington dans le contexte de la Guerre froide.
1941 – Opération Claymore sur les îles Lofoten, pendant la 2nde Guerre mondiale
Le 4 mars 1941, les commandos britanniques lancent l’Operation Claymore contre les îles Lofoten en Norvège occupée. L’opération vise à détruire des installations produisant de l’huile de poisson utilisée par l’Allemagne nazie. Ce raid éclair est un succès tactique et constitue l’une des premières actions offensives britanniques sur le sol contrôlé par le Reich.
1936 – 1er vol du LZ 129 Hindenburg, plus grand dirigeable commercial jamais réalisé
Le 4 mars 1936, le LZ 129 Hindenburg effectue son premier vol en Allemagne. Long de 245 mètres, il est alors le plus grand dirigeable commercial jamais construit. Symbole du prestige aéronautique allemand, il assure des liaisons transatlantiques avant de s’embraser en mai 1937 à Lakehurst, catastrophe qui met fin à l’ère des grands dirigeables.
1925 – Signature du traité de Porvenir entre les indiens Kunas et l’état de Panama
Le 4 mars 1925 est signé le traité de Porvenir entre les représentants du peuple Kuna et l’État panaméen. Cet accord met fin à une insurrection déclenchée pour défendre l’autonomie et les traditions indigènes. Il reconnaît certains droits culturels et territoriaux aux Kunas, constituant une étape importante dans la reconnaissance des peuples autochtones au Panama.
1922 – 1ère sortie en Allemagne du film “Nosferatu le vampire”
Le 4 mars 1922 sort en Allemagne Nosferatu, réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau. Inspiré du roman Dracula de Bram Stoker, le film d’expressionnisme allemand marque l’histoire du cinéma fantastique. L’interprétation de Max Schreck en vampire reste l’une des plus marquantes du genre.
1831 – Abolition définitive de la traite des esclaves en France
Le 4 mars 1831, sous la monarchie de Juillet, une loi interdit définitivement la traite négrière française. Elle renforce les engagements pris après le Congrès de Vienne et prévoit des sanctions contre les contrevenants. Bien que l’esclavage subsiste encore dans les colonies jusqu’en 1848, cette mesure marque une étape décisive vers son abolition complète.
1797 – Début de mandat du président américain John Adams en 1797 jusqu’à Franklin Delano Roosevelt en 1933
Le 4 mars 1797, John Adams prête serment comme deuxième président des États-Unis. Jusqu’en 1933, date de l’investiture de Franklin D. Roosevelt, le 4 mars demeure la date officielle d’entrée en fonction des présidents américains, avant d’être déplacée au 20 janvier par le 20e amendement.
1790 – La création des départements français prend effet
Le 4 mars 1790 entre en application la division du territoire français en 83 départements, décidée par l’Assemblée constituante durant la Révolution française. Cette réforme administrative vise à uniformiser et rationaliser l’organisation du pays, remplaçant les anciennes provinces par des entités de taille comparable, administrées par des autorités élues.
Les naissances et décès notables
1984 – Naissance de Juliette Armanet, chanteuse française
1979 – Naissance de Julia de Funès, philosophe française
1968 – Naissance de Patsy Kensit (Patricia Jude Francis Kensit), actrice et chanteuse anglaise
1955 – Naissance de Dominique Pinon, acteur français
2019 – Décès de Luke Perry, acteur américain
2013 – Décès de Jérôme Savary, acteur, metteur en scène, directeur de théâtre et de théâtre musical français
2004 – Décès de Claude Nougaro, chanteur français
1997 – Décès de Paul Préboist, acteur français
Paul Préboist est un acteur français connu pour ses rôles comiques secondaires au cinéma et à la télévision. Né le 21 février 1927 à Marseille, il grandit dans un milieu provençal et commence sa carrière comme jockey avant de se lancer dans le spectacle. Il tourne dans plus de 120 films entre 1948 et 1992, souvent avec son accent marseillais et son air jovial, et excelle aussi à la radio, au théâtre et à la télévision dans des productions festives.
Il participe à des classiques comme « La Grande Vadrouille », « Le Gendarme en balade » ou « Hibernatus », aux côtés de figures comme Louis de Funès. À la radio, il collabore avec Pierre Dac et Francis Blanche dans « Bons baisers de partout », tandis qu’au théâtre, il joue dans « Le Dindon » de Feydeau ou « Extra-Muros » de Raymond Devos. Retiré en 1994 pour élever des chevaux, une rue de Marseille porte son nom.
Paulo brille particulièrement dans les « navets » ou nanars des années 1970-1980, avec des titres absurdes et un humour potache. Des films comme :
– Le Plumard en folie (1973)
– Y’a un os dans la moulinette (1974)
– Les Bidasses aux grandes manœuvres (1981)
– Mon curé chez les nudistes (1982),
– Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (1982)
– Superflic se déchaîne (1983)
– L’émir préfère les blondes (1983)
1832 – Décès de Jean-François Champollion, égyptologue français
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Prêt entre amis
Deux couples d’amis jouent aux cartes.
Claude fait tomber ses cartes par terre et en se baissant pour les ramasser sous la table, il s’aperçoit que la copine de David, Jessica, n’a pas de culotte ! Surpris, il se cogne la tête et ressort tout rouge.
Plus tard quand il va à la cuisine chercher quelques bières, Jessica le suit et demande : As-tu vu quelque chose qui te plaisait sous la table ?
Claude dit : Oui, ça m’a plu !
Elle lui fait un clin d’oeil, sourit et dit: Tu peux l’avoir pour 100 euros.
Après une ou deux minutes d’hésitation, Claude répond qu’il est intéressé. Elle lui dit que puisque David travaille les vendredis après-midi et pas Claude, qu’il vienne chez elle vendredi vers 14h00. Ce qu’il fit bien sur.
Après avoir payé les 100 euros, ils vont dans la chambre et font l’amour dans toutes les positions pendant 2 heures puis Claude s’en va.
David rentre vers 18h00 et demande : Est-ce que Claude est venu cet après-midi ?
Choquée, Jessica répond : Oui, il est passé quelques minutes.
– Et est-ce qu’il t’a donné 100 euros ?
(Elle pense: « Zut, il est au courant ! »)
A regret : Oui, il m’a donné 100 euros.
– Très bien, dit David, Claude est passé à mon bureau ce matin et m’a emprunté 100 euros et il a dit qu’il passerait chez nous pour me les rendre. C’est super d’avoir des amis honnêtes !
Offrir des fleurs sans raison
😳 Hier j'ai offert des fleurs à ma femme, sans raison… il faut dire que j'avais une bonne raison.
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
On est loin d’avoir épuisé le pétrole mondial
Une idée très répandue veut que le prix du pétrole augmente mécaniquement à mesure que les réserves diminuent. La réalité est plus subtile, presque paradoxale : lorsque le prix du pétrole monte, les réserves exploitables peuvent elles aussi augmenter.
Tout dépend, en fait, de ce que l’on appelle un « stock de pétrole ».
La quantité totale de pétrole présente dans le sous-sol terrestre diminue bien à mesure que nous la brûlons dans les moteurs, les chaudières ou les usines. À l’échelle humaine, ce pétrole ne se reconstitue pas : sa formation naturelle demande des millions d’années. Mais les réserves pétrolières ne désignent pas tout le pétrole existant sous terre. Elles correspondent à la part que l’on peut extraire avec les techniques disponibles, dans des conditions économiquement rentables.
Or, un gisement n’est presque jamais exploité jusqu’à la dernière goutte. Une partie du pétrole demeure prisonnière de la roche, trop profonde, trop visqueuse, trop dispersée ou simplement trop coûteuse à récupérer. Tant que son extraction coûte davantage que ce qu’elle rapporte, elle n’est pas comptabilisée comme une réserve rentable : elle reste dans le sous-sol, en attente de jours meilleurs.
Si le prix du baril augmente, l’équation change. Des gisements auparavant jugés trop chers deviennent exploitables. On peut alors investir dans des forages plus complexes, injecter de l’eau, du gaz ou de la vapeur pour extraire davantage de pétrole, ou développer des ressources dites « non conventionnelles », comme les sables bitumineux et le pétrole de schiste.
C’est notamment ce mécanisme qui a permis l’essor spectaculaire de la production américaine de pétrole de schiste. Pendant longtemps, ces hydrocarbures étaient connus, mais leur extraction demeurait trop coûteuse. La hausse des prix, associée aux progrès techniques — forage horizontal et fracturation hydraulique — a fini par rendre leur exploitation rentable à grande échelle.
Autrement dit, la planète ne crée pas du pétrole supplémentaire lorsque le baril devient cher. En revanche, une hausse des prix transforme du pétrole déjà connu, mais auparavant inaccessible ou non rentable, en pétrole compté parmi les réserves exploitables.
Cela ne signifie pas que le pétrole soit une ressource infinie, ni que son extraction puisse progresser sans limites. Les nouveaux gisements sont souvent plus coûteux, plus difficiles à exploiter et plus lourds sur le plan environnemental. Mais cela explique pourquoi les estimations de réserves mondiales peuvent augmenter alors même que l’humanité continue de consommer du pétrole chaque jour : ce ne sont pas les molécules qui se multiplient, c’est la part économiquement récupérable qui s’élargit.
Il est pas beau ce monde ! 😏
Astuce
Glaçons à la plancha
Après la cuisson, laissez la plancha légèrement chaude (plus tiède que brûlante), jetez quelques glaçons sur la surface puis poussez la glace fondue et les résidus avec une spatule en bois ou une raclette vers le bac à graisse — la vapeur et le choc thermique ramollissent et décollent la graisse sans frotter.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
