Je soutiens le projet

1er AOÛT

Bonne fête aux Alphonse

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2006 – Record du monde de profondeur en scaphandre rigide atteint par le scaphandrier Daniel Jackson

Le 1er août 2006, le scaphandrier américain Daniel Jackson établit un record mondial de plongée en scaphandre rigide atmosphérique en atteignant une profondeur de six cent dix mètres au large des côtes californiennes. Ce type de combinaison pressurisée permet au plongeur de travailler à des profondeurs abyssales sans subir les effets dévastateurs de la pression sur l’organisme, ouvrant de nouvelles perspectives pour les travaux sous-marins en eaux très profondes.

1984 – Découverte de l’Homme de Lindow

Le 1er août 1984, des ouvriers travaillant dans une tourbière de Lindow Moss, près de Manchester en Angleterre, découvrent fortuitement les restes exceptionnellement bien conservés d’un homme datant de l’âge du fer, entre 2 et 400 après notre ère. Surnommé Pete Marsh puis Homme de Lindow, ce corps momifié naturellement par les acides de la tourbe présente des traces de mort violente rituelle, apportant des informations précieuses sur les pratiques druidiques celtiques.

1936 – Début des jeux de la 11ème olympiade d’été à Berlin

Le 1er août 1936, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Berlin sous le régime nazi d’Adolf Hitler, qui tente d’en faire une vitrine de la supériorité aryenne. Ces Jeux sont marqués par les exploits extraordinaires de l’athlète afro-américain Jesse Owens, qui remporte quatre médailles d’or en sprint et en saut en longueur, infligeant un cinglant démenti aux théories raciales nazies devant des millions de spectateurs stupéfaits.

1832 – Entrée en vigueur de la Loi sur l’anatomie au Royaume-Uni

Le 1er août 1832, la loi sur l’anatomie entre en vigueur au Royaume-Uni, légalisant la dissection des cadavres non réclamés pour l’enseignement médical. Adoptée en réponse au scandale des meurtres de Burke et Hare, qui assassinaient des victimes pour vendre leurs corps aux écoles de médecine d’Édimbourg, elle met fin au commerce macabre des corps et au travail des détrousseurs de tombes qui alimentaient jusque-là les facultés de médecine britanniques.

1829 – Création de “La revue des deux mondes”

Le 1er août 1829, paraît le premier numéro de La Revue des deux mondes, publication culturelle et littéraire fondée à Paris par Prosper Mauroy et Segur-Dupeyron. Cette revue, dont le titre évoque le pont intellectuel entre l’Europe et les Amériques, accueillera au fil des décennies les plus grandes plumes françaises, de George Sand à Balzac en passant par Flaubert. Elle paraît encore aujourd’hui, ce qui en fait l’une des plus anciennes revues françaises encore publiées.

1808 – Joachim Murat devient roi de Naples

Le 1er août 1808, Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Ier et l’un de ses maréchaux les plus brillants, monte sur le trône du royaume de Naples après que Joseph Bonaparte, qui en était roi, est transféré sur le trône d’Espagne. Grand séducteur au panache flamboyant, Murat règne sur Naples jusqu’en 1815. Il tente in extremis de conserver sa couronne en trahissant Napoléon, avant d’être capturé et fusillé en octobre 1815.

1589 – Henri III de France meurt, poignardé par le moine dominicain Jacques Clément

Le 1er août 1589, Henri III, dernier roi de la dynastie des Valois, succombe à Saint-Cloud aux blessures infligées la veille par le moine dominicain fanatique Jacques Clément, qui l’avait poignardé dans le ventre sous prétexte de lui remettre un message secret. Mourant, Henri III désigne comme successeur son cousin Henri de Navarre, chef protestant, ouvrant la crise de succession qui conduira aux guerres de Religion et à l’avènement des Bourbon.

1417 – Débarquement d’Henry V

Le 1er août 1417, le roi d’Angleterre Henri V débarque avec une puissante armée à Touques, en Normandie, lançant sa deuxième grande offensive de conquête du royaume de France. Cette campagne militaire, profitant de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui déchire la France, aboutira à la prise de Rouen en janvier 1419 et au traité de Troyes en 1420, qui fait d’Henri V l’héritier du trône de France.

939 – Victoire des Bretons sur les Vikings (bataille de Trans)

Le 1er août 939, les forces bretonnes menées par Alain Barbetorte remportent une victoire décisive sur les envahisseurs vikings à Trans, près de Dol-de-Bretagne. Cet affrontement met fin à plusieurs décennies de pillages et d’occupation normande qui avaient profondément dévasté la Bretagne et contraint une grande partie de sa population et de son clergé à fuir vers le continent franc. Alain Barbetorte peut dès lors restaurer le duché de Bretagne.

Les naissances et décès notables

1985 – Naissance de Sara Giraudeau, comédienne française
1982 – Naissance de Orelsan (Aurélien Cotentin), chanteur rappeur français
1979 – Naissance de Jason Momoa, acteur américain
1969 – Naissance de Alain Damasio, écrivain français (La horde du Contrevent)
1936 – Naissance de Yves Saint Laurent, couturier styliste français

2023 – Décès de Geneviève de Fontenay, organisatrice du concours Miss France
2003 – Décès de Marie Trintignant, actrice française
1996 – Décès de Frida Boccara, chanteuse française
1936 – Décès de Louis Blériot, constructeur d’avions et pilote français
1903 – Décès de Calamity Jane (Martha Jane Cannary), personnalité de la conquête de l’Ouest américaine
-30 – Décès de Marc Antoine, militaire et consul romain



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Les motos anglaises

🤔 Comment tu reconnais une moto anglaise ?

😀 Bah, le guidon est à droite, évidemment.

 

Les bretons, de super employés – Anonyme

Pourquoi les bretons font de super employés ? Bien évidemment, parce qu'ils excellent dans tous les dolmens.

Réveil mortel

Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.

Lien vers la page

Savais-tu ?

La photo, cette oeuvre créée par une machine

En 1839, la photographie débarque et bouleverse le monde de l’art. Certains peintres, comme Delacroix, y voient d’abord un outil précieux. D’autres, plus inquiets, prédisent la fin de la peinture.

La tension monte en 1859, lorsque les photographes exposent à côté des peintres au Salon. Pour beaucoup d’artistes académiques, c’est un scandale : comment une image produite par une machine peut-elle rivaliser avec une œuvre peinte à la main ?

Charles Baudelaire s’emporte dans son Salon de 1859. Il qualifie la photo d’« industrie triviale » et réclame qu’elle reste la « très humble servante de la peinture ». En 1862, une pétition signée par Ingres et d’autres grands noms tente même d’empêcher toute reconnaissance artistique de la photographie.

Le débat s’envenime autour du droit d’auteur. Les photographes réclament la même protection que les peintres pour leurs œuvres. Mais les tribunaux hésitent : une image produite mécaniquement mérite-t-elle le statut d’œuvre d’art ? En 1862, lors du procès opposant les photographes Mayer et Pierson, la question divise. Certains juges estiment que la photo relève de l’industrie, pas de l’art. D’autres, plus progressistes, reconnaissent la part de création du photographe dans le choix du cadrage, de la lumière et du sujet.

Finalement, la peinture ne meurt pas. Elle se réinvente. Libérée du réalisme, elle explore l’impressionnisme, puis l’abstraction. La photo, elle, gagne peu à peu ses galeries et ses musées, et finit par obtenir la reconnaissance juridique et artistique qu’elle revendique.

Aujourd’hui, peintres et photographes exposent côte à côte. La querelle est close. Peut-être y a-t-il un enseignement à retirer de cette histoire au sujet de l'IA générative. Si le débat est trop vif aujourd'hui, il est probable que le temps fera son oeuvre.

Lien vers la page

Astuce

Pour un chat bien éduqué

Pour éviter que le chat de la maison ne se soulage ailleurs que dans l'endroit qui lui a été affecté, il semblerait que déposer dans sa caisse un peu de soude qu'on arroserait ensuite d'une infusion de valériane ou herbe-à-chat soit une bonne astuce.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page