Bonne fête aux Yves
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1986 – Le film “Mission”, palme d’or au festival de Cannes
Le 19 mai 1986, le prestigieux Festival de Cannes couronne le film Mission, réalisé par Roland Joffé, en lui décernant la Palme d’or. Porté par les performances de Robert De Niro et Jeremy Irons, ce drame historique explore les conflits moraux et politiques autour des missions jésuites en Amérique du Sud au XVIIIe siècle. Son succès à Cannes consacre non seulement une œuvre puissante, mais également une bande originale inoubliable signée Ennio Morricone.
1976 – 1er tirage du loto français, au théâtre de l’Empire
Le 19 mai 1976 marque une date historique dans le domaine des jeux de hasard en France : le tout premier tirage du Loto a lieu au théâtre de l’Empire à Paris. Retransmis à la télévision, cet événement inaugure un nouveau rituel hebdomadaire qui deviendra très vite une institution dans le paysage français, mêlant rêve de fortune et suspense populaire.
1974 – Invention du Rubik’s Cube, par Ernő Rubik
Le 19 mai 1974, l’architecte hongrois Ernő Rubik finalise l’invention d’un petit objet coloré qui allait conquérir le monde : le Rubik’s Cube. Conçu d’abord comme un outil pédagogique pour illustrer des concepts géométriques, ce casse-tête en trois dimensions devient rapidement un phénomène mondial, symbole de réflexion, de logique et de patience.
1970 – Création de Barbapapa
Le 19 mai 1970 voit naître une famille de personnages hauts en couleur et aux formes rondes : les Barbapapa. Imaginés par Annette Tison et Talus Taylor, ces êtres métamorphes séduisent petits et grands par leur capacité à se transformer et leur message de tolérance et d’écologie. Ce jour-là commence une saga qui traversera les générations.
1960 – Le bleu Klein est déposé à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI)
Le 19 mai 1960, l’artiste français Yves Klein dépose officiellement à l’INPI la formule de son pigment, qu’il nomme International Klein Blue, ou IKB. Cette teinte d’un bleu outremer d’une profondeur et d’une saturation exceptionnelles, obtenue en liant un pigment pur à un médium synthétique, devient sa signature artistique. Klein, mort deux ans plus tard à 34 ans, reste indissociable de cette couleur unique.
1951 – Alain Bernardin ouvre le cabaret Crazy Horse Saloon
Le 19 mai 1951, à Paris, Alain Bernardin inaugure le cabaret Crazy Horse Saloon, un établissement qui deviendra synonyme de glamour et d’avant-garde artistique. Fusionnant érotisme raffiné, chorégraphies millimétrées et jeux de lumière, le Crazy Horse incarne une forme singulière du spectacle parisien, mêlant sensualité et exigence esthétique.
1907 – Le Petit Journal supplément illustré fait sa une sur les apaches
Le 19 mai 1907, le supplément illustré du Petit Journal consacre sa couverture aux « apaches », nom donné à la presse de l’époque aux bandes de jeunes délinquants qui terrorisent certains quartiers populaires de Paris. Ces gangs, armés de couteaux et de revolvers, pratiquent racketts et agressions. La une contribue à amplifier la panique morale autour de ce phénomène de criminalité urbaine naissante.
1845 – Départ de la tragique expédition Franklin
Le 19 mai 1845, deux navires britanniques, le HMS Erebus et le HMS Terror, quittent l’Angleterre sous le commandement de Sir John Franklin. Leur mission : découvrir le passage du Nord-Ouest. Ce qui devait être une grande aventure d’exploration devient l’une des plus célèbres tragédies maritimes du XIXe siècle, les deux navires disparaissant dans l’Arctique avec leur équipage.
1802 – Création de l’ordre de la Légion d’honneur en France
Le 19 mai 1802, Napoléon Bonaparte fonde l’ordre de la Légion d’honneur, destiné à récompenser les mérites civils et militaires des citoyens français. Cette distinction, qui demeure la plus haute décoration honorifique française, incarne la reconnaissance de la nation envers ceux qui se distinguent par leur engagement ou leur bravoure.
1780 – Le Sartine et non la sardine bouche le port de Marseille
Le 19 mai 1780, une légende populaire prend racine à Marseille : on raconte qu’une « sardine » aurait bouché le port, provoquant l’hilarité et la perplexité. En réalité, il s’agissait du navire Le Sartine, échoué dans l’entrée du port. Ce jeu de mots involontaire donne naissance à une expression célèbre et à une anecdote savoureuse de l’histoire marseillaise.
1649 – Cromwell proclame la république, ou Commonwealth
Le 19 mai 1649, à la suite de l’exécution du roi Charles Ier et de la guerre civile anglaise, Oliver Cromwell établit le Commonwealth of England, mettant fin à la monarchie et instaurant une république. Cette rupture avec le pouvoir royal marque une période turbulente de l’histoire anglaise et un précédent politique majeur en Europe.
1536 – En Angleterre, exécution d’Anne Boleyn
Le 19 mai 1536, Anne Boleyn, deuxième épouse du roi Henri VIII d’Angleterre, est exécutée à la Tour de Londres. Accusée d’adultère, d’inceste et de trahison, son procès et sa mort suscitent encore débats et fascination. Cette journée marque aussi un tournant dans l’histoire de la monarchie anglaise, précipitant les bouleversements religieux de l’époque.
Les naissances et décès notables
1963 – Naissance de Sophie Davant, animatrice française de télévision, météorologie et enchères, journaliste, comédienne
1948 – Naissance de Jean-Pierre Haigneré, spationaute français
1948 – Naissance de Grace Jones, mannequine, chanteuse et actrice américaine
1926 – Naissance de Fernand Raynaud, humoriste français
1922 – Naissance de Dora Doll, actrice française
2019 – Décès de Nilda Fernández (Daniel Fernández), auteur-compositeur-interprète espagnol, catalan, français
1994 – Décès de Jacqueline Kennedy-Onassis, épouse de John Fitzgerald Kennedy, puis d’Aristote Onassis
1994 – Décès de Luis Ocaña, coureur cycliste espagnol
1957 – Décès de Alice Milliat, fondatrice des premiers Jeux olympiques féminins
1935 – Décès de Thomas Edward Lawrence dit « Lawrence d’Arabie », officier et écrivain britannique
1536 – Décès de Anne Boleyn, reine d’Angleterre, deuxième épouse du roi Henri VIII
Un peu de bonne humeur
Tu ne te plains jamais ?
😯 C'est bizarre, tu ne te plains jamais.
😏 Bah oui, quand je suis né, j'étais à poil, chauve, sans dent, je chialais et j'étais incontinent, donc tout ce qui m'arrive depuis n'est que du bonus.
Réveil mortel
Caroline du Nord, Etats-Unis - Ken Charles Barger (1945-1992) dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule. Pour cela, Ken intègre bien évidemment les Darwin Awards 1993.
😳 Mais aussi ! Qui laisse trainer son Smith & Wesson .38 Special sur la table de nuit ? Comme tout le monde je le place bien en sécurité sous mon oreiller... bah oui !
Savais-tu ?
L’œuf de cent ans : une curiosité chinoise
L’œuf de cent ans, appelé pídàn (皮蛋) en chinois, est une spécialité culinaire chinoise qui intrigue autant qu’elle fascine. Malgré son nom, il n’a pas cent ans : il s’agit d’un œuf conservé pendant quelques semaines à quelques mois grâce à un procédé traditionnel de maturation alcaline. En chinois, pídàn signifie littéralement « œuf dans la peau », en référence à l’enrobage utilisé pendant sa préparation. Les appellations « œuf millénaire » ou « œuf de mille ans » relèvent du même effet : elles donnent au produit une dimension mystérieuse et ancienne, alors que sa préparation reste relativement rapide.
On utilise le plus souvent des œufs de cane, mais aussi parfois des œufs de poule ou de caille. L’œuf cru est enrobé d’un mélange de chaux, de cendre, de sel, de balle de riz et parfois de feuilles de thé. Ce mélange modifie lentement la structure de l’œuf sans le faire pourrir.
Au terme de la maturation, le blanc devient brun foncé, translucide et gélatineux. Le jaune, lui, prend une couleur vert sombre et une texture crémeuse, presque fondante.
L’œuf de cent ans possède un goût puissant, salé et très riche en umami. Il dégage des notes de soufre et d’ammoniac, qui peuvent surprendre lors de la première dégustation.
Le blanc offre une texture ferme et gélatineuse, avec des saveurs minérales et légèrement fumées. Le jaune est plus doux, crémeux, terreux et profond, avec une intensité que certains comparent à celle d’un fromage bleu bien affiné.
On le consomme généralement froid, coupé en quartiers. Il accompagne très bien le gingembre frais, le vinaigre, la sauce soja ou l’huile de sésame, qui équilibrent son caractère prononcé.
Loin d’être un simple défi culinaire, l’œuf de cent ans est un produit emblématique de la cuisine chinoise. Son goût singulier demande un peu d’audace, mais il révèle une expérience savoureuse et profondément originale.
Astuce
Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne
Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?
Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.
Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.
Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
Magellan – Stefan Zweig
Dans Magellan, publié en 1938, Stefan Zweig raconte l’aventure du navigateur portugais qui rêve de rejoindre les îles aux épices en naviguant vers l’ouest. Refusé par le Portugal, Magellan convainc le roi d’Espagne de soutenir son projet et prend la mer en 1519 avec une flotte de cinq navires.
Zweig ne se contente pas de retracer une expédition : il fait revivre un monde de rivalités, de mutineries et de traversées périlleuses. Sous sa plume, Magellan apparaît comme un homme obstiné, porté par une idée qui semble folle à ses contemporains : trouver un passage entre l’Atlantique et le Pacifique. Son récit donne à cette quête la tension d’un roman d’aventures.
Magellan meurt aux Philippines en 1521, avant d’achever le tour du monde. Mais l’un de ses navires, le Victoria, revient en Espagne en 1522, sous le commandement de Juan Sebastián Elcano. L’expédition accomplit ainsi la première circumnavigation connue, et Zweig transforme cette prouesse en portrait vivant d’un homme qui pousse l’horizon toujours plus loin.

