Bonne fête aux Perrine
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2016 – Inauguration du réseau français FRIPON de détection de météores et météorites
Le 31 mai 2016 est inauguré le réseau FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network), un système de surveillance du ciel français destiné à détecter les bolides et à localiser les météorites tombées sur le sol. Il repose sur un réseau de caméras réparties sur tout le territoire.
1854 – Vote de l’abolition de la mort civile en France
Le 31 mai 1854, la France met fin à la peine de « mort civile », qui privait les condamnés de leurs droits civiques, familiaux et patrimoniaux. Cette mesure marque une avancée dans la reconnaissance de la dignité des personnes condamnées.
1825 – Dernier toucher des écrouelles avec Charles X
Le 31 mai 1825, lors de son sacre à Reims, le roi Charles X accomplit pour la dernière fois le rituel royal de guérison des écrouelles. Ce geste symbolique, censé guérir les malades par le toucher royal, marque la fin d’une tradition médiévale.
1678 – Cortège de Godiva, élément de la foire de Coventry
Le 31 mai 1678 a lieu le « Cortège de Lady Godiva » à Coventry, une tradition anglaise remontant au Moyen Âge, mêlant légende et célébration populaire. Elle met en scène le célèbre épisode de Lady Godiva chevauchant nue à travers la ville.
1578 – Le roi Henri III pose la 1ère pierre du Pont Neuf à Paris
Le 31 mai 1578, le roi Henri III lance officiellement la construction du Pont Neuf à Paris en posant la première pierre. Ce pont, terminé en 1607, deviendra un lieu emblématique de la capitale.
1223 – Victoire mongole de la rivière Kalka sur la coalition rus’
Le 31 mai 1223, les troupes mongoles infligent une défaite écrasante aux princes rus’ et leurs alliés coumans lors de la bataille de la rivière Kalka. Cet affrontement marque la première grande incursion mongole en Europe orientale.
455 – L’empereur Pétrone Maxime fuyant les Vandales est reconnu dans les rues de Rome et meurt lapidé par la foule
Le 31 mai 455, alors que les Vandales approchent de Rome, l’empereur Pétrone Maxime tente de fuir la ville. Il est reconnu par la population, capturé et tué dans une explosion de colère populaire.
Les naissances et décès notables
1976 – Naissance de Colin Farrell, acteur irlandais
1967 – Naissance de Sandrine Bonnaire, actrice française
1965 – Naissance de Brooke Shields, actrice américaine
1951 – Naissance de Serge Brussolo, romancier français
1930 – Naissance de Clint Eastwood, acteur, réalisateur, producteur et musicien américain
2024 – Décès de Robert Pickton, éleveur de porcs et tueur en série canadien
1962 – Décès de Adolf Eichmann, criminel nazi, est exécuté dans la cour de la prison de Ramla, en Israël
1925 – Décès de Willy Wolf à Nantes en plongeant du pont transbordeur
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
App pour parachutiste
Pour améliorer la sécurité des parachutistes, une toute nouvelle application vient de voir le jour.

Déménageur et santé – Anonyme
Quand on est déménageur, il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos.
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
« Tailler une bavette » ?
Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.
« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.
Astuce
Corriger un plat trop salé
Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.
Un instant en ce bas monde

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.
Ce petit rien qui devient vite un tout.
Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.
Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.
Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.
C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.
Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !
Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »
La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
