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12 AVRIL

Bonne fête aux Jules

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1981 – 1er vol de la navette spatiale Columbia

Le 12 avril 1981, la navette spatiale Columbia (STS-1) décolle du centre spatial Kennedy pour son premier vol habité, marquant le début de l’ère des navettes spatiales réutilisables. Aux commandes, les astronautes John Young et Robert Crippen effectuent un vol orbital de 54 heures, prouvant la faisabilité de ce nouveau système de transport spatial. Ce succès ouvre la voie à 30 ans de missions de la NASA, jusqu’à la retraite des navettes en 2011.

1970 – Le sous-marin nucléaire d’attaque soviétique K-8 coule dans le Golfe de Gascogne

Le 12 avril 1970, le sous-marin nucléaire soviétique K-8, de classe November, sombre dans le golfe de Gascogne après un incendie à bord. L’équipage tente de remonter à la surface, mais le sous-marin coule par 4 680 mètres de fond, entraînant la mort de 52 marins. Seuls 22 survivent. Cet accident, l’un des pires de la marine soviétique, révèle les risques des sous-marins nucléaires et les lacunes en matière de sécurité.

1963 – Le sous-marin nucléaire soviétique K-33 percute un navire marchand finlandais

Le 12 avril 1963, le sous-marin nucléaire soviétique K-33 entre en collision avec le navire marchand finlandais Voima en mer Baltique. Bien que les dégâts soient limités, l’incident met en lumière les tensions de la guerre froide et les dangers de la navigation sous-marine en eaux fréquentées. Aucune victime n’est à déplorer, mais l’événement soulève des questions sur la discrétion et la sécurité des sous-marins nucléaires.

1961 – Youri Gagarine devient le 1er homme à effectuer un vol dans l’espace au cours de la mission Vostok 1

Le 12 avril 1961, le cosmonaute soviétique Youri Gagarine entre dans l’histoire en devenant le premier humain dans l’espace à bord de la capsule Vostok 1. Son vol, d’une durée de 108 minutes, consiste en une orbite complète autour de la Terre. Gagarine, symbole de la supériorité spatiale soviétique, est accueilli en héros à son retour. Cette date est aujourd’hui célébrée comme la Journée internationale du vol spatial habité.

1945 – Début de mandat du président américain Harry S. Truman

Le 12 avril 1945, Harry S. Truman prête serment en tant que 33ᵉ président des États-Unis, succédant à Franklin D. Roosevelt, décédé la veille. Truman, ancien vice-président, doit affronter la fin de la Seconde Guerre mondiale, prendre la décision d’utiliser la bombe atomique contre le Japon, et gérer le début de la guerre froide. Son mandat, marqué par des choix historiques, redéfinit le rôle des États-Unis sur la scène internationale.

1925 – Un escroc réussit à vendre la tour Eiffel

En avril 1925, Victor Lustig, un escroc notoire, réalise l’un des canulars les plus audacieux de l’histoire : il « vend » la tour Eiffel à un ferrailleur parisien, André Poisson. Se faisant passer pour un fonctionnaire, Lustig lui fait croire que la tour, devenue trop coûteuse à entretenir, doit être démontée et vendue comme ferraille. Poisson, dupé, lui remet un chèque avant de réaliser la supercherie. Lustig s’enfuit avec l’argent, mais sera finalement arrêté en 1930.

1831 – Le pont de Broughton en Angleterre est détruit par des soldats marchant au pas

Le 12 avril 1831, le pont suspendu de Broughton, près de Manchester en Angleterre, s’effondre sous le poids de 60 soldats marchant au pas cadencé. La résonance causée par leurs pas synchronisés provoque des vibrations destructrices, illustrant le phénomène de résonance mécanique. Cet accident, qui fait plusieurs blessés, conduit à l’interdiction pour les troupes de marcher au pas sur les ponts et inspire des études sur la stabilité des structures.

1807 – Fin de la mutinerie du régiment Froberg

Le 12 avril 1807, la mutinerie du régiment Froberg, un corps de mercenaires suisses au service de la France napoléonienne, prend fin après une répression sanglante. Les soldats, en révolte contre leurs conditions de vie et leurs officiers, avaient été encerclés par les troupes françaises. Cet épisode, bien que peu connu, illustre les tensions au sein des armées de l’Empire, composées en partie de mercenaires étrangers.

1803 – Mise en service du livret d’ouvrier

Le 12 avril 1803, le livret d’ouvrier est instauré en France par un décret de Napoléon Bonaparte. Ce document, obligatoire pour les travailleurs, sert à la fois de contrat de travail, de registre des salaires et de moyen de contrôle par les autorités. Bien que conçu pour protéger les ouvriers, il est aussi utilisé pour limiter leur mobilité et renforcer le contrôle social. Il restera en vigueur jusqu’en 1990.

467 – Anthémius devient empereur romain d’Occident

Le 12 avril 467, Anthémius est proclamé empereur romain d’Occident par l’empereur d’Orient Léon Ier. Ce général d’origine galloromaine, soutenu par les Wisigoths, tente de stabiliser un empire en déclin face aux invasions barbares. Son règne, marqué par des conflits avec les Vandales et les Goths, s’achève en 472 avec son exécution sur ordre du patrice Ricimer. Anthémius reste une figure des derniers soubresauts de Rome.

Les naissances et décès notables

1976 – Naissance de Jérôme Commandeur, humoriste et acteur français
1971 – Naissance de Nicholas Brendon, acteur américain
1971 – Naissance de Shannen Doherty, actrice américaine
1955 – Naissance de Jean-Louis Aubert, chanteur français
1947 – Naissance de Tom Clancy, romancier américain
1537 – Naissance de François de Civille, militaire français mort 3 fois

1989 – Décès de Sugar Ray Robinson, boxeur américain
1975 – Décès de Joséphine Baker, artiste américaine
1945 – Décès de Franklin Delano Roosevelt, 32e président des États-Unis de 1933 à 1945
1912 – Décès de Ernest Duchesne, médecin français, précurseur de la thérapie sur les antibiotiques



Un instant en ce bas monde

Photo de Kiro Wang - Pexels

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.

Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.

Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.

Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.

Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.

Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...

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Un peu de bonne humeur

Robinson niçois

Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.

Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant :  » Oh bonne mère enfin une île ! »

Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.

Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.

Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.

Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?

Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !

 

Bonheur d’être à la campagne – Anonyme

Quel bonheur de se promener à la campagne, c'est des paysans !

 

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

Savais-tu ?

« Pouacre » ?

Voilà un terme qui désigne une personne ou une chose extrêmement sale, laide ou répugnante, dans un registre familier et vieilli.​ Ce terme populaire, souvent employé comme injure, qualifie ce qui évoque la crasse ou le dégoût, comme un "vilain pouacre" ou une odeur "pouacre". Il s'utilise aussi pour une personne avare et sordide. D'origine ancienne française, issu du latin podager (lié à la goutte aux pieds), il évolue vers des acceptations de saleté ou de laideur dès le XIIIème siècle.

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