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4 JUIN

Bonne fête aux Clotilde

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2004 – Marvin Heemeyer détruit la ville de Granby avec son Killdozer

Frustré par un litige avec la municipalité, Marvin Heemeyer transforme un bulldozer en char d’assaut blindé. Le 4 juin 2004, il saccage plusieurs bâtiments de Granby, Colorado, avant de se suicider. Son geste spectaculaire suscite fascination et débat sur la justice et la vengeance.

1989 – Place Tiananmen, l’armée chinoise ouvre le feu sur les manifestants

Après plusieurs semaines de mobilisation pacifique pour plus de libertés, l’armée intervient violemment à Pékin. Des milliers de civils sont tués ou blessés. La répression de Tiananmen devient un symbole mondial de la lutte pour la démocratie et des violences d’État.

1916 – Mort du pigeon Le Vaillant juste après avoir rempli sa mission

Le pigeon Le Vaillant, un pigeon voyageur utilisé pendant la Première Guerre mondiale, est mort le 4 juin 1916, immédiatement après avoir accompli avec succès la mission qui lui avait été confiée. Cette perte a été notée comme un événement notable dans l’histoire des pigeons porteurs.

1908 – 1ère publication des Pieds Nickelés

Créés par Louis Forton, les Pieds Nickelés apparaissent dans L’Épatant. Les aventures de Croquignol, Ribouldingue et Filochard tournent en dérision l’ordre établi. Cette bande dessinée marque un tournant satirique dans la culture populaire française.

1783 – Les frères Montgolfier font voler la 1ère montgolfière à Annonay

Joseph et Étienne Montgolfier réalisent un vol historique en public avec un ballon à air chaud. Cette démonstration marque la naissance de l’aérostation et suscite un immense enthousiasme, ouvrant la voie aux premiers vols habités quelques mois plus tard.

1629 – Naufrage du Batavia

Le navire néerlandais Batavia, de la Compagnie des Indes, s’échoue au large de l’Australie. Les survivants subissent mutinerie et massacres sur les îles voisines. Cet épisode dramatique est l’un des naufrages les plus célèbres du XVIIe siècle.

1411 – Charles VI accorde un monopole de l’affinage du roquefort à la paroisse de Roquefort-sur-Soulzon

Le roi Charles VI accorde aux habitants de Roquefort un privilège unique : l’affinage exclusif de ce fromage dans les caves naturelles du village. Ce monopole royal assure la réputation et la protection d’un produit emblématique du patrimoine gastronomique français.

1391 – Persécutions anti-juives à Séville et en Espagne

Le 4 juin 1391, à Séville et dans d’autres villes d’Espagne, une violente vague de persécutions anti‑juives éclate. Des foules, souvent incitées par des rumeurs et des tensions économiques et religieuses, attaquent les quartiers juifs, pillent leurs maisons, détruisent leurs biens et commettent de nombreux massacres. Des dizaines, voire des centaines, de Juifs sont tués, et beaucoup d’autres sont contraints de se convertir au christianisme sous la menace de la mort ou de la perte de leurs biens. Ces événements marquent un tournant majeur dans l’histoire des Juifs en Espagne, précipitant une détérioration profonde de leurs conditions de vie et préparant le terrain pour l’expulsion définitive des Juifs d’Espagne en 1492.

Les naissances et décès notables

1975 – Naissance de Angelina Jolie, actrice américaine
1971 – Naissance de Noah Wyle, acteur américain (Urgences, Falling Skies, The Pitt)
1944 – Naissance de Antoine (Pierre Muraccioli), chanteur et documentariste français de voyages

2007 – Décès de Helena Citrónová, survivante slovaque de l’Holocauste
2007 – Décès de Zakia Zaki, journaliste afghane
1941 – Décès de Guillaume II, dernier empereur d’Allemagne, de 1888 à 1918
1798 – Décès de Giacomo Casanova, aventurier vénitien



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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

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Un peu de bonne humeur

Je m’emmerde…

 

Croyant ou schizo – Pierre Desproges

« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… s’il vous répond, vous êtes schizophrène. »

 

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

Savais-tu ?

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

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