Bonne fête aux Emile
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2011 – Une tornade EF5 dévaste Joplin aux Etats-Unis
Le 22 mai 2011, la ville de Joplin, dans le Missouri, est frappée par une tornade de catégorie EF5, la plus puissante sur l’échelle de Fujita. Cette catastrophe naturelle cause la mort de 158 personnes et des dégâts considérables, faisant de cet événement l’un des plus meurtriers de l’histoire moderne des États-Unis.
1968 – Naufrage de l’USS Scorpion
Le 22 mai 1968, le sous-marin nucléaire américain USS Scorpion disparaît en Atlantique avec ses 99 hommes d’équipage, au large des Açores. Les causes exactes du naufrage n’ont jamais été officiellement établies, plusieurs hypothèses évoquant une défaillance technique ou un accident de torpille. L’épave est localisée en octobre 1968 par le docteur John Craven, par 3 000 mètres de fond.
1956 – Sortie en France du documentaire Nuit et Brouillard d’Alain Resnais
Le 22 mai 1956, le documentaire Nuit et Brouillard d’Alain Resnais sort dans les salles françaises, un an après sa présentation à Cannes. Sur un texte de Jean Cayrol, rescapé des camps, le film alterne images d’archives en noir et blanc et prises de vues en couleur des camps déserts. Court-métrage de 32 minutes d’une puissance bouleversante, il demeure l’une des œuvres de référence sur la Shoah et les camps nazis.
1939 – Signature du Pacte d’Acier entre l’Allemagne et l’Italie
Le 22 mai 1939, à Berlin, les ministres des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop et Galeazzo Ciano signent le Pacte d’Acier, alliance militaire offensive liant l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste. Mussolini et Hitler s’engagent à se soutenir mutuellement en cas de guerre. Ce pacte, bien plus contraignant que le simple Axe de 1936, entraînera l’Italie dans le conflit mondial dès juin 1940.
1848 – Révolte des esclaves en Martinique
Le 22 mai 1848, à Saint-Pierre puis à Le Prêcheur, des milliers d’esclaves martiniquais se soulèvent et réclament leur liberté. Face à l’ampleur de la révolte, le gouverneur Rostoland proclame l’abolition immédiate de l’esclavage dans l’île, anticipant de trois jours le décret officiel signé à Paris par Victor Schœlcher le 27 avril, dont l’application tardait à parvenir dans les colonies.
1762 – Inauguration de la fontaine de Trevi à Rome
Le 22 mai 1762 est inaugurée la fontaine de Trevi à Rome, chef-d’œuvre du baroque tardif conçu par Nicola Salvi. Devenue l’un des symboles les plus célèbres de la capitale italienne, cette fontaine spectaculaire attire chaque année des millions de visiteurs venus y jeter une pièce en formulant un vœu.
1200 – Signature du traité du Goulet entre Philippe Auguste et Jean sans Terre
Le 22 mai 1200, le traité du Goulet est signé entre le roi de France Philippe Auguste et le roi d’Angleterre Jean sans Terre. Ce traité vise à apaiser les tensions entre les deux couronnes et fixe les possessions anglaises en France. Il représente une étape importante dans les relations féodales et diplomatiques de l’époque.
Les naissances et décès notables
1992 – Naissance de Camille Lou, chanteuse, auteure-compositrice-interprète et musicienne française
1987 – Naissance de Novak Djokovic, joueur de tennis serbe
1970 – Naissance de Naomi Campbell, mannequin britannique
1946 – Naissance de George Best, footballeur nord-irlandais
1924 – Naissance de Charles Aznavour, chanteur français
1907 – Naissance de Hergé, dessinateur BD
2021 – Décès de Robert Marchand, cycliste et centenaire français
1910 – Décès de Jules Renard, écrivain français
1885 – Décès de Victor Hugo, romancier français
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Au tribunal pour vol de manteaux
Au tribunal, un homme passe en jugement pour avoir volé plusieurs manteaux, la nuit, dans un magasin.
Au premier rang, une femme pleure à chaudes larmes.
Le président dit avec sévérité :
– Regardez dans quel état se trouve votre pauvre maman ! Vous auriez pu penser à elle !
– Je sais… Mais y avait pas sa taille !…
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
Les brasseurs de bière
On appelle les producteurs de bière des brasseurs parce qu’ils pratiquent le brassage, une étape essentielle de la fabrication de la bière.
Lors du brassage, le malt — des céréales germées, généralement de l’orge — est mélangé à de l’eau chaude. Cette opération permet d’extraire les sucres qui seront ensuite transformés en alcool par la fermentation. À l’origine, le brasseur était donc la personne chargée de remuer ce mélange de céréales et d’eau, appelé le brassin.
Le mot désignait autrefois un véritable métier artisanal, avant de s’étendre à tous les professionnels qui fabriquent de la bière, qu’ils travaillent dans une microbrasserie ou dans une grande entreprise.
Astuce
Corriger un plat trop salé
Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com
