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12 JANVIER

Bonne fête aux Tatiana

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

Journée mondiale des roux (« Kiss a Ginger Day »)
Le 12 janvier est célébrée la Journée mondiale des roux, aussi appelée « Kiss a Ginger Day ». Créée pour lutter contre les préjugés et moqueries visant les personnes rousses, cette journée met en avant la diversité et l’acceptation. Elle est devenue un événement populaire sur les réseaux sociaux, mêlant humour, sensibilisation et célébration de la différence.

1964 – Déclenchement de la révolution de Zanzibar
Le 12 janvier 1964 éclate la révolution de Zanzibar, qui renverse le sultan Jamshid bin Abdullah. Menée par des insurgés africains majoritaires, elle met fin à une monarchie dominée par les élites arabes. La prise de pouvoir s’accompagne de violences meurtrières et d’expropriations. L’événement conduit rapidement à l’union avec le Tanganyika pour former la Tanzanie.

1959 – Fondation du label Motown
Le 12 janvier 1959, Berry Gordy fonde à Détroit le label Motown Records. Spécialisée dans la soul et le rhythm and blues, la maison de disques révèle des artistes majeurs comme Marvin Gaye, Stevie Wonder ou les Supremes. Motown joue un rôle central dans la diffusion mondiale de la musique afro-américaine et accompagne les mutations culturelles des années 1960.

1922 – Démission d’Aristide Briand
Le 12 janvier 1922, Aristide Briand démissionne de son poste de président du Conseil des ministres. Homme politique majeur de la Troisième République, il a exercé de nombreuses fois le pouvoir. Sa démission intervient dans un contexte d’instabilité parlementaire chronique, caractéristique de l’entre-deux-guerres, et précède son retour ultérieur sur le devant de la scène diplomatique.

1920 – Naufrage du paquebot Afrique
Le 12 janvier 1920, le paquebot Afrique sombre au large des Sables-d’Olonne lors d’une violente tempête. Plus de 560 personnes périssent, faisant de ce drame l’une des plus grandes catastrophes maritimes françaises du XXᵉ siècle. Le naufrage met en cause l’état du navire et les conditions de navigation, provoquant une vive émotion nationale.

1871 – Défaite française à la bataille du Mans
Le 12 janvier 1871, l’armée française subit une défaite catastrophique face aux troupes prussiennes lors de la bataille du Mans. Cet affrontement marque l’échec définitif de l’armée de la Loire. La défaite accélère la fin de la guerre franco-allemande de 1870 et précipite l’effondrement militaire et politique de la France impériale.

1870 – Obsèques de Victor Noir au Père-Lachaise
Le 12 janvier 1870 ont lieu les obsèques du journaliste Victor Noir, assassiné deux jours plus tôt. La cérémonie réunit plus de cent mille personnes et se transforme en immense manifestation contre le Second Empire. L’événement révèle la colère populaire face au régime de Napoléon III et fait de Victor Noir un symbole de l’opposition républicaine.

1616 – Fondation de Belém
Le 12 janvier 1616, le capitaine portugais Francisco Caldeira Castelo Branco fonde Belém, à l’embouchure de l’Amazone. La ville devient un poste stratégique pour le contrôle de la région et l’expansion coloniale portugaise au Brésil. Belém jouera un rôle clé dans le commerce, l’administration et l’histoire de l’Amazonie.

Les naissances et décès notables

1937 – Naissance de Marie Dubois, actrice française
1876 – Naissance de Jack London, écrivain américain
1856 – Naissance de John Singer Sargent, peintre américain

2009 – Décès de Claude Berri, réalisateur et acteur français
1976 – Décès de Agatha Christie, romancière britannique
1833 – Décès de Marie-Antoine Carême, pâtissier et chef français


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Un peu de bonne humeur

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Auto-appendicectomie en Antarctique

Le 30 avril 1961, Leonid Rogozov, médecin de l'expédition soviétique en Antarctique, accomplit un acte chirurgical historique en réalisant sa propre appendicectomie. Isolé à la base Novolazarevskaya et souffrant d'une appendicite aiguë, il se voit contraint d'opérer lui-même en raison de l'impossibilité d'une évacuation médicale. Installé dans une position semi-assise, il utilise une anesthésie locale et un miroir pour guider ses gestes, tandis qu'un météorologue et un ingénieur-mécanicien l'assistent en tenant les instruments, en ajustant l'éclairage et en veillant sur son état de conscience durant l'intervention qui dure environ 1 heure et 45 minutes.

Grâce à une détermination exemplaire, Rogozov réussit l'opération en dépit des conditions extrêmes de son environnement. Dès le lendemain, il entame un traitement antibiotique qui permet une guérison rapide ; il retire ses points de suture après une semaine seulement et reprend ses activités médicales normales au sein de la base avant la fin de l'expédition en 1962.

De retour en Union soviétique, Rogozov poursuit une carrière de chirurgien à Léningrad, où il obtient son doctorat en 1966. Il exerce sa profession avec dévouement jusqu'à son décès en l'an 2000, tout en demeurant une figure emblématique de la médecine pour son sang-froid légendaire face à une situation de survie périlleuse.

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Savais-tu ?

L’échelle de Schmidt

Cette échelle permet de classer la douleur des piqûres d’hyménoptères, surtout abeilles, guêpes et fourmis, selon l’intensité ressentie. Elle fonctionne de 1 à 4, avec l’abeille domestique comme repère autour du niveau 2, une douleur nette mais supportable. Cette échelle sert à comparer de façon à la fois amusante et scientifique la virulence des piqûres entre espèces, sans viser à remplacer une évaluation médicale.

Justin O. Schmidt expérimente chaque piqûre en se laissant piquer volontairement par les insectes étudiés, souvent en utilisant des outils comme des pipettes ou des pinces pour diriger l’insecte vers une zone précise de son corps. Il ressent ensuite la douleur, note immédiatement sa durée, son intensité et ses caractéristiques, tout en attribuant un score entre 1 et 4. Au cours de sa carrière, il se fait piquer des centaines de fois par une cinquantaine d’espèces d’hyménoptères, transformant son corps en véritable instrument de mesure.

La fourmi balle de fusil (Paraponera clavata) est classée au niveau maximal de 4,0, avec une douleur très intense et durable, décrite comme comparable à marcher sur un charbon ardent avec un gros clou dans le talon. Sa piqûre provoque une douleur aiguë très intense qui peut durer plusieurs heures, accompagnée de brûlure, de fourmillements et parfois de spasmes musculaires. C’est donc cette fourmi sud‑américaine qui apparaît comme l’insecte le plus redoutable de l’échelle de Schmidt.

Les niveaux de douleur :

  • Douleur légère, brève, à peine plus qu’une piqûre de moustique (certaines petites abeilles, fourmi de feu).
  • Douleur nette, chaude ou fumante, désagréable mais supportable (abeille domestique, guêpes courantes).
  • Douleur forte, caustique ou brûlante, persistante plusieurs heures (certaines fourmis moissonneuses, guêpes Polistes).
  • Douleur extrêmement intense, quasi insupportable, très longue (fourmi balle de fusil, guêpes Pepsis / Synoeca).

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Astuce

Pour la baisse de libido

Selon ma grand-mère, la frigidité - oui, parlons plutôt d'une baisse de libido - se soignerait aisément avec un régime à base de fruits de mer ou d'épices telles que la coriandre, le safran ou la menthe poivrée... je n'ai jamais voulu savoir si elle utilisait aussi du giseng ou du gingembre 😳.

Après, les remèdes de grand-mère... il semblerait qu'acheter des dessous sexy, organiser un petit diner intime, et surtout surtout envoyer les enfants chez les grands-parents, soit aussi un triptyque plutôt efficace.

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Un instant en ce bas monde

Photo de iam hogir - Pexels

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.

Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.

Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.

Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.

Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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