Bonne fête aux Angèle
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1993 – Sortie en France du film « Les Visiteurs »
Le 27 janvier 1993 sort en France la comédie « Les Visiteurs » de Jean-Marie Poiré, avec Jean Reno et Christian Clavier. Le film raconte le voyage temporel improbable d’un chevalier médiéval et de son écuyer propulsés au XXᵉ siècle. Immense succès populaire, il devient l’un des plus grands cartons du cinéma français et engendre suites, remake américain et répliques cultes.
1968 – Disparition mystérieuse du sous-marin Minerve
Le 27 janvier 1968, le sous-marin français Minerve disparaît en Méditerranée au large de Toulon avec ses 52 marins, lors d’un exercice. Les causes demeurent longtemps inconnues. L’épave ne sera retrouvée qu’en 2019, mettant fin à plus de cinquante ans d’incertitude. Cette tragédie marque profondément la Marine nationale et la mémoire collective.
1967 – Incendie d’Apollo 1
Le 27 janvier 1967, un incendie éclate lors d’un essai au sol du vaisseau spatial Apollo 1 au Cap Kennedy. Les astronautes Gus Grissom, Ed White et Roger Chaffee périssent piégés dans la capsule. Le drame entraîne une remise à plat complète du programme Apollo, avec des améliorations majeures de sécurité avant la conquête lunaire.
1945 – Libération du camp d’Auschwitz par l’Armée rouge
Le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques libèrent le complexe concentrationnaire et exterminateur d’Auschwitz-Birkenau en Pologne. Elles découvrent l’ampleur du génocide nazi, avec des survivants épuisés et des preuves massives des crimes. Cette date est devenue la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah.
1944 – Fin du siège de Léningrad
Le 27 janvier 1944 marque la levée définitive du siège de Léningrad par l’armée allemande, après près de 900 jours d’encerclement. La population a enduré famine, bombardements et froid extrême, causant plus d’un million de morts. La libération constitue une victoire symbolique et stratégique majeure pour l’Union soviétique durant la Seconde Guerre mondiale.
1891 – Brevet du Rodinal, révélateur photographique
Le 27 janvier 1891, le chimiste allemand Momme Andresen dépose le brevet du Rodinal, un révélateur pour films noir et blanc. Innovant par sa longévité et sa simplicité d’usage, il devient rapidement une référence mondiale en photographie argentique. Toujours produit sous différentes formes, il est l’un des révélateurs les plus anciens encore utilisés.
1888 – Fondation de la National Geographic Society
Le 27 janvier 1888 est fondée à Washington la National Geographic Society. Destinée à promouvoir la connaissance géographique, scientifique et culturelle, elle devient mondialement célèbre grâce à son magazine illustré. L’institution joue un rôle majeur dans la diffusion du savoir, l’exploration, la photographie et la sensibilisation à l’environnement.
Les naissances et décès notables
1979 – Naissance de Rosamund Pike, actrice britannique
1975 – Naissance de Caroline Vigneaux, ancienne avocate, humoriste, actrice et féministe française
1832 – Naissance de Lewis Carroll, écrivain, photographe et mathématicien britannique
1814 – Naissance de Eugène Viollet-le-Duc, architecte français
1756 – Naissance de Wolfgang Amadeus Mozart, compositeur autrichien
1983 – Décès de Louis de Funès, acteur et humoriste français
1967 – Décès de Virgil Grissom, Edward White, Roger Chaffee, astronautes au cours d’un essai au lancement de la mission Apollo 1
1901 – Décès de Giuseppe Verdi, compositeur de musique italien
1851 – Décès de Jean-Jacques Audubon, ornithologue, naturaliste et peintre américain d’origine française
1596 – Décès de Francis Drake, explorateur anglais
Un peu de bonne humeur
Une banane dans l’oreille
Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »
L'autre répond : « Quoi ? »
Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »
Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».
Femme qui pète – Anonyme
Femme qui pète... est bien à son aise.
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.
Un peu de français
« Tchin-tchin » ?
L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.
Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.
« Sabir » ?
Le sabir est un système linguistique méditerranéen, mélange simplifié d'italien, d'espagnol, de français, d'arabe, de grec et de turc, utilisée du Moyen Âge au XIXe siècle pour le commerce, la navigation et les échanges entre chrétiens et musulmans dans les ports du bassin méditerranéen.
Vocabulaire restreint aux besoins pratiques, syntaxe minimale avec verbes à l'infinitif et phrases courtes ; son nom vient de "saber" (savoir en espagnol/provençal), comme dans "mi saber" (je sais) ou "mi no sabir" (je ne sais pas).
Né au haut Moyen Âge d'une proto-langue franque, il évolue avec les conquêtes musulmanes et l'expansion ottomane, variant par régions (italianisé à l'Est, espagnolisé à l'Ouest). Il disparaît au XIXe siècle avec les langues coloniales, devenant synonyme de charabia.
Savais-tu que...
Le boycott vient d’Irlande
Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent à un conflit agraire dans l'Irlande du XIXème siècle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.
Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gère les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particulièrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend très impopulaire auprès de la population irlandaise.
En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.
Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraîne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célèbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.
