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9 OCTOBRE

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Denis

Jour du sarrasin le 18 vendémiaire

Journée mondiale de la poste

Les évènements notables

1981 – Abolition de la peine de mort en France

Le 9 octobre 1981, la France abolit la peine de mort sous la présidence de François Mitterrand. Portée par le garde des Sceaux Robert Badinter, la loi est votée à l’Assemblée nationale après de vifs débats. La France rejoint ainsi le mouvement abolitionniste mondial, faisant de ce jour une date historique pour les droits humains et la justice pénale.

1890 – 1er vol de l’avion Éole, de l’ingénieur français Clément Ader

Le 9 octobre 1890, l’ingénieur Clément Ader réalise le premier envol motorisé avec son appareil Éole. Bien que l’appareil n’ait parcouru qu’une cinquantaine de mètres et sans réel contrôle, cet essai marque une étape fondatrice dans l’histoire de l’aviation, plusieurs années avant les frères Wright.

1683 – Louis XIV épouse en secret Madame de Maintenon, en 2nde noces

Le 9 octobre 1683, quelques mois après la mort de la reine Marie-Thérèse, Louis XIV épouse secrètement Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon. Cette union morganatique, sans reconnaissance officielle, scelle une profonde complicité spirituelle et morale entre le roi et celle qui influencera fortement la cour et la politique royale… lire l’article

768 – Charles, futur Charlemagne, et Carloman Ier sont élus rois des Francs suite à la mort de leur père Pépin le Bref

Le 9 octobre 768, à la suite du décès de Pépin le Bref, Carloman Ier est proclamé roi des Francs, régnant sur l’est et le sud du royaume, tandis que son frère Charlemagne gouverne l’ouest. Leur rivalité marquera les débuts mouvementés de la dynastie carolingienne. Après la mort de Carloman, Charles réunifiera le royaume carolingien appelé à devenir empire, devenant une figure majeure de l’histoire européenne… lire l’article

Les naissances et décès notables

1986 – Naissance de Laure Manaudou, nageuse française
1964 – Naissance de Guillermo del Toro, réalisateur, scénariste, romancier et producteur de cinéma mexicain
1823 – Naissance de Mary Ann Shadd Cary, journaliste et avocate américano-canadienne engagée contre l’esclavagisme, 1ère afro-américaine à fonder un hebdomadaire en Amérique du Nord

2017 – Décès de Jean Rochefort, comédien français
2006 – Décès de Coccinelle, artiste transgenre française
1978 – Décès de Jacques Brel, chanteur et acteur belge
1974 – Décès de Oskar Schindler, industriel allemand, Juste parmi les nations
1970 – Décès de Jean Giono, écrivain français académicien Goncourt
1967 – Décès de Ernesto « Che » Guevara, médecin et révolutionnaire argentin



Un peu de bonne humeur

Elle a toujours raison

📊😐 Une étude récente montre que 9 hommes sur 10 admettent que leur femme a toujours raison.

🤔 Aucune trace du 10ème.

 

Faire l’alcootest sans lunette

🤔 Pourquoi les français enlèvent-ils leurs lunettes avant de souffler dans l'alcootest ?
😏 Ça fait déjà deux verres de moins.

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !

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Savais-tu ?

« Qui dort dîne ! »

L’expression « Qui dort dîne » vient à la fois des auberges d’autrefois et d’un vieux proverbe grec. Au Moyen Âge, puis encore au XVIIIᵉ siècle, les aubergistes imposent une règle simple : le voyageur qui souhaite dormir doit aussi prendre son dîner sur place. Des enseignes affichent parfois « Qui dort dîne » pour rappeler que le lit et le repas vont de pair. Dans ce contexte, l’expression signifie donc que dormir et manger sont liés par une obligation pratique.

Mais l’origine remonte plus loin, jusqu’au dramaturge grec Ménandre, au IVᵉ siècle avant J.-C. Il formule l’idée que le sommeil nourrit le pauvre qui n’a rien à manger. Aujourd’hui, on utilise surtout « Qui dort dîne » dans ce second sens : dormir fait oublier la faim, et le repos tient lieu de nourriture quand on ne peut pas manger.

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Astuce

Un linge rafraichissant

S’il fait chaud et que l’on cherche une solution simple et immédiate pour se rafraîchir, il suffit d’entourer son poignet d’un linge légèrement humide et frais : cette zone, riche en circulation sanguine, aide à diffuser rapidement une sensation de fraîcheur dans tout le corps. En cas de forte chaleur, cette astuce discrète et économique peut se révéler étonnamment efficace en apportant un vrai confort en quelques secondes seulement. Placé près d'un ventilateur, la sensation de fraicheur se trouve immédiatement amplifiée.

Cette astuce permet également de redonner une utilité à une chaussette définitivement esseulée après une lessive en remplaçant le linge humide par cette chaussette découpée pour pouvoir la passer autour du bras.

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Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.

Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.

Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.

C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.

Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.

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Espace lecture

Le dormeur du Val – Arthur Rimbaud

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Octobre 1870.

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