Bonne fête aux Julien
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2007 – Une expédition sous-marine russe plante le drapeau russe sur le pôle nord
Le 2 août 2007, deux submersibles russes Mir atteignent le fond de l’océan Arctique à quatre mille deux cents mètres de profondeur, directement sous le pôle Nord géographique, et y plantent un drapeau russe en titane. Cette opération spectaculaire, menée par l’explorateur Artur Chilingarov, vise à appuyer les revendications territoriales russes sur les ressources naturelles considérables du sous-sol arctique.
1990 – L’Irak envahit le Koweït, début de la crise préalable à la 1ère guerre du Golfe
Le 2 août 1990, les forces armées irakiennes de Saddam Hussein envahissent et occupent en quelques heures l’émirat du Koweït voisin, invoquant des litiges pétroliers et des dettes de guerre. Le Conseil de sécurité de l’ONU condamne immédiatement l’invasion et impose un embargo à l’Irak. Cette agression déclenche une crise internationale qui aboutira à l’opération Tempête du Désert en janvier 1991, conduite par une coalition de trente-quatre pays.
1940 – De Gaulle condamné à la peine de mort par un tribunal militaire
Le 2 août 1940, le général Charles de Gaulle est condamné par contumace à la peine de mort par un tribunal militaire français siégeant sous l’autorité du régime de Vichy. Accusé de trahison, d’insoumission et d’atteinte à la sûreté de l’État pour avoir refusé l’armistice et lancé son appel du 18 juin depuis Londres, il est également condamné à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens.
1934 – Décès du maréchal Hindenburg, Hitler devient Führer et chancelier du Reich
Le 2 août 1934, le maréchal Paul von Hindenburg, président de la République de Weimar et figure tutélaire qui avait nommé Hitler chancelier en janvier 1933, meurt à quatre-vingt-six ans. Dès l’annonce du décès, Hitler fusionne les fonctions de président et de chancelier en un titre unique de Führer et chancelier du Reich, concentrant tous les pouvoirs entre ses mains. L’armée prête immédiatement serment personnel à sa personne.
1923 – Début de mandat du président américain Calvin Coolidge
Le 2 août 1923, Calvin Coolidge prête serment comme trentième président des États-Unis après le décès subit du président Warren G. Harding, emporté par une crise cardiaque. Républicain conservateur et partisan d’un État fédéral minimal, il préside aux Années folles américaines et à une prospérité économique exceptionnelle. Son refus d’intervenir dans la spéculation boursière contribuera au krach de 1929, survenu sous son successeur Hoover.
1914 – Début de la mobilisation française de 1914
Le 2 août 1914, la France décrète la mobilisation générale, un jour après l’Allemagne, dans le contexte de l’engrenage diplomatique et militaire déclenché par l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin. Des millions d’hommes rejoignent leurs unités dans un élan patriotique que l’on croit alors unanime, persuadés d’une guerre courte. Quatre ans de carnage et plus de huit millions de morts militaires européens les attendront.
1343 – Décapitation d’Olivier de Clisson, époux de Jeanne de Belleville
Le 2 août 1343, le seigneur breton Olivier de Clisson est décapité à Paris sur ordre du roi Philippe VI de France, accusé de trahison et de connivence avec les Anglais durant la guerre de Succession de Bretagne. Son épouse Jeanne de Clisson, dite la Lionne sanglante, jure de venger sa mort, vend ses terres, arme trois navires et mène pendant treize ans une guerre de piraterie acharnée contre les navires et les côtes françaises.
-216 – Désastreuse défaite des Romains devant Hannibal à la bataille de Cannes
Le 2 août 216 avant notre ère, le général carthaginois Hannibal Barca inflige à l’armée romaine la plus cinglante défaite de son histoire à Cannes, dans les Pouilles. Encerclant habilement une force pourtant supérieure en nombre, il anéantit entre soixante et quatre-vingt mille légionnaires en une seule journée de combat. Ce chef-d’œuvre tactique d’encerclement reste encore aujourd’hui étudié dans les académies militaires du monde entier.
Les naissances et décès notables
1971 – Naissance de Messmer (Éric Normandin), artiste de l’hypnose québécois
1956 – Naissance de Michèle Bernier, comédienne et humoriste française
1955 – Naissance de Muriel Robin, comédienne et humoriste française
1952 – Naissance de Alain Giresse, joueur et entraîneur français de football
1996 – Décès de Michel Debré, homme politique français, co-rédacteur de la Constitution de la Ve République en 1958, premier ministre de 1959 à 1962 sous la présidence de Gaulle, académicien
1992 – Décès de Michel Berger, auteur-compositeur-interprète français
1976 – Décès de Fritz Lang, réalisateur autrichien
1973 – Décès de Jean-Pierre Melville, réalisateur français
1934 – Décès de Paul von Hindenburg, militaire et homme politique allemand, maréchal, président de l’Allemagne de 1925 à 1934
1923 – Décès de Warren Gamaliel Harding, homme politique américain, 29e président des États-Unis de 1921 à 1923
1922 – Décès de Alexander Graham Bell, inventeur britannique
1343 – Décès de Olivier IV de Clisson, noble breton, décapité sur ordre du roi de France Philippe VI de Valois
Un peu de bonne humeur
Que tu es belle…
A une table de café, un jeune homme prend un verre avec une jeune femme. Il lui glisse au cours de la conversation : "😘 tu es tellement belle, drôle et agréable."
Elle, appréciant le compliment mais un peu méfiante, lui répond : "😊 Tu es gentil mais tu dis ça juste pour coucher avec moi."
Et lui alors : "😏 Et intelligente aussi."
Bravo les pompiers
Un petit immeuble est en flammes. Tous les habitants ont été évacués, sauf une jeune femme et son bébé, réfugiés sur le toit plat.
En bas, les pompiers s’agitent, tendent une bâche et crient :
— Lâchez le bébé ! On va le rattraper !
La mère hésite, terrorisée. Les flammes gagnent du terrain.
Un pompier s’avance alors et lève la voix :
— Madame ! Faites-moi confiance ! Je suis gardien de but dans l’équipe locale. Ça fait dix matchs que je n’ai rien laissé passer !
Elle doute encore. Le feu redouble. Cette fois, elle n’a plus le choix.
Les larmes aux yeux, elle lâche son enfant.
Le pompier recule, jauge la trajectoire, puis s’élance. Il plonge, tend les bras… et attrape le bébé du bout des doigts avant de le serrer contre lui.
Soulagement général.
Il repose délicatement l’enfant au sol. Le bébé ne pleure plus. Il sourit même à son sauveur.
Après quoi, le pompier prend cinq mètres d’élan et dégage.
Réveil mortel
Caroline du Nord, Etats-Unis - Ken Charles Barger (1945-1992) dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule. Pour cela, Ken intègre bien évidemment les Darwin Awards 1993.
😳 Mais aussi ! Qui laisse trainer son Smith & Wesson .38 Special sur la table de nuit ? Comme tout le monde je le place bien en sécurité sous mon oreiller... bah oui !
Savais-tu ?
« Rosbifs » et « Froggies »
Les Français appellent les Anglais « rosbifs » et les Anglais appellent les Français « froggies » : derrière ces deux sobriquets se cache une longue histoire de rivalités, de moqueries et de stéréotypes culinaires.
Le terme « rosbif » vient du plat emblématique britannique, le roast beef, ce bœuf rôti que les Français découvrent au XVIIIᵉ siècle. Dans un contexte de guerres et d’anglophobie, le mot devient rapidement une insulte : il désigne d’abord la viande, puis l’Anglais lui‑même, gros mangeur de chair rôtie. On se moque aussi de son teint qui rougit au soleil comme une pièce de bœuf mal cuite. Aujourd’hui, « rosbif » sonne encore comme une taquinerie familière, plus affectueuse que vraiment méchante.
Du côté anglais, « froggy » (petite grenouille) renvoie d’abord à l’image des Français « mangeurs de grenouilles », un plat perçu comme exotique et un peu répugnant outre‑Manche. Mais l’origine remonte aussi à Paris : un quartier marécageux plein de grenouilles, « La Grenouillère », où vivait un petit peuple au langage jugé rustre. Les nobles français en exil à Londres reprennent ce surnom pour ridiculiser les révolutionnaires, et les Britanniques l’étendent alors à tous les Français. Comme « rosbif », « froggy » oscille aujourd’hui entre insulte légère et clin d’œil entre voisins.
Deux mots, deux caricatures, mais une même histoire : celle de deux nations qui adorent se détester.
Astuce
Pour aiguiser des ciseaux
Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d'aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l'alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
Poèmes saturniens – Croquis parisien – Paul Verlaine
La lune plaquait ses teintes de zinc
Par angles obtus.
Des bouts de fumée en forme de cinq
Sortaient drus et noirs des hauts toits pointus.
Le ciel était gris. La bise pleurait
Ainsi qu’un basson.
Au loin, un matou frileux et discret
Miaulait d’étrange et grêle façon.
Moi, j’allais, rêvant du divin Platon
Et de Phidias,
Et de Salamine et de Marathon,
Sous l’œil clignotant des bleus becs de gaz.
