Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Renaud
Jour de la vertu du 1er jour complémentaire du calendrier révolutionnaire français (début des sans-culottides)
Journée mondiale de l’arthrose
Journée internationale de la musique country
Les évènements notables
1988 – Début des jeux de la 24ème olympiade d’été à Séoul
Le 17 septembre 1988 s’ouvrent les Jeux olympiques d’été à Séoul, en Corée du Sud. Ils rassemblent 159 nations et 8 391 athlètes, marquant un symbole d’ouverture pour un pays encore sous régime autoritaire. Ces Jeux sont notamment marqués par la performance de Florence Griffith-Joyner et par l’affaire de dopage du sprinteur Ben Johnson.
1981 – Discours de Robert Badinter prononcé à l’Assemblée nationale en faveur de l’abolition de la peine de mort
Le 17 septembre 1981, le garde des Sceaux Robert Badinter prononce un discours historique devant l’Assemblée nationale pour défendre le projet de loi abolissant la peine de mort en France. Son intervention, marquée par une profonde humanité, convainc une majorité de députés. Quelques jours plus tard, la loi est adoptée, consacrant la fin de la guillotine en France.
1979 – Ouverture du 1er McDonald’s en France à Strasbourg
Le 17 septembre 1979, le premier restaurant McDonald’s de France ouvre ses portes à Strasbourg. Cette implantation marque le début de l’expansion fulgurante de la chaîne de restauration rapide dans l’Hexagone. L’arrivée de McDonald’s suscite curiosité, engouement et parfois critiques, symbolisant la mondialisation des modes de consommation.
1944 – Début de l’opération Market Garden
Le 17 septembre 1944, les Alliés lancent l’opération Market Garden aux Pays-Bas. Cette vaste offensive combine largages de parachutistes et percée blindée pour franchir le Rhin et accélérer la fin de la guerre. Mais l’opération échoue face à la résistance allemande, notamment à Arnhem, entraînant de lourdes pertes. Cet échec prolonge le conflit en Europe… lire l’article
1925 – Accident de l’autobus où se tient Frida Kahlo avec un tramway
Le 17 septembre 1925, la jeune Frida Kahlo, âgée de dix-huit ans, est grièvement blessée lorsque l’autobus dans lequel elle voyage à Mexico est percuté par un tramway. La violence du choc lui brise la colonne vertébrale en trois points, fracture la clavicule, plusieurs côtes et le bassin, et lui broie le pied droit. Clouée au lit pendant des mois, elle commence à peindre depuis sa couche. Cet accident traumatisant et fondateur est à l’origine de toute son œuvre artistique, marquée par la souffrance physique et l’introspection.
1908 – 1er accident mortel en avion avec le Wright Flyer III
Le 17 septembre 1908, lors d’un vol de démonstration en Virginie, le Wright Flyer III piloté par Orville Wright s’écrase après la rupture d’une hélice. Le passager, le lieutenant Thomas Selfridge, meurt des suites de ses blessures, devenant la première victime d’un accident d’avion. Cet événement rappelle les dangers des débuts de l’aviation.
1871 – Inauguration du tunnel ferroviaire du Fréjus, reliant la France à l’Italie
Le 17 septembre 1871 est inauguré le tunnel ferroviaire du Fréjus (dit aussi du Mont-Cenis), long de 13,6 km. Fruit d’un chantier de 14 ans, il relie Modane en France à Bardonnèche en Italie, facilitant les échanges entre les deux pays. À l’époque, c’est le plus long tunnel du monde, une prouesse d’ingénierie marquant l’essor du chemin de fer européen.
1851 – Traité de Fort Laramie, signé entre les Amérindiens et les colons américains
Le 17 septembre 1851, le traité de Fort Laramie est conclu entre le gouvernement américain et plusieurs nations amérindiennes, dont les Sioux et les Cheyennes. Il fixe des territoires et garantit la paix en échange de compensations financières. Mais les clauses seront rapidement violées, alimentant les tensions et les guerres indiennes.
1849 – 1ère évasion d’Harriet Tubman
Le 17 septembre 1849, Harriet Tubman, esclave dans le Maryland, s’évade et rejoint la Pennsylvanie, État libre. Elle deviendra une figure majeure du chemin de fer clandestin, aidant des centaines d’esclaves à fuir vers la liberté. Symbole de courage et de résistance, elle jouera aussi un rôle important comme espionne et militante pour l’abolition de l’esclavage… lire l’article
1793 – Vote de la loi des suspects, pendant la Révolution française
Le 17 septembre 1793, la Convention vote la loi des suspects, qui permet d’arrêter toute personne considérée comme ennemie de la République. Ce texte extrêmement vague ouvre la voie à la Terreur, multipliant les arrestations et exécutions arbitraires. Il marque un durcissement radical de la Révolution française face aux menaces intérieures et extérieures.
Les naissances et décès notables
1971 – Naissance de Adriana Karembeu, mannequin puis co-animatrice de télévision franco-slovaque
1968 – Naissance de Anastacia (Anastacia Lyn Newkirk), chanteuse américaine
1968 – Naissance de Akhenaton (Philippe Fragione), chanteur français marseillais du groupe IAM
1966 – Naissance de Stéphane Rousseau, humoriste canadien
2012 – Décès de Édouard Leclerc, homme d’affaires français, fondateur de la compagnie de distribution E.Leclerc
2011 – Décès de Cora Vaucaire, chanteuse française
1964 – Décès de Jean Ray, écrivain belge dans le domaine du fantastique (Malpertuis)
1879 – Décès de Eugène Viollet-le-Duc, architecte, ingénieur et écrivain français
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Armstrong, dopé !?
🤨 Mais bien sûr qu'il était dopé Armstrong !
😲 Ah ça, je suis bien d'accord avec toi... le mec il gagne sept tours de France, marche sur la Lune et en prime joue de la trompette... faut pas déconner !
Campagne marketing Air France
Dans le cadre de sa nouvelle politique de marketing, Air France, pour remercier de leur fidélité les hommes d’affaires qui fréquentent régulièrement ses lignes, décide de leur offrir un billet gratuit pour leur femme afin qu’elle puisse les accompagner sur la destination de leur choix.
Trois mois plus tard, la compagnie écrit aux épouses pour leur demander si elles ont été satisfaites du vol.
La plupart répondent alors : « Quel vol ? »
Réveil mortel
Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.
Savais-tu ?
Hermaphrodite, l’être aux deux natures
Dans les hauteurs du mont Olympe, deux divinités sont admirées entre toutes : l'une est Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté, dont le sourire fait éclore les roses. L'autre est Hermès, le messager ailé des dieux, rapide comme le vent, malin comme le renard.
De leur union naît un enfant. On le nomme Hermaphrodite, en mêlant le nom de son père et celui de sa mère, car il porte en lui la grâce des deux. Le petit grandit sur les pentes sauvages du mont Ida, en Phrygie, confié aux soins des nymphes. Elles lui apprennent à courir dans les forêts, à écouter le chant des sources, à reconnaître les constellations qui veillent la nuit. L'enfant est d'une beauté saisissante. Son visage a la douceur de sa mère, ses yeux l'éclat malicieux de son père, et sa peau l'éclat de l'aurore.
Les années passent, paisibles et parfumées de thym sauvage. Mais un matin de ses quinze ans, Hermaphrodite regarde au-delà des montagnes et sent naître en lui une soif inconnue : celle de découvrir le monde. « Je partirai », dit-il aux nymphes. Elles le supplient de rester. Il ne les écoute point. Il prend son bâton de voyageur, boucle son manteau et descend les sentiers de l'Ida. Il traverse les forêts de Lycie, longe les rivages battus par les vents, et parvient enfin en Carie, non loin d'une cité appelée Halicarnasse. Le paysage est doux, les oliviers argentés, et l'air tiède porte des senteurs de jasmin.
C'est là qu'il découvre la source de Salmacis. Elle n'a rien d'ordinaire. Son eau est si claire qu'on y voit le fond comme à travers une fenêtre, et si fraîche que les voyageurs en parlent de bout en bout de la côte. Des lauriers l'entourent, des vignes sauvages y traînent leurs grappes, et le silence n'est troublé que par le chant de l'eau sur les pierres. Mais ce lieu enchanté a une habitante : la nymphe Salmacis.
Salmacis n'est pas comme les autres nymphes. Ses sœurs courent dans les bois, chassent avec la déesse Artémis et méprisent les armes d'Aphrodite. Salmacis, elle, préfère peigner ses longs cheveux au bord de l'eau, cueillir des fleurs, et se regarder dans le miroir des sources. Elle n'a jamais voulu quitter son bassin, jamais tiré de l'arc, jamais dormi sous la rosée. Ce jour-là, tandis qu'elle tresse des couronnes de lierre, elle entend des pas sur le sentier. Elle lève les yeux. Et elle voit Hermaphrodite.
Il s'est arrêté au bord de la source, ébloui par tant de fraîcheur. Il ôte ses sandales, défait son manteau, et plonge ses mains dans l'eau. La nymphe, cachée derrière un laurier, sent son cœur s'emballer. Jamais elle n'a vu un visage pareil. Jamais un tel éclat ne s'est reflété dans son miroir d'eau.
— C'est un dieu, murmure-t-elle. Peut-être est-ce l'Amour lui-même.
Elle sort de sa cachette et s'approche. Hermaphrodite sursaute.
— Que veux-tu, nymphe ? dit-il d'un ton rude.
Elle sourit, vient s'asseoir près de lui, ose toucher sa main. Elle lui parle de l'eau fraîche, des fleurs du jardin, de tout ce qui peut le retenir. Mais le jeune homme, las de ses paroles, la repousse doucement :
— Laisse-moi. Je veux me baigner seul.
Salmacis fait semblant de s'éloigner, de disparaître derrière les arbres. En réalité, elle guette. Hermaphrodite, croyant être seul, défait ses vêtements et entre dans l'eau de la source.
Alors Salmacis surgit. Elle se jette dans le bassin, s'accroche à lui, enlace ses bras autour du corps du jeune homme, l'embrasse de force, presse sa poitrine contre la sienne. Hermaphrodite se débat. Mais la nymphe, telle un lierre autour d'un tronc, ne le lâche point.
— Tu te débats en vain, cruel ! crie-t-elle. Dieux, si vous m'entendez, exaucez un seul vœu : que rien ne puisse jamais le séparer de moi, ni moi de lui !
Les dieux entendent. Leurs deux corps se mêlent. Lentement, comme l'eau mêlée au vin, comme la cire qui fond et se soude, ils ne forment plus qu'un seul être. Un seul souffle. Une seule peau. Un corps qui n'est plus tout à fait homme, plus tout à fait femme, mais les deux ensemble. Hermaphrodite, en se découvrant changé, lève les yeux vers le ciel et d'une voix mêlée de larmes, supplie ses parents :
— Père Hermès, mère Aphrodite, exaucez ma prière : que quiconque se baignera dans cette source perde à jamais sa force d'homme !
Les dieux, touchés par son destin, accordent sa demande. C'est pourquoi, dit-on, la source de Salmacis, près d'Halicarnasse, a la réputation d'amollir ceux qui y boivent. C'est ainsi qu'Hermaphrodite devient l'être aux deux natures — ni tout à fait l'un, ni tout à fait l'autre, mais portant en un seul corps la beauté de l'homme et celle de la femme. Son nom traverse les siècles. Les sculpteurs le représentent dans le marbre, les peintres le figurent sur les vases, et les poètes racontent son histoire, depuis Ovide jusqu'à nos jours. Et c'est de lui, de sa légende, que les hommes tirent le mot hermaphrodite pour désigner les êtres portant en eux les caractères des deux sexes.
Conté d'après le mythe d'Hermaphrodite et de la nymphe Salmacis,
tel que le rapporte Ovide dans ses Métamorphoses (Livre IV).
Astuce
Oreille droite ou gauche
L’oreille droite serait particulièrement efficace pour capter les sons courts, rapides et répétitifs, comme des battements, des clics ou des variations rythmiques. En situation d’écoute active — lors d’une conversation animée ou dans un environnement dynamique — elle aiderait à mieux distinguer les nuances temporelles et les enchaînements rapides, offrant ainsi une perception plus fine du rythme et de la structure des sons. Tendez donc l'oreille droite dans une soirée bruyante.
De son côté, l’oreille gauche serait davantage sensible aux sons purs et musicaux, tels que les notes tenues, les mélodies ou les harmonies. Elle favoriserait une écoute plus subtile des tonalités et des qualités sonores, permettant d’apprécier pleinement la richesse musicale et la précision des hauteurs, notamment lors de l’écoute d’un instrument ou d’une voix. Tendez donc l'oreille gauche pour identifier une musique diffusée à faible volume.
Un instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Espace lecture
Chanson d’automne – Paul Verlaine
Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs ... Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».
Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.
Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.
Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd'hui.

Poèmes saturniens (1866) - Chansons d'automne - Paul Verlaine
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte
