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29 JANVIER

Bonne fête aux Gildas

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1985 – Libéralisation du prix des carburants routiers en France
Le 29 janvier 1985, l’État français met fin à la fixation administrative des prix des carburants routiers. Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large de libéralisation économique amorcé au début des années 1980. Les prix sont désormais déterminés par le marché, sous l’effet de la concurrence et des cours internationaux du pétrole, tout en restant fortement influencés par la fiscalité.

1971 – La collection « Libération » d’Yves Saint Laurent scandalise
Le 29 janvier 1971, Yves Saint Laurent présente sa collection « Libération », inspirée de la mode des années 1940. Les tenues évoquant l’Occupation et la Libération choquent une partie de l’opinion, qui y voit une glorification déplacée d’une période douloureuse. Malgré la controverse, la collection marque l’histoire de la mode par son audace et sa liberté créative.

1959 – Sortie de « La Belle au bois dormant » de Disney
Le 29 janvier 1959 sort aux États-Unis le film d’animation « La Belle au bois dormant » des studios Disney. Inspiré du conte de Charles Perrault, le film se distingue par son style graphique influencé par l’art médiéval et la musique de Tchaïkovski. Bien que l’accueil initial soit mitigé, il deviendra un classique incontournable du cinéma d’animation.

1919 – Ratification du XVIIIᵉ amendement instaurant la prohibition
Le 29 janvier 1919, les États-Unis ratifient le XVIIIᵉ amendement de leur Constitution, interdisant la fabrication, la vente et le transport d’alcool. Cette mesure, soutenue par des mouvements religieux et moralistes, entre en vigueur en 1920. La prohibition entraîne une forte criminalité liée au trafic clandestin et sera finalement abrogée en 1933.

1916 – Premier raid d’un zeppelin allemand sur Paris
Le 29 janvier 1916, Paris subit son premier bombardement aérien par un zeppelin allemand durant la Première Guerre mondiale. L’attaque provoque des dégâts matériels et des victimes civiles, marquant une nouvelle forme de guerre visant l’arrière du front. Ces raids alimentent la peur dans la population et annoncent l’essor de la guerre aérienne moderne.

1906 – Procès de Jeanne Weber aux assises de la Seine
Le 29 janvier 1906, Jeanne Weber comparaît devant les assises de la Seine, accusée du meurtre de plusieurs enfants de sa famille. Surnommée « l’ogresse de la Goutte-d’Or », elle est finalement acquittée faute de preuves suffisantes. L’affaire choque l’opinion publique et reste l’une des grandes énigmes judiciaires françaises du début du XXᵉ siècle.

1901 – Première grève du personnel du métro parisien
Le 29 janvier 1901 éclate la première grève du personnel du métro parisien, alors en plein développement. Les agents réclament de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés. Ce mouvement social, encore limité, témoigne néanmoins de l’émergence des revendications ouvrières dans les nouveaux services publics urbains.

1886 – Dépôt du brevet du tricycle Benz par Karl Benz
Le 29 janvier 1886, l’ingénieur allemand Karl Benz dépose le brevet de son « tricycle à moteur », considéré comme l’ancêtre de l’automobile moderne. Équipé d’un moteur à explosion, ce véhicule marque une rupture technologique majeure. Cet acte fondateur fait de Benz l’un des pionniers de l’industrie automobile mondiale.

1863 – Massacre de Bear River
Le 29 janvier 1863 a lieu le massacre de Bear River, dans l’actuel Idaho, lorsque l’armée américaine attaque un campement de Shoshones. Environ 250 Amérindiens, dont de nombreuses femmes et enfants, sont tués. Cet épisode tragique illustre la violence des conflits liés à l’expansion américaine vers l’Ouest et demeure l’un des massacres les plus meurtriers contre les peuples autochtones.

Les naissances et décès notables

1954 – Naissance de Oprah Winfrey, actrice, productrice et animatrice de télévision américaine
1945 – Naissance de Thomas William « Tom » Selleck, acteur américain

2014 – Décès de François Cavanna, écrivain et dessinateur français
1929 – Décès de Louise Weber, dite La Goulue, danseuse française de cancan

Voyage et découverte

Remarquable mais inutile

Le plus grand flipper jamais construit mesure 16,4 m de long, 7,5 m de large et 10,7 m de haut. Il a été fabriqué par Heineken Italia s.p.a (Italie), la célèbre brasserie néerlandaise, et a fait l’objet d’une démonstration lors de la design week à Porta Genova, Milan, Italie, le 12 avril 2014.

La plus longue durée de jeu est de 62 h 21 min, et a été réalisé par Andrew Robishaw (USA) à Lakeland, Floride, USA, du 1er au 3 septembre 2023.

L’objectif d’Andrew était initialement de 50 heures, mais il a finalement réussi à poursuivre ce marathon pendant plus de 62 heures en utilisant un flipper sur le thème de « Stranger Things ». Sa performance a été diffusée en direct sur Twitch.

Il a été motivé par la Batcave de Lakeland, en Floride, qui serait l’une des plus grandes collections privées de flippers au monde. Le record avait été précédemment établi par le Canadien Wayne Tedder en 48 heures.

Le plus grand nombre de personnes jouant simultanément au flipper est de 331, atteint par le Museum of Pinball (USA) à Banning, Californie, USA, le 17 janvier 2015. Tous les participants ont lancé leur première boule simultanément et ont continué à jouer jusqu’à ce qu’ils aient terminé leur partie.

Le Musée du Flipper, situé près de Los Angeles et Palm Springs en Californie, est dédiée à la préservation de l’histoire du flipper. Avec une surface de plus de 7000 m², le musée abrite plus de 1100 machines à flipper et jeux d’arcade, tant anciens que modernes.


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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Autres brèves de comptoir

😏 «Le spermatozoïde, s'il savait qu'il allait faire un gosse, peut-être qu'il irait pas».

 

Une banane dans l’oreille

Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »

L'autre répond : « Quoi ? »

Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »

Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

La dame en noir de la banque d’Angleterre

L’histoire la plus célèbre liée à la banque d'Angleterre est celle de Sarah Whitehead, parfois appelée « the Black Nun » ou « the Old Lady of Threadneedle Street » dans les versions populaires. Son frère, employé de banque ou commis lié à la Banque, aurait été accusé de falsification de titres (ou de fraude) et exécuté à la fin du XVIIIᵉ ou au début du XIXᵉ siècle. Déséquilibrée par ce drame, Sarah se serait présentée chaque jour à la Banque pour demander où était son frère, habillée de deuil, en noir de la tête aux pieds.

La légende raconte que, pour mettre fin au scandale, la Banque lui aurait versé une rente à condition qu’elle cesse de venir, mais que son esprit n’aurait jamais accepté le compromis. Depuis, son fantôme en robe noire hanterait encore les abords de la Banque la nuit, demandant à des passants où est son frère. Beaucoup de récits de fantômes londoniens mentionnent encore cette « Dame en noir » comme l’un des esprits emblématiques de la City.

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Astuce

Prolonger les fleurs coupées

Voilà ce que me disait ma grand-mère : « Pour prolonger la beauté de tes fleurs coupées, commence par recouper les tiges en biais et perce-les avec une aiguille pour favoriser l’absorption de l'eau, puis place-les dans un vase parfaitement propre rempli d’eau fraîche. Change l'eau tous les deux jours en retirant les feuilles immergées, et ajoute une pincée de sucre ou quelques gouttes de vinaigre blanc pour nourrir et assainir l’ensemble. Enfin, installe ton bouquet à l’abri du soleil direct et des sources de chaleur : tes fleurs resteront magnifiques bien plus longtemps. ».

Mais moi j'étais son p'tit gars et bien évidemment je n'écoutais rien de tout ça, bien plus intéressé que j'étais par le prochain épisode de Goldorak à la télé.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Ron Lach - Pexels

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.

Ce petit rien qui devient vite un tout.

Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.

Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.

Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.

C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.

Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !

Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »

La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.

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Espace lecture

Chanson d’automne – Paul Verlaine

Dans Chanson d’automne (1866), Verlaine écrit : « Les sanglots longs ... Blessent mon cœur » Pourtant, une erreur tenace s’est installée : on entend et on cite souvent « bercent mon cœur ».

Cette coquille vient d’une lithographie de Cazals (fin XIXᵉ), puis d’une citation fautive d’Émile Faguet (1900). Elle se propage avec la mise en musique de Charles Trenet (1941), qui chante « bercent », et même certains enregistrements de Léo Ferré reprennent la variante.

Lors des messages codés de Radio Londres annonçant le Débarquement, la BBC diffuse le 5 juin 1944 : « Bercent mon cœur d’une langueur monotone », probablement sous l’influence de Trenet. Depuis, l’erreur s’ancre dans la mémoire du 6 juin.

Autre idée reçue : ces vers ne lancent pas un appel à toute la Résistance. Ils visent le seul réseau Ventriloquist, actif en Sologne, chargé de saboter les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Le film Le Jour le plus long (1962) transforme ce signal sectoriel en symbole national, et la confusion perdure encore aujourd'hui.

Photo de EK Rivera - Pexels

Poèmes saturniens (1866) - Chansons d'automne - Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte

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