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21 JANVIER

Bonne fête aux Agnès et aux ailurophile

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1962 – Arrestation de Jacques Angelvin
Le 21 janvier 1962, Jacques Angelvin, sympathisant de l’OAS, est arrêté en France. Accusé de complicité dans un attentat manqué visant André Malraux, alors ministre de la Culture, son procès et sa condamnation à mort provoquent une vive controverse. Sa peine sera finalement commuée, illustrant les tensions extrêmes de la fin de la guerre d’Algérie.

1948 – Adoption du drapeau québécois
Le 21 janvier 1948, le Québec adopte officiellement son drapeau, le Fleurdelisé. Bleu et blanc, orné de fleurs de lys et d’une croix, il remplace l’Union Jack sur les édifices publics. Ce symbole fort affirme l’identité nationale québécoise et devient un marqueur majeur de la culture et de l’histoire francophone en Amérique du Nord.

1939 – Création du camp de Rieucros
Le 21 janvier 1939 est créé le camp de Rieucros, en Lozère, destiné à l’internement des « étrangers indésirables ». Initialement conçu pour les réfugiés espagnols fuyant le franquisme, il accueillera ensuite des femmes étrangères et résistantes. Ce camp illustre la politique répressive française à la veille et durant la Seconde Guerre mondiale.

1921 – Avant-première du film Le Kid de Charlie Chaplin
Le 21 janvier 1921 a lieu aux États-Unis l’avant-première du film Le Kid, réalisé et interprété par Charlie Chaplin. Mêlant comédie et émotion, le film raconte la relation entre Charlot et un enfant abandonné. Immense succès critique et public, il s’impose comme un chef-d’œuvre du cinéma muet.

1919 – Déclaration d’indépendance de l’Irlande
Le 21 janvier 1919, le parlement révolutionnaire irlandais, le Dáil Éireann, proclame l’indépendance de la République d’Irlande. Le même jour, des affrontements armés marquent le début de la guerre d’indépendance contre le Royaume-Uni. Le conflit mènera à la création de l’État libre d’Irlande en 1922.

1794 – Début des colonnes infernales en Vendée
Le 21 janvier 1794 débute l’offensive des « colonnes infernales » envoyées par la Convention pour écraser l’insurrection vendéenne. Menée par le général Turreau, cette campagne de répression vise populations et villages soupçonnés de soutenir les insurgés. Elle reste l’un des épisodes les plus violents et controversés de la Révolution française.

1793 – Exécution de Louis XVI
Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI est exécuté par guillotine sur la place de la Révolution à Paris. Condamné pour trahison par la Convention nationale, il devient le premier roi de France mis à mort par son peuple. Cet événement marque une rupture irréversible avec la monarchie et radicalise la Révolution française.

1673 – Fondation de la nouvelle ville de Panama
Le 21 janvier 1673 est fondée la nouvelle ville de Panama, après la destruction de l’ancienne cité par le pirate Henry Morgan en 1671. Reconstruite à quelques kilomètres du site initial, la ville est mieux fortifiée. Elle devient un centre stratégique majeur du commerce espagnol entre les océans Atlantique et Pacifique.

Les naissances et décès notables

1970 – Naissance de Marina Foïs, humoriste et actrice française
1947 – Naissance de Michel Jonasz, auteur compositeur interprète chanteur français
1941 – Naissance de Plácido Domingo, artiste chanteur lyrique espagnol
1869 – Naissance de Grigory Yefimovich Raspoutine, mystique russe influent

2002 – Décès de Peggy Lee (Norma Deloris Egstrom), chanteuse et actrice américaine
1950 – Décès de George Orwell (Eric Arthur Blair), romancier et essayiste britannique
1938 – Décès de Georges Méliès, réalisateur français de cinéma et trucages
1924 – Décès de Lénine (Vladimir Ilitch Oulianov), révolutionnaire russe et 1er dirigeant de l’URSS
1793 – Décès de Louis XVI, mort sur l’échafaud

Bonne fête aux ailurophiles

L’ailurophile n’est pas dangereux, peut-être un peu bizarre quelques fois, il adore simplement les chats. Il collectionne souvent des objets à leur effigie, se passionne pour leur comportement et leur caractère, et les célèbre à tout moment.

Le mot dérive du grec ancien aílouros (« chat ») et phílos (« ami, qui aime »), ce qui signifie littéralement « celui qui aime les chats ». Son contraire, l’ailurophobe, fuit ou craint ces félins, tandis que l’ailurophilie désigne cet amour partagé par de nombreux passionnés, bien que le terme reste rare et savant.


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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Notre ennemi le sucre

🤔 Tout le monde critique le sucre. Mais qui est là quand j'ai un coup de moins bien ? 😏 Certainement pas la salade.

 

Le dosage des pâtes

🥂🍹🍸 Les invités sont là, l’apéritif s’éternise joyeusement et tout se passe à merveille. Mais arrive le moment fatidique : il faut lancer les pâtes.

🤔 Et soudain, le doute. Combien en mettre ? Trop peu, et vous condamnez vos convives à repartir le ventre creux. Trop, et vous voilà engagé dans une semaine entière de recyclage culinaire.

💡 Heureusement, il existe une règle infaillible : comptez une bonne poignée par personne… puis, par sécurité, versez le reste du paquet.

Concours de sosies

Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.

Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?

Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.

Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.

Vient le verdict.

Et là… surprise.

Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.

Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.

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Savais-tu ?

L’égoutier de la banque d’Angleterre

Par une matinée grise de l'an 1836, alors que Londres suinte la suie, la brume et le charbon humide, un humble ouvrier des égouts travaille non loin de Threadneedle Street. Il n’est ni banquier, ni notable, ni homme de lettres, mais un de ces invisibles qui, sous la ville, déplacent la boue pour que la surface continue de briller.

Or, au détour d’une galerie oubliée, il découvre ce que nul regard profane ne devrait voir : un ancien conduit qui mène droit sous les fondations de la Banque d’Angleterre, jusque sous la salle des coffres d’or. Le passage, silencieux et étroit, semble offrir à un homme malhonnête la fortune sans bruit et sans témoin. Mais l’ouvrier, au lieu de céder à la tentation, prend le chemin de l’honneur.

Il écrit aux directeurs de la Banque. On le croit d’abord fou, ou bien farceur, car les riches ont souvent peine à concevoir qu’un pauvre dise vrai. Pourtant, l’homme insiste. Il prie même qu’on lui fixe un rendez-vous à l’intérieur même du coffre. Les messieurs de la direction, plus curieux que rassurés, acceptent finalement la rencontre.

La nuit venue, ils se tiennent dans la salle des coffres, au milieu du silence, des murs épais et des lampes voilées. Puis l’on entend un bruit sourd sous le plancher. Une planche se soulève. Et voilà que l’ouvrier paraît, surgissant des entrailles de la terre comme un spectre de suie, droit sous leurs yeux ébahis.

Aucun lingot ne manque. Rien n’est dérobé. La Banque, confuse mais admirative, récompense sa droiture par 800 livres — somme considérable, presque romanesque elle-même. Et l’on dit que le passage est aussitôt condamné, comme si l’on voulait enfouir sous les pierres non seulement un danger, mais aussi l’humiliation d’avoir été si près du vol.

L'identité de l'homme reste floue, ce qui fait hésiter entre anecdote historique et légende bancaire, mais si elle est bien vraie n'est-ce pas un exemple de probité face à la vulnérabilité et la discrétion des institutions.

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Astuce

Glaçons à la plancha

Après la cuisson, laissez la plancha légèrement chaude (plus tiède que brûlante), jetez quelques glaçons sur la surface puis poussez la glace fondue et les résidus avec une spatule en bois ou une raclette vers le bac à graisse — la vapeur et le choc thermique ramollissent et décollent la graisse sans frotter.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Leonard Richards - Pexels

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.

À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.

Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.

Ah… la vie en terrasse.

Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.

Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.

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Espace lecture

L’almanach des gourmands

À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.

L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.

Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.

Les ouvrages dans Gallica

Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com

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