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7 DÉCEMBRE

Bonne fête aux Ambroise

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1972 – Photographie de la Bille bleue par Apollo 17
Image emblématique prise par l’équipage d’Apollo 17 montrant la Terre entièrement éclairée. Ce cliché devient un symbole écologique et humaniste, rappelant la fragilité de la planète et marquant l’une des dernières missions lunaires du programme Apollo.

1942 – Lancement de l’opération Frankton
Raid commando britannique mené par des Royal Marines pagayant en kayak pour saboter des navires allemands dans le port de Bordeaux. L’opération, extrêmement risquée, cause de lourdes pertes mais perturbe sérieusement la logistique ennemie durant plusieurs semaines.

1941 – Application du décret « Nuit et brouillard »
Ordonnance nazie visant à faire disparaître secrètement résistants et opposants politiques dans les territoires occupés. Les arrestations arbitraires, déportations sans traces et exécutions cherchent à instaurer la terreur et à briser toute forme de résistance civile.

1941 – Attaque de Pearl Harbor par les troupes japonaises
Assaut aérien surprise mené contre la flotte américaine du Pacifique à Hawaï. L’attaque cause des milliers de morts et détruit de nombreux bâtiments navals, poussant immédiatement les États-Unis à entrer en guerre, modifiant profondément le cours du conflit mondial.

1909 – Leo Baekeland dépose le brevet de la bakélite
Cette résine synthétique devient le premier plastique industriel. Résistante, isolante et moulable, elle révolutionne l’industrie, permettant la production en série d’objets électriques, domestiques et techniques. La bakélite ouvre l’ère des matériaux polymères modernes.

1905 – Début de l’insurrection de Moscou
Soulèvement majeur contre le régime tsariste dans le cadre de la révolution russe de 1905. Grèves, affrontements et barricades se multiplient dans la capitale. Bien que réprimée, l’insurrection contribue à contraindre le Tsar à concéder certaines réformes politiques.

1888 – John Boyd Dunlop dépose le brevet du pneu à air avec valve
Destiné d’abord aux bicyclettes, ce pneu gonflable améliore nettement le confort et la vitesse. L’invention ouvre la voie à son adoption dans l’automobile et transforme durablement les transports terrestres en offrant stabilité, adhérence et amortissement.

1877 – Démonstration du 1er phonographe de Thomas Edison
Edison présente un appareil capable d’enregistrer et de restituer la voix humaine grâce à un cylindre métallique. Cette innovation fonde l’industrie de l’enregistrement sonore et marque une avancée majeure dans la diffusion de la musique et des communications.

1703 – Une grande tempête frappe l’Angleterre
Tempête d’une violence exceptionnelle touchant l’Angleterre et une partie de l’Europe. Les vents dévastateurs provoquent naufrages, destructions et milliers de morts. Considérée comme l’un des pires événements météorologiques du pays, elle marque durablement les esprits.

Les naissances et décès notables

1973 – Naissance de Fabien Pelous, joueur de rugby français

2020 – Décès de Charles Elwood « Chuck » Yeager, aviateur américain
1947 – Décès de Tristan Bernard, écrivain et humoriste français
1936 – Décès de Jean Mermoz, aviateur français
1894 – Décès de Ferdinand de Lesseps, diplomate et entrepreneur français


Un peu de bonne humeur

Blonde cherchant logement

Une blonde se rend à la mairie pour une demande de logement où elle rencontre l’employé chargé ce genre de démarche.

– Asseyez-vous Madame… commençons par cibler quel type de logement vous conviendra le mieux.

– Allez-y, je suis prête, répond la blonde.

– Alors, que préférez-vous, l’habitat rural ou l’habitat urbain ?

– Ah non alors, celle de mon Édouard me suffit !

 

Ski et confiture – Anonyme

Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?

 

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

Savais-tu que...

Le fleuve Mississippi

Le fleuve Mississippi prend sa source dans le lac Itasca, au Minnesota, et traverse la partie centrale des États‑Unis jusqu’à se jeter dans le golfe du Mexique. Il parcourt environ 3 760 à 3 780 km, traversant ou longeant dix États américains, et arrose un vaste bassin versant qui couvre près d’un tiers du territoire des États‑Unis. Ce bassin accueille de nombreuses villes importantes, de grandes zones agricoles et des réseaux de transport fluvial et ferroviaire qui structurent l’économie du centre du pays.

Le nom « Mississippi » provient des langues amérindiennes, notamment de formes algonquiennes comme Misi‑ziibi, qui signifie « grande rivière » (Missisipioui en miami-illinois ; l'ancien nom Meschacebé en est probablement dérivé ; appelé Ne tongo par les Sioux). Les premiers explorateurs européens reprennent et transforment cette forme en Mississipi puis en Mississippi en anglais. Les peuples autochtones désignent aussi ce cours d’eau par des termes équivalents à « Père des eaux » ou « grand fleuve », ce qui reflète son importance dans leur vision du monde et de leur environnement.

Le fleuve Mississippi présente un relief varié : il commence dans une région de lacs et de forêts au nord, traverse de larges plaines agricoles au centre, puis forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans le golfe du Mexique. Ce delta constitue un écosystème riche mais fragile, régulièrement modifié par l’activité humaine, les digues et les canaux. La géographie du fleuve et de son nom s’inscrivent ainsi dans une histoire à la fois naturelle et culturelle, où les peuples amérindiens, les Espagnols, puis les Français et les Anglais ont marqué durablement le paysage et le vocabulaire.

Peuplement du Mississippi au XVI-XVIIème siècle >