Bonne fête aux Clarisse
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2018 – La NASA lance la sonde Parker, premier observatoire spatial conçu pour atteindre la couronne solaire, afin de l’étudier
Le 12 août 2018, la NASA lance depuis Cap Canaveral la sonde Parker Solar Probe, premier engin spatial conçu pour pénétrer dans la couronne solaire, l’atmosphère extérieure du Soleil. Protégée par un bouclier thermique capable de résister à des températures de mille quatre cents degrés, la sonde doit frôler le Soleil à moins de six millions de kilomètres de sa surface, soit sept fois plus près que tout engin spatial précédent, afin d’étudier les vents solaires et les éruptions coronales.
2005 – La NASA lance la sonde Mars Reconnaissance Orbiter vers Mars
Le 12 août 2005, la NASA lance depuis Cap Canaveral la sonde Mars Reconnaissance Orbiter à destination de la planète rouge, qu’elle atteint en mars 2006. Équipée de la caméra télescopique la plus puissante jamais envoyée vers une autre planète, elle cartographie la surface martienne avec une précision sans précédent, identifie des sites d’atterrissage potentiels pour les futures missions habitées et détecte des indices de la présence passée d’eau liquide à la surface de Mars.
2000 – Naufrage du sous-marin russe Koursk
Le 12 août 2000, le sous-marin nucléaire lance-missiles russe Koursk sombre en mer de Barents lors d’exercices navals, après l’explosion d’une torpille défectueuse qui déclenche un second blast dévastateur. Les cent dix-huit membres d’équipage périssent tous. La lenteur et la maladresse de la réponse russe, qui refuse plusieurs jours durant l’aide internationale proposée par la Norvège et le Royaume-Uni, provoquent une vague d’indignation et embarrassent profondément le président Poutine, fraîchement élu.
1961 – Début de la construction du mur de Berlin
Le 12 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande commencent dans la nuit à ériger une barrière de barbelés le long de la frontière entre Berlin-Est et Berlin-Ouest, bientôt remplacée par un mur de béton. Cette construction vise à endiguer l’exode massif des citoyens est-allemands vers l’Ouest, plus d’un million étant partis depuis 1949. Long de cent cinquante-cinq kilomètres, ce symbole de la guerre froide sera abattu le 9 novembre 1989.
1953 – L’URSS fait exploser sa première bombe H
Le 12 août 1953, l’Union soviétique procède à l’explosion de sa première bombe thermonucléaire, baptisée Joe-4 par les Américains, sur le site d’essais de Semipalatinsk au Kazakhstan. Avec une puissance de quatre cents kilotonnes, soit vingt-cinq fois celle de la bombe d’Hiroshima, cet essai confirme que l’URSS a rattrapé son retard technologique sur les États-Unis, qui avaient testé leur première bombe H en novembre 1952, intensifiant dangereusement la course aux armements nucléaires.
-30 – Suicide de Cléopâtre VII
Le 12 août 30 avant notre ère, Cléopâtre VII, dernière souveraine du royaume lagide d’Égypte, met fin à ses jours à Alexandrie après la défaite navale d’Actium face à Octave et le suicide de son amant Marc Antoine. La légende veut qu’elle se soit laissé mordre par un aspic, serpent sacré symbole de la royauté divine égyptienne. Sa mort marque la fin de la dynastie ptolémaïque et la transformation de l’Égypte en province romaine, clôturant l’époque hellénistique.
Les naissances et décès notables
1992 – Naissance de Cara Delevingne, mannequin et actrice britannique
1981 – Naissance de Djibril Cissé, footballeur français
1971 – Naissance de Pete Sampras, joueur de tennis américain
1960 – Naissance de Laurent Fignon, coureur cycliste français
1954 – Naissance de François Hollande, homme politique français, 24e président de la République française de 2012 à 2017
1982 – Décès de Henry Fonda, acteur américain
1964 – Décès de Ian Fleming, auteur britannique, créateur de James Bond
1955 – Décès de Thomas Mann, écrivain allemand
-30 – Décès de Cléopatre VII qui se suicide avec un aspic
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Un homme, sa voiture et sa femme
😏 Quand un homme ouvre la portière de sa voiture à sa femme c'est que l'une des deux est neuve.
Au travail les ado
🤔 Un million d'ado veulent nettoyer la Terre... c'est vraiment admirable.
😏 Oui, mais un million de parents aimeraient qu'il commencent par leur chambre.
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
Le maillot jaune
Le maillot jaune apparaît en 1919, lors du 1er Tour de France d’après-guerre, pour rendre immédiatement visible le leader du classement général. Il est porté pour la première fois par Eugène Christophe le 19 juillet 1919, au départ de... la 11ᵉ étape Grenoble–Genève - un peu de retard dans la fabrication, ça peut arriver. La couleur jaune est choisie en référence au papier du journal L’Auto, organisateur de la course, et devient rapidement un symbole central de la Grande Boucle.
Au fil des éditions, certains champions marquent l’histoire par le nombre de jours passés en tête. Eddy Merckx détient le record, avec 111 jours en maillot jaune, ce qui reflète sa domination des années 1960–1970. Derrière lui viennent Bernard Hinault (79 jours), Miguel Indurain (60 jours) et Christopher Froome (59 jours) - Tadej Pogacar s'approchant avec 54 jours avant le Tour 2026 -, qui incarnent chacun, à leur époque, une emprise durable sur le classement général.
Plus rare encore que ces longues dominations, un coureur mène en jaune le Tour de bout en bout. Jacques Anquetil (52 jours en jaune au total), en 1961, prend le maillot jaune dès la première étape et le conserve jusqu’à l’arrivée. Aucun autre n'a encore réitéré cet exploit.
59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE 1er juillet 1903
Astuce
Nettoyer les surfaces carrelées de la douche
Pour nettoyer les résidus savonneux, le duo bicarbonate / vinaigre tient le haut du pavé :
1️⃣ frottez les carreaux avec une petite brosse trempée dans du bicarbonate de soude mélangé à un peu d'eau
2️⃣ essuyez avec un chiffon propre et humide trempé dans du vinaigre blanc.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
Edgar Rice Burroughs
Edgar Rice Burroughs est un romancier américain qui tisse des aventures enlevées, mêlant exotisme sauvage et science-fiction pulp. Né en 1875 à Chicago, il accède à une gloire planétaire dès 1912 grâce à ses héros mythiques publiés dans des magazines populaires. Prolifique, il signe près de 70 romans et lance sa propre maison d'édition en 1923. Il meurt en 1950 à Los Angeles.
Tarzan domine ses créations : noble britannique grandi parmi les singes africains, il règne sur 24 romans épiques. Son autre héros : John Carter, officier confédéré catapulté sur Mars, y livre bataille aux aliens dans le cycle Barsoom. Et puis, David Innes sillonne Pellucidar, Terre creuse aux mystères abyssaux, tandis que Carson Napier conquiert Vénus - autant de figures chevaleresques qui exaltent force et émerveillement cosmique.
Son style pulse d'un dynamisme brut, foisonnant d'imagination et de sense of wonder (émerveillement), privilégiant l'action trépidante à la finesse psychologique. Répétitif, stéréotypé - héros invincibles sauvant princesses captives -, il préfigure le planet opera et l’heroic fantasy, inspirant Bradbury ou Star Wars. Burroughs enchante toujours les âmes friandes d'épopées intemporelles.
