Bonne fête aux Aymar
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2020 – Pollution catastrophique à Norilsk
Le 29 mai 2020, une catastrophe écologique survient à Norilsk, en Russie, lorsqu’un réservoir de carburant s’effondre, déversant plus de 20 000 tonnes de diesel dans les rivières locales. L’accident est qualifié de l’un des pires jamais enregistrés dans l’Arctique russe.
1985 – Drame du Heysel
Le 29 mai 1985, lors de la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions entre Liverpool et la Juventus au stade du Heysel, à Bruxelles, un mouvement de foule provoque la mort de 39 personnes. Cette tragédie entraîne une interdiction des clubs anglais de compétitions européennes pendant plusieurs années.
1453 – Jacques Cœur reconnu coupable de crimes de lèse-majesté
Le 29 mai 1453, le richissime marchand et financier Jacques Cœur est condamné pour lèse-majesté par le roi Charles VII. Cette chute spectaculaire illustre les tensions entre pouvoir monarchique et richesse individuelle à la fin du Moyen Âge.
1453 – Chute de Constantinople marquant la fin du Moyen Âge
Le 29 mai 1453, l’armée ottomane de Mehmet II s’empare de Constantinople après un long siège. La chute de la capitale byzantine marque symboliquement la fin du Moyen Âge et le début de l’ère moderne.
Les naissances et décès notables
1978 – Naissance de Sébastien Grosjean, joueur de tennis français
1956 – Naissance de La Toya Jackson, chanteuse américaine
1945 – Naissance de Catherine Lara (Catherine Bodet), violoniste, chanteuse, compositrice, auteure, arrangeuse et productrice française
1938 – Naissance de Pierre Rabhi, essayiste, agriculteur bio, romancier, écologiste et poète français
1923 – Naissance de Bernard Clavel, écrivain français
1851 – Naissance de Rodolphe Salis, cabaretier français
2021 – Décès de Gavin MacLeod, acteur américain dans « La croisière s’amuse » (le commandant)
2010 – Décès de Dennis Hopper, homme de cinéma américain
1983 – Décès de Ada Blackjack connue pour sa participation à l’expédition sur l’île Wrangel
1814 – Décès de Joséphine de Beauharnais, impératrice de France
1500 – Décès de Bartolomeu Dias, navigateur portugais
Un peu de bonne humeur
L’importance de l’éducation
🤨 Pour qu'un enfant se tienne bien, on lui donne un ballon.
😳 Et quand il ne se tient pas bien ?
🤨 On le fait exploser.
😳 Le ballon ?
🤨 Oui aussi, si tu veux.
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec confiance.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme avec, en prime, la réponse immédiate d'une nature revancharde.
Savais-tu ?
Le Vatican, un État minuscule mais bien réel
Avec ses quelque 0,44 km², la Cité du Vatican est le plus petit État souverain du monde. Enclavée au cœur de Rome, elle n’en possède pas moins les attributs d’un véritable pays.
Le Vatican dispose notamment de son propre code postal international : SCV-00120. Il possède également un service postal, émet ses propres timbres et frappe des pièces en euros à son effigie.
Autre particularité bien connue : la Garde suisse pontificale. Fondée en 1506, elle assure la protection du pape et la sécurité de certains bâtiments officiels. Malgré ses uniformes chamarrés, il ne s’agit donc pas d’un simple groupe de cérémonie, mais bien d’un corps chargé d’une mission militaire et de sécurité.
Le Vatican a aussi sa propre radio, Radio Vatican, qui diffuse les informations et les activités du Saint-Siège dans de nombreuses langues. Enfin, ses véhicules officiels portent des plaques d’immatriculation distinctes : le préfixe SCV, pour Status Civitatis Vaticanae. La plaque SCV 1 est réservée au véhicule du pape, tandis que les véhicules privés enregistrés dans l’État utilisent généralement le préfixe CV.
Ainsi, derrière ses dimensions réduites se cache un État doté d’une identité administrative, diplomatique et symbolique bien affirmée. Petit par la taille, le Vatican est loin de passer inaperçu.
Astuce
Allumer un feu avec un silex
On ne peut pas faire du feu avec juste un silex seul. Frotter deux silex produit des étincelles froides, incapables d'enflammer quoi que ce soit, car le silex, composé de silice, ne réagit pas chimiquement avec l'air. Les préhistoriques utilisaient un silex frappé contre une pyrite ou marcassite (des minéraux sulfure de fer) pour des étincelles plus chaudes.
Pour réussir, un fer à battre (métal ou pyrite) et un amadou sec comme du coton carbonisé sont indispensables afin de capter la braise. Cette méthode primitive, antérieure aux métaux, demandait patience et préparation, marquant un jalon dans la maîtrise du feu par nos ancêtres.
Un instant en ce bas monde
En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là, accompagnés de leur épouse, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : « Mais oui, bien sûr, très chère », « Oh non, si peu, mon ami », « J’ai cru ouïe dire, effectivement »…
Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari :
— Mon ami, je m’absente un instant.
— Tout va bien, ma douce ?
— Oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel. Si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine.
Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant :
— Mais bien sûr, ma chère. Allez donc changer l’eau du poisson.
Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu où le roi se rend toujours seul.
L’art délicat de l’excuse élégante
De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie :
— Mais où diable se trouve donc votre épouse, cher ami ?
« Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui pose cette question », se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée « sortir la quiche au bord du four », mais impossible : pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu ? Pour une quiche, qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne convient pas mieux. Quel dilemme !
Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse :
— Il me semble l’avoir vue aller donner à manger aux canards.
Le mari souffle :
— Oui, elle est allée faire le tour du cabanon. Elle va sûrement revenir sans tarder.
— Mais quelle idée ! s’exclame l’importune.
« Ah », pense le mari, un peu plus excédé, « n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquillement ? » L’envie de lâcher le morceau le tenaille : « Elle est simplement allée caguer, voyons ! » Mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.
Le retour triomphal de Sa Majesté
Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparaît, semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant, après être allée compter fleurette à dame nature ! Elle les rejoint d’une démarche chaloupée, indiquant que, par bonheur, le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein, comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.
Madame s’approche enfin du petit groupe.
— Ah, vous voilà, ma chère ! s’exclame l’ingénue, toujours plus curieuse. Votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quelle idée de les nourrir à cette heure !
— Des canards ? Mais, par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest.
— Mais non, très chère, je suis juste allée refaire le crépi.
— Le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.
Morale de l’histoire (si tant est qu’il y en ait une)
Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur, sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule, avez-vous peut-être envie de vous esclaffer, mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.
Espace lecture

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
