Bonne fête aux Elisée
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2004 – Le royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail fait sécession avec l’Australie
Des militants LGBTQ+ australiens proclament symboliquement l’indépendance de cet archipel inhabité, situé dans la mer de Corail. Leur « royaume » vise à protester contre le refus du mariage homosexuel en Australie. Ce geste militant attire l’attention internationale et illustre l’usage du symbolisme politique dans la lutte pour l’égalité.
1982 – Fin de la guerre des Malouines
Après 74 jours de conflit, les troupes argentines se rendent aux Britanniques à Port Stanley. Le Royaume-Uni reprend le contrôle des îles Malouines. Cette guerre, déclenchée par l’invasion argentine, fait plus de 900 morts. Elle renforce la position de Margaret Thatcher, mais laisse une profonde cicatrice dans la société argentine.
1981 – Arrestation de Issei Sagawa, meurtrier cannibal japonais
Issei Sagawa est arrêté à Paris pour le meurtre de Renée Hartevelt, une étudiante néerlandaise. Il l’a tuée, mutilée et en a mangé des parties. Jugé inapte à comparaître puis rapatrié au Japon, il est libéré, suscitant une immense controverse. L’affaire choque l’opinion publique mondiale et inspire plusieurs œuvres artistiques.
1940 – Sauvegarde du trésor de la Tour d’Argent
Le 14 juin 1940, jour de l’entrée des troupes allemandes dans Paris, le personnel du célèbre restaurant parisien La Tour d’Argent prend soin de mettre à l’abri sa cave légendaire, comptant plusieurs centaines de milliers de bouteilles de vins et spiritueux exceptionnels accumulés depuis des décennies. Une partie du précieux stock est murée ou dissimulée avant l’arrivée des occupants. Cet épisode savoureux illustre à sa façon l’attachement des Parisiens à leur patrimoine gastronomique face à l’envahisseur, la cave de la Tour d’Argent étant considérée comme l’une des plus prestigieuses au monde… lire l’article
1860 – Annexion du comté de Nice à la France
À la suite des accords de Turin, le comté de Nice, jusque-là territoire du royaume de Piémont-Sardaigne, devient officiellement français. Le rattachement est validé par un plébiscite. Il s’inscrit dans le contexte des alliances entre Napoléon III et les partisans de l’unité italienne. L’opération soulève encore aujourd’hui des débats.
1846 – Naissance de la république de Californie
Un groupe de colons américains proclame unilatéralement l’indépendance de la Californie face au Mexique. Ils créent la « République de l’Ours », éphémère entité qui sera rapidement intégrée aux États-Unis. Cet épisode s’inscrit dans le contexte de la guerre américano-mexicaine et de l’expansion vers l’Ouest du territoire américain.
1791 – Le délit de coalition est institué par la loi Le Chapelier
Adoptée sous la Révolution française, la loi Le Chapelier interdit les associations ouvrières et les coalitions visant à défendre des intérêts professionnels. Elle interdit grèves et syndicats. Inspirée des principes libéraux de l’époque, elle reste en vigueur jusqu’en 1864 et illustre la méfiance révolutionnaire envers les corps intermédiaires.
Les naissances et décès notables
1983 – Naissance de Louis Garrel, acteur français
1981 – Naissance de Guillaume Meurice, humoriste et chroniqueur français
1974 – Naissance de Olivier de Benoist, humoriste français
1973 – Naissance de Claudia Tagbo, comédienne et humoriste franco-ivoirienne
1969 – Naissance de Jackson Richardson, handballeur français
1969 – Naissance de Steffi Graf, joueuse de tennis allemande
1961 – Naissance de Boy George, chanteur britannique
2006 – Décès de Jean Roba (Roba), auteur de bandes dessinées belge connu pour la série Boule et Bill
1995 – Décès de Roger Zelazny, romancier américain fantastique et Science-fiction
1920 – Décès de Réjane, actrice française
1847 – Décès de Jeanne Labrosse, aérostière française
Un peu de bonne humeur
Fin des tests sur animaux
🤔 On pourrait tester tout un tas de trucs sur les violeurs... 🤨 Que pourraient-ils dire ? Non ?
Offrir des fleurs sans raison
😳 Hier j'ai offert des fleurs à ma femme, sans raison… il faut dire que j'avais une bonne raison.
Mort pour avoir eu raison
En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.
Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.
Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.
Savais-tu ?
Black Shuck, le chien noir de Blythburgh
Un dimanche d'août 1577, une tempête d’une violence exceptionnelle s’abat sur le Suffolk. Dans l’église Holy Trinity de Blythburgh, les fidèles sont rassemblés pour le culte quand, soudain, un fracas terrible retentit : les portes cèdent sous un choc violent.
Au milieu du tonnerre et des éclats de bois apparaît une silhouette énorme et noire : un chien aux yeux brillants comme des braises. La foule comprend vite qu’il ne s’agit pas d’un animal ordinaire. La bête s’élance dans la nef, tue un homme et un jeune garçon, puis disparaît dans l’orage. Peu après, une partie du clocher s’effondre et traverse le toit.
Sur la porte nord de l’église, des marques noires, semblables à des griffures brûlées, restent visibles. Très vite, on les surnomme « les empreintes du diable ». Dans les jours qui suivent, le révérend Abraham Fleming publie A Strange and Terrible Wonder (« Une étrange et terrible merveille »), fixant pour des siècles la légende de ce « chien noir de Bungay et Blythburgh », bientôt connu sous le nom de Black Shuck, le hellhound d’East Anglia.
Encore aujourd’hui, Holy Trinity Church à Blythburgh conserve ces traces et le souvenir de cette nuit où, selon la tradition, un chien venu de l’enfer a fait irruption au milieu des fidèles.
Astuce
Oreille droite ou gauche
L’oreille droite serait particulièrement efficace pour capter les sons courts, rapides et répétitifs, comme des battements, des clics ou des variations rythmiques. En situation d’écoute active — lors d’une conversation animée ou dans un environnement dynamique — elle aiderait à mieux distinguer les nuances temporelles et les enchaînements rapides, offrant ainsi une perception plus fine du rythme et de la structure des sons. Tendez donc l'oreille droite dans une soirée bruyante.
De son côté, l’oreille gauche serait davantage sensible aux sons purs et musicaux, tels que les notes tenues, les mélodies ou les harmonies. Elle favoriserait une écoute plus subtile des tonalités et des qualités sonores, permettant d’apprécier pleinement la richesse musicale et la précision des hauteurs, notamment lors de l’écoute d’un instrument ou d’une voix. Tendez donc l'oreille gauche pour identifier une musique diffusée à faible volume.
Un instant en ce bas monde
En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là, accompagnés de leur épouse, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : « Mais oui, bien sûr, très chère », « Oh non, si peu, mon ami », « J’ai cru ouïe dire, effectivement »…
Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari :
— Mon ami, je m’absente un instant.
— Tout va bien, ma douce ?
— Oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel. Si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine.
Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant :
— Mais bien sûr, ma chère. Allez donc changer l’eau du poisson.
Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu où le roi se rend toujours seul.
L’art délicat de l’excuse élégante
De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie :
— Mais où diable se trouve donc votre épouse, cher ami ?
« Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui pose cette question », se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée « sortir la quiche au bord du four », mais impossible : pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu ? Pour une quiche, qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne convient pas mieux. Quel dilemme !
Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse :
— Il me semble l’avoir vue aller donner à manger aux canards.
Le mari souffle :
— Oui, elle est allée faire le tour du cabanon. Elle va sûrement revenir sans tarder.
— Mais quelle idée ! s’exclame l’importune.
« Ah », pense le mari, un peu plus excédé, « n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquillement ? » L’envie de lâcher le morceau le tenaille : « Elle est simplement allée caguer, voyons ! » Mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.
Le retour triomphal de Sa Majesté
Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparaît, semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant, après être allée compter fleurette à dame nature ! Elle les rejoint d’une démarche chaloupée, indiquant que, par bonheur, le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein, comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.
Madame s’approche enfin du petit groupe.
— Ah, vous voilà, ma chère ! s’exclame l’ingénue, toujours plus curieuse. Votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quelle idée de les nourrir à cette heure !
— Des canards ? Mais, par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest.
— Mais non, très chère, je suis juste allée refaire le crépi.
— Le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.
Morale de l’histoire (si tant est qu’il y en ait une)
Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur, sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule, avez-vous peut-être envie de vous esclaffer, mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.
Espace lecture
Une petite histoire des geishas
La geisha reste l’un des visages les plus célèbres du Japon, mais aussi l’un des plus mal compris. Artiste accomplie pour les uns, courtisane de luxe pour les autres : l’image se brouille dès qu’on cherche à la définir. L’article d’Histoire du Japon propose de suivre la longue histoire de cette figure, des danseuses des cours médiévales aux quartiers de plaisirs de l’époque Edo, puis jusqu’aux geikos et maikos d’aujourd’hui.
On y découvre que le mot « geisha » désigne d’abord un homme, que la geisha se distingue de la courtisane par son art — danse, musique, conversation, maîtrise du shamisen — et que son destin évolue avec les villes, les pouvoirs et les fantasmes de chaque époque. L’article ne dissout pas les zones d’ombre : relations avec les clients, pauvreté, contraintes sociales et réinvention du métier après-guerre font partie de l’histoire.
Une petite histoire des geishas : un texte utile pour dépasser le cliché du kimono blanc et comprendre la geisha comme une figure complexe, à la fois artiste, travailleuse, icône esthétique et héritière d’un passé mouvementé.
