Bonne fête aux Marc
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2001 – Sortie du film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain
Le 25 avril 2001, le film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, réalisé par Jean-Pierre Jeunet, sort sur les écrans français. Ce conte poétique et visuellement enchanteur, avec Audrey Tautou dans le rôle-titre, raconte l’histoire d’une jeune serveuse parisienne qui décide de changer la vie des gens autour d’elle. Le film, acclamé par la critique, remporte quatre Césars et devient un succès international, exportant le charme de Montmartre et un style cinématographique unique.
1983 – Samantha Smith est invitée à visiter l’Union soviétique par Iouri Andropov
Le 25 avril 1983, Samantha Smith, une écolière américaine de 10 ans, reçoit une lettre d’invitation du dirigeant soviétique Iouri Andropov pour visiter l’URSS. Elle avait écrit à Andropov quelques mois plus tôt pour exprimer ses craintes d’une guerre nucléaire. Son voyage en juillet 1983, largement médiatisé, en fait une ambassadrice de la paix et un symbole d’espoir pendant la guerre froide. Samantha, surnommée « l’enfant la plus célèbre d’Amérique », meurt tragiquement dans un accident d’avion en 1985.
1974 – Révolution des Œillets au Portugal
Le 25 avril 1974, un coup d’État militaire pacifique, connu sous le nom de Révolution des Œillets, renverse la dictature de Marcelo Caetano au Portugal. Menée par le Mouvement des Forces Armées (MFA), cette révolution met fin à 48 ans de régime autoritaire (l’Estado Novo) et instaure la démocratie. Les soldats, portant des œillets dans le canon de leurs fusils, sont accueillis par une population en liesses. Cet événement marque aussi le début de la décolonisation des territoires portugais en Afrique.
1945 – Ouverture de la conférence de San Francisco
Le 25 avril 1945, la conférence de San Francisco s’ouvre avec la participation de 50 pays pour rédiger la charte des Nations unies. Cette rencontre, organisée alors que la Seconde Guerre mondiale touche à sa fin, vise à établir une organisation internationale pour maintenir la paix et la sécurité. Après deux mois de négociations, la charte de l’ONU est signée le 26 juin 1945, marquant la naissance d’une nouvelle ère de coopération internationale.
1892 – Attentat du Véry, une des premières attaques de l’Ère des attentats (1892–1894)
Le 25 avril 1892, une bombe explose au restaurant Véry, à Paris, faisant un mort et plusieurs blessés. Cet attentat, revendiqué par des anarchistes, marque le début d’une vague de violence connue sous le nom d’Ère des attentats (1892–1894). Les anarchistes, opposés à l’ordre bourgeois, multiplient les attaques à la bombe, semant la panique dans la capitale. Ces événements inspirent des lois répressives et une répression policière accrue, tout en alimentant les débats sur la liberté et la sécurité.
1859 – 1er coup de pioche de la construction du canal de Suez
Le 25 avril 1859, le premier coup de pioche est donné pour le creusement du canal de Suez, un projet pharaonique porté par Ferdinand de Lesseps. Ce canal, long de 163 km, doit relier la mer Méditerranée à la mer Rouge, révolutionnant le commerce maritime en évitant le contour de l’Afrique. Inauguré en 1869 après 10 ans de travaux, il devient une artère vitale du commerce mondial et un symbole de l’ingénierie du XIXe siècle.
1792 – 1ère exécution en France avec une guillotine
Le 25 avril 1792, Nicolas Jacques Pelletier, un voleur condamné à mort, devient la première personne exécutée en France avec la guillotine. Proposée à l’Assemblée nationale constituante par le docteur Guillotin, cette machine est conçue pour rendre les exécutions plus « humaines ». La guillotine, symbole de la Terreur pendant la Révolution française, sera utilisée jusqu’en 1977, marquant profondément l’histoire judiciaire et politique de la France.
1719 – 1ère parution du roman Robinson Crusoé
Le 25 avril 1719, le roman Robinson Crusoé, écrit par Daniel Defoe, est publié pour la première fois à Londres. Ce récit, inspiré de l’histoire vraie du marin Alexander Selkirk, raconte les aventures d’un naufragé sur une île déserte. Considéré comme l’un des premiers romans modernes, Robinson Crusoé devient un succès mondial et influence profondément la littérature d’aventure. Il reste un classique intemporel, célébrant la résilience et l’ingéniosité humaine.
Les naissances et décès notables
1982 – Naissance de Karine Ferri, animatrice de télévision française
1974 – Naissance du prince Louis de Bourbon, futur Louis XX
1969 – Naissance de Renée Zellweger, actrice américaine
1940 – Naissance de Al Pacino, acteur et réalisateur américain
1927 – Naissance de Albert Uderzo, auteur de bandes dessinées français
1920 – Naissance de Jean Carmet, acteur français
1917 – Naissance de Ella Fitzgerald, chanteuse américaine
1975 – Décès de Mike Brant, chanteur israélien
1968 – Décès de Félix Kir, chanoine, prêtre séculier, résistant et homme politique français, député-maire de Dijon
1744 – Décès de Anders Celsius, physicien suédois
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Ah le bon vieux temps
Le petit Nicolas demande à son grand-père :
– Dis papy c’était comment de ton temps ?
– Mon petit le monde à bien changé !
– Ah bon ?
– Et oui quand j’étais petit avec 20 francs j’allais à l’épicerie et je revenais avec un litre de lait, une livre de beurre, trois kilos de patates, un sac de thé, deux côtes de porc, du pain et des œufs.
– Et maintenant papy ?
– Et maintenant ce ne serait plus possible avec toutes ces caméras de surveillance.
Les cours du soir
Deux ouvriers prennent leur pause de midi, le premier dit :
– Tu connais Victor Hugo ?
– Non
– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !
Le lendemain, toujours le même :
– Tu connais Albert Einstein ?
– Non
– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !
Le surlendemain, ça recommence :
– Tu connais Karl Marx ?
– Non
– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !
Alors l’autre tout énervé lui demande :
– Et toi, tu connais Jean Dupont ?
– Non ???
– T’as tort, c’est celui qui baise ta femme pendant que tu suis les cours du soir !
Transport de cochons par drone
En Chine, un fermier ingénieux a décidé de faire voler ses porcs pour les acheminer à l’abattoir, prouvant que l’expression « quand les porcs voleront... » n’était qu’une question de temps – ou de drone mal calibré. Le 24 janvier 2026, dans le village reculé de Tongjiang, province du Sichuan, sa tentative d’hélicoptère improvisé a tourné au fiasco : la corde du drone s’est emmêlée dans une ligne électrique haute tension, laissant un cochon se balancer pittoresquement dans le ciel nuageux pendant que les villageois levaient les yeux, ébahis.
Le spectacle, immortalisé sur les réseaux sociaux, a privé le village d’électricité pendant dix longues heures, forçant une équipe de douze ouvriers à intervenir pour dénouer ce nœud gordien porcin, à un coût de 10 000 yuans (environ 1 100 £). Le fermier, anonyme mais visiblement dans le brouillard – il invoque une « faible visibilité » –, prévoyait d’acheminer plus de dix porcs ce jour-là, mais son ambition aérienne a été brutalement clouée au sol.
Bien que les drones soient courants en agriculture chinoise rurale, soulever des porcs au-dessus des lignes électriques ne semble pas être un éclair de génie. La facture risque d'être salée. Les autorités enquêtent : violation de zone interdite ou simple innovateur incompris ? En attendant, Tongjiang a appris à ses dépens que les porcs volants, ça casse peut-être les prix mais surtout les câbles.
Savais-tu ?
« Loi de Lynch » et « lynchage »
Le terme lynchage trouve son origine chez Charles Lynch, un planteur de Virginie et colonel de milice durant la guerre d’Indépendance américaine. En 1780, face à une situation d'urgence et à l'absence de procédure judiciaire adaptée, il décide de rendre une justice expéditive contre des loyalistes sans passer par les tribunaux ordinaires. Cette justice sommaire, qu’il qualifie lui-même de « loi de Lynch », repose sur des décisions prises sur le champ, avec des peines arbitraires allant de la prison à la flagellation. Le mot finit par désigner toute forme de justice rendue hors du cadre légal, souvent violente et appliquée par une foule.
Charles Lynch est officiellement juge de paix en Virginie, mais il s'improvise juge sommaire pendant la guerre, rendant des décisions dans son domaine sans respecter les procès classiques. Il craint que les accusés ne soient libérés ou protégés s’ils sont transférés à Richmond, d’où sa volonté d’agir sur place. Bien que ses pratiques soient initialement critiquées, notamment par Thomas Jefferson, elles sont par la suite justifiées par l'Assemblée générale, qui reconnaît le caractère d’urgence de la situation et annule les poursuites contre lui.
La « loi de Lynch » consiste à appliquer des sanctions immédiates et arbitraires, souvent sans preuve ni procès, pour maintenir l’ordre dans un contexte d’insécurité. Cette forme de justice n’obéit pas aux règles ni aux protections normales des accusés, ce qui la transforme en un pouvoir discrétionnaire dangereux, propice aux excès et aux abus.
Cette pratique se répand rapidement dans les territoires nouvellement conquis où la justice officielle est absente. Pendant la Reconstruction, après la guerre de Sécession, le lynchage devient une arme de terreur principalement dirigée contre les Afro-Américains dans le Sud, afin de maintenir la suprématie blanche. Le Ku Klux Klan et autres groupes suprémacistes utilisent ces lynchages pour intimider, brutaliser et tuer des victimes sans procès. Entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle, des milliers de lynchages sont perpétrés, souvent par pendaison, symbolisant ainsi une justice populaire ravageuse.
Avec les lois des droits civiques dans les années 1960, cette pratique recule fortement mais n’a pas complètement disparu. Le terme « lynchage » s’est aussi élargi dans le langage pour qualifier, de façon péjorative, des attaques médiatiques ou verbales collectives. En 2022, les États-Unis criminalisent officiellement le lynchage au niveau fédéral avec l’Emmett Till Antilynching Act, rendant ainsi ce crime punissable partout sur le territoire.
Astuce
Eloigner les araignées
Il semblerait que l’alun de potasse puisse aider à éloigner les araignées. La préparation serait très simple : dissoudre environ 80 g de poudre d’alun dans 1 litre d’eau tiède, puis verser le mélange dans un vaporisateur.
L’idée est ensuite d’en pulvériser les encadrements de portes, les rebords de fenêtres, les fissures et les zones de passage. D’après ce qui se dit, il vaudrait mieux renouveler l’opération régulièrement, surtout après le ménage ou en cas de pluie si le produit a été appliqué à l’extérieur.
Bien évidemment, cela ne remplace pas un bon nettoyage des recoins et des toiles déjà présentes.
Un instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
