Bonne fête aux Joseph
Sommaire
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1945 – Hitler ordonne la destruction des infrastructures allemandes
Le 19 mars 1945, Adolf Hitler signe le décret dit « ordre Néron », intimant aux forces allemandes de détruire toutes les infrastructures du Reich — ponts, routes, usines, voies ferrées — pour les soustraire à l’avancée alliée. Albert Speer, ministre de l’Armement, sabote discrètement son application, convaincu que l’Allemagne aurait besoin de ces infrastructures pour survivre à l’après-guerre.
1914 – Création de La Madelon
Le 19 mars 1914, la chanson La Madelon, écrite par Louis Bousquet et composée par Camille Robert, est déposée à la SACEM. Interprétée par Polin puis par Bach, elle devient dès 1914 l’hymne populaire des poilus de la Grande Guerre. Son refrain entraînant, évoquant une serveuse de cantine accueillant les soldats, en fait un symbole de la France combattante et du moral des troupes au front.
1907 – L’assassinat du docteur Mauchamp déclenche la campagne du Maroc
Le 19 mars 1907, le médecin français Émile Mauchamp est assassiné par une foule hostile à Marrakech. Accusé d’espionnage, il devient le prétexte attendu par la France pour intervenir militairement au Maroc. Le général Lyautey occupe Oujda dès le mois suivant. Cet événement amorce la pénétration française au Maroc, qui aboutira au traité du Protectorat en 1912.
1895 – Tournage du premier film de l’histoire du cinématographe
Le 19 mars 1895, Louis Lumière filme à Lyon La Sortie de l’usine Lumière, considéré comme le tout premier film de l’histoire du cinéma. Tourné à l’aide du cinématographe, appareil breveté quelques semaines plus tôt, il montre des ouvriers quittant l’usine familiale. Long d’environ 46 secondes, ce film muet en noir et blanc est présenté publiquement pour la première fois le 28 décembre 1895 à Paris.
1885 – Inauguration de la crypte de la Sagrada Familia
Le 19 mars 1885, la crypte de la Sagrada Familia est inaugurée à Barcelone, en la fête de saint Joseph, patron de l’église. Les travaux, initiés par l’architecte Francisco de Paula del Villar, venaient d’être repris par Antoni Gaudí, qui en fera l’œuvre de sa vie. Plus d’un siècle plus tard, la basilique demeure inachevée, bien qu’elle ait été consacrée par le pape Benoît XVI en 2010.
1817 – Départ de l’affaire Fualdès
Le 19 mars 1817, le corps de Joseph-Bernardin Fualdès, ancien procureur impérial de Rodez, est retrouvé dans l’Aveyron. Assassiné la veille, il avait été égorgé dans une maison mal famée. L’affaire passionne la France entière : le procès, émaillé de rebondissements et de faux témoignages, donne lieu à plusieurs procédures judiciaires et inspirera romanciers et dramaturges pendant des décennies.
1687 – Assassinat de René-Robert Cavelier de La Salle
Le 19 mars 1687, l’explorateur français René-Robert Cavelier de La Salle, découvreur de l’embouchure du Mississippi et fondateur de la Louisiane, est assassiné par certains de ses propres hommes quelque part au Texas, lors d’une expédition désastreuse. Cherchant à rejoindre le Mississippi par voie terrestre depuis le golfe du Mexique, il était épuisé, et ses compagnons avaient fomenté un complot contre lui.
Les naissances et décès notables
1982 – Naissance de Nicole Ferroni, comédienne et humoriste française
1955 – Naissance de Bruce Willis, acteur américain
1947 – Naissance de Glenn Close, actrice américaine
1936 – Naissance de Ursula Andress, actrice suisse
2008 – Décès de Arthur C. Clarke, écrivain britannique
1950 – Décès de Edgar Rice Burroughs, écrivain américain, créateur de Tarzan
1943 – Décès de Frank Nitti, gangster italo-américain
1907 – Décès du docteur Émile Mauchamp, assassinat qui déclenche la campagne du Maroc
1687 – Décès de René-Robert Cavelier de la Salle, explorateur français assassiné par ses hommes
Un peu de bonne humeur
Neurone esseulé
C’est un neurone qui par accident arrive dans un cerveau masculin, événement très rare mais ça arrive.
Bref, ce pauvre neurone se retrouve tout seul dans une grande boîte vide et noire.
« Hou, hou », crie ce petit neurone. Misère, pauvre petit neurone, personne ne lui répond.
« Hou, hou », crie encore le petit neurone et il n’entend que l’écho de sa propre voix.
Alors désespéré notre pauvre et brave petit neurone masculin s’installe dans un coin et se met à pleurer.
Soudain un autre petit neurone arrive tout essoufflé dans le cerveau masculin et crie à notre petit neurone en pleurs : « Hé bé ! Mais qu’est-ce que tu fous là, viens, on est tous en bas. »
Déménageur et santé – Anonyme
Quand on est déménageur, il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos.
Gare aux cachalots ! – 1
Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.
Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.
Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.
Un peu de français
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
« Sabir » ?
Le sabir est un système linguistique méditerranéen, mélange simplifié d'italien, d'espagnol, de français, d'arabe, de grec et de turc, utilisée du Moyen Âge au XIXe siècle pour le commerce, la navigation et les échanges entre chrétiens et musulmans dans les ports du bassin méditerranéen.
Vocabulaire restreint aux besoins pratiques, syntaxe minimale avec verbes à l'infinitif et phrases courtes ; son nom vient de "saber" (savoir en espagnol/provençal), comme dans "mi saber" (je sais) ou "mi no sabir" (je ne sais pas).
Né au haut Moyen Âge d'une proto-langue franque, il évolue avec les conquêtes musulmanes et l'expansion ottomane, variant par régions (italianisé à l'Est, espagnolisé à l'Ouest). Il disparaît au XIXe siècle avec les langues coloniales, devenant synonyme de charabia.
Savais-tu que...
Le boycott vient d’Irlande
Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent à un conflit agraire dans l'Irlande du XIXème siècle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.
Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gère les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particulièrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend très impopulaire auprès de la population irlandaise.
En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.
Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraîne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célèbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.
