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26 JUILLET

Bonne fête aux Anne

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2024 – Début des jeux de la 33ème olympiade d’été à Paris

Le 26 juillet 2024, Paris accueille les Jeux olympiques d’été pour la troisième fois après 1900 et 1924, cent ans exactement après cette dernière édition. La cérémonie d’ouverture, inédite dans l’histoire olympique, se déroule sur la Seine avec les délégations de deux cent six nations défilant sur des bateaux entre le Trocadéro et le Champ-de-Mars, sous les yeux de trois cent mille spectateurs massés sur les berges.

1956 – Nasser, président de l’Égypte, nationalise le canal de suez

Le 26 juillet 1956, le président égyptien Gamal Abdel Nasser annonce à la foule en liesse d’Alexandrie la nationalisation du canal de Suez, alors sous contrôle franco-britannique. Cet acte souverain déclenche la crise de Suez, conduisant à une intervention militaire franco-britannique et israélienne en octobre. Sous pression américaine et soviétique, les agresseurs se retirent, consacrant l’influence nassérienne dans le monde arabe.

1908 – Charles Joseph Bonaparte fonde le BOI (Bureau of investigation)

Le 26 juillet 1908, le procureur général américain Charles Joseph Bonaparte, petit-neveu de Napoléon Ier, crée le Bureau of Investigation au sein du département de la Justice des États-Unis. Cet organisme fédéral d’enquête criminelle, doté à sa création d’une trentaine d’agents, prendra en 1935 le nom de Federal Bureau of Investigation, le célèbre FBI, sous la direction de J. Edgar Hoover.

1847 – Le Liberia est la première colonie africaine à déclarer son indépendance

Le 26 juillet 1847, le Liberia proclame son indépendance, devenant la première république d’Afrique et le premier État africain à s’affranchir de la tutelle coloniale. Fondé en 1822 par la Société américaine de colonisation pour y installer des esclaves affranchis américains, le pays adopte une constitution inspirée de celle des États-Unis. Sa capitale Monrovia est nommée en hommage au président américain James Monroe.

1533 – L’empereur Inca Atahualpa est exécuté au garrot des mains des conquistadors de Francisco Pizarro

Le 26 juillet 1533, l’empereur inca Atahualpa est exécuté à Cajamarca, au Pérou, par les conquistadors espagnols de Francisco Pizarro. Malgré le paiement d’une rançon colossale en or et argent destinée à acheter sa liberté, les Espagnols l’accusent de comploter contre eux et le condamnent. Baptisé in extremis pour éviter le bûcher, il est étranglé au garrot. Sa mort signe l’effondrement définitif de l’Empire inca.

1184 – Accident des latrines d’Erfurt

Le 26 juillet 1184, lors d’une assemblée réunie au château de Petersberg à Erfurt par l’empereur Henri VI, le plancher de bois de la salle de réunion cède sous le poids des participants et précipite la majorité des nobles présents dans la fosse d’aisances située en dessous. Environ soixante seigneurs et chevaliers périssent noyés dans les eaux usées. Cet épisode tragicomique est resté dans les annales médiévales sous le nom de « catastrophe des latrines d’Erfurt ».

Les naissances et décès notables

1976 – Naissance de Alice Taglioni, actrice française
1968 – Naissance de Frédéric Diefenthal, acteur français
1967 – Naissance de Jason Statham, acteur britannique
1964 – Naissance de Sandra Bullock, actrice américaine
1959 – Naissance de Kevin Spacey, acteur américain
1943 – Naissance de Mick Jagger (Michael Philip Jagger), chanteur britannique du groupe des « Rolling Stones »
1928 – Naissance de Stanley Kubrick, réalisateur américain

2023 – Décès de Sinéad O’Connor, chanteuse irlandaise
2020 – Décès de Olivia de Havilland, actrice hollywoodienne américaine (Autant en emporte le vent), devenue française puis centenaire
2016 – Décès de Jacques Hamel, prêtre catholique français assassiné par deux terroristes islamistes
1952 -Décès de Eva Perón, actrice et femme politique argentine



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Un homme, sa voiture et sa femme

😏 Quand un homme ouvre la portière de sa voiture à sa femme c'est que l'une des deux est neuve.

 

Les enfants et le wifi

😲 Hier, on a eu une panne de wifi. Les enfants sont sortis de leur chambre.
😏 On a bien discuté. Ils ont l'air sympa.

Séchoir topissime

Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.

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Savais-tu ?

Ces « chevaux » sous le capot ?

Quand on parle d’une voiture de 90 ou 150 chevaux, on n’imagine pas un troupeau galopant dans le moteur. Pourtant, l’expression « chevaux-vapeur » vient bien d’une écurie… et d’un Écossais du XVIIIᵉ siècle.

À la fin des années 1770, l’ingénieur James Watt perfectionne la machine à vapeur. Pour convaincre les propriétaires de mines et de moulins de remplacer leurs chevaux par ses machines, il lui faut une comparaison parlante. Il observe donc des chevaux de trait au travail et définit une unité de puissance : le horsepower. Watt déduit par l'observation qu’un cheval de trait fait tourner une roue de moulin 144 fois par heure. Il estime alors que les chevaux sont capables de pousser 32 572 livres par pied par minute, ce qui fait environ 14 774,41 kilogrammes par mètre par minute. Il arrondi à 33000 livres-pieds soit 14 968,55 kg le mètre par minute. Quand le système métrique s’impose en Europe, cette idée est traduite en « cheval-vapeur » (ch) : 1 ch = puissance nécessaire pour soulever 75 kg d’un mètre en une seconde, soit environ 735,5 watts.

Le « cheval-vapeur » n’est donc pas la puissance réelle d’un cheval dans toutes les situations, mais une convention choisie par Watt pour faciliter la vente de ses machines. Même après la fin des machines à vapeur, l’unité est restée dans le langage courant, surtout pour les moteurs de voitures, de motos ou de tracteurs. Aujourd’hui, dire « 120 chevaux » est plus imagé que « 88 kilowatts », même si les constructeurs affichent de plus en plus les deux.

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Astuce

Corriger un plat trop salé

Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Pavel Danilyuk - Pexels

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.

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Espace lecture

L’almanach des gourmands

À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.

L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.

Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.

Les ouvrages dans Gallica

Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com

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