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27 AVRIL

Bonne fête aux Zita

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1915 – Naufrage du cuirassé Léon Gambetta torpillé par un sous-marin austro-hongrois

Le 27 avril 1915, pendant la Première Guerre mondiale, le cuirassé français Léon Gambetta est torpillé par le sous-marin austro-hongrois U-5 au large des côtes de l’Albanie. Le navire coule en moins de 10 minutes, entraînant la mort de 561 marins sur les 821 à bord. Ce naufrage, l’un des plus meurtriers de la marine française, illustre la vulnérabilité des grands navires face aux sous-marins et marque un tournant dans la guerre navale.

1908 – Début des Jeux de la 4ᵉ Olympiade d’été à Londres

Le 27 avril 1908, les Jeux Olympiques de Londres s’ouvrent officiellement, marquant le début de la 4ᵉ Olympiade moderne. Ces Jeux, initialement prévus à Rome, sont déplacés en raison de l’éruption de la montagne Vésuve en 1906. Avec 2 008 athlètes représentant 22 pays, ces Jeux introduisent des épreuves comme le marathon (sur une distance de 42,195 km) et voient la construction du Stade de White City. Ils durent jusqu’au 31 octobre 1908.

1848 – Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises

Le 27 avril 1848, sous l’impulsion de Victor Schœlcher, sous-secrétaire d’État, la IIᵉ République abolit définitivement l’esclavage dans les colonies françaises par un décret. Cette décision libère environ 250 000 esclaves dans les Antilles, à La Réunion, en Guyane et au Sénégal. Bien que l’esclavage ait été aboli une première fois en 1794, il avait été rétabli par Napoléon en 1802. Le décret de 1848, lui, est irréversible et marque une avancée majeure pour les droits humains.

1578 – Duel des Mignons à la cour d’Henri III

Le 27 avril 1578, un duel opposant les favoris (ou mignons) du roi Henri III éclate dans les rues de Paris. Les partisans du duc de Guise affrontent ceux du roi, notamment Louis de Bussy d’Amboise et Livarat. Ce duel, qui fait plusieurs morts, illustre les tensions politiques et les rivalités à la cour de France. Henri III, affaibli par ces conflits, voit son autorité contestée, annonçant les troubles des guerres de Religion.

1522 – Défaite de François Ier à la bataille de la Bicoque

Le 27 avril 1522, les troupes françaises de François Ier subissent une défaite cuisante face aux Suisses et aux Impériaux de Charles Quint lors de la bataille de la Bicoque, près de Milan. Cette bataille, marquée par une charge désordonnée de la cavalerie française, force François Ier à battre en retraite. Elle s’inscrit dans le cadre des guerres d’Italie et affaiblit temporairement la position française en Lombardie.

1521 – Bataille de Mactan et décès de Magellan

Le 27 avril 1521, l’explorateur portugais Fernand de Magellan est tué lors de la bataille de Mactan, aux Philippines. Alors qu’il tente de soumettre le chef local Lapu-Lapu, Magellan est transpercé par une lance et meurt sur le champ de bataille. Bien que sa mort mette fin à son voyage, son expédition, partie en 1519, parvient à accomplir la première circumnavigation de l’histoire, prouvant que la Terre est ronde. Lapu-Lapu devient un symbole de résistance aux Philippines.

395 – Mariage de l’empereur romain d’Orient Flavius Arcadius avec Eudoxie

Le 27 avril 395, Flavius Arcadius, empereur romain d’Orient, épouse Eudoxie, fille du général Bauto. Ce mariage, arrangé pour renforcer les alliances politiques, donne naissance à quatre enfants, dont Théodose II, futur empereur. Eudoxie, connue pour son influence et son ambition, joue un rôle clé dans les affaires de l’Empire. Ce mariage s’inscrit dans une période de transition pour l’Empire romain, alors divisé entre Orient et Occident.

Les naissances et décès notables

1932 – Naissance de Anouk Aimée (Nicole Dreyfus), actrice française
1791 – Naissance de Samuel Morse, peintre et ingénieur américain

2014 – Décès de Micheline Dax, actrice française
1991 – Décès de Rob-Vel (Robert Pierre Velter), auteur de bandes dessinées français connu pour avoir créé le personnage de Spirou
1702 – Décès de Jean Bart, corsaire français
1521 – Décès de Fernand de Magellan, explorateur portugais



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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de Christopher Welsch Leveroni - Pexels

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.

Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.

La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.

Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.

Mission accomplie.

Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.

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Un peu de bonne humeur

Robinson niçois

Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.

Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant :  » Oh bonne mère enfin une île ! »

Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.

Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.

Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.

Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?

Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !

 

Les bretons, de super employés – Anonyme

Pourquoi les bretons font de super employés ? Bien évidemment, parce qu'ils excellent dans tous les dolmens.

 

Gare aux cachalots ! – 1

Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.

Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.

Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.

Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004

Savais-tu ?

« Tchin-tchin » ?

L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.

Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.

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