Bonne fête aux Ella
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2020 – Le Royaume-Uni quitte officiellement l’Union européenne
Après le référendum de juin 2016 et de longues négociations, le Royaume-Uni quitte formellement l’Union européenne le 31 janvier 2020 à 23 h GMT, avec une période de transition débutant le 1er février. Cet événement, appelé Brexit, marque la première sortie d’un État membre de l’UE et ouvre une nouvelle phase politique, économique et diplomatique pour le pays comme pour l’Union.
2010 – Mise à l’arrêt définitif du réacteur nucléaire Phénix
Le réacteur expérimental à neutrons rapides Phénix, situé à Marcoule dans le Gard, est définitivement arrêté. Mis en service en 1973, il visait à tester la filière des surgénérateurs. Malgré des avancées scientifiques notables, les coûts élevés, les incidents techniques et l’évolution de la politique énergétique française ont conduit à son abandon progressif.
2003 – Accident de la navette spatiale Columbia
La navette spatiale américaine Columbia se désintègre lors de sa rentrée dans l’atmosphère, causant la mort des sept astronautes à bord. L’accident est dû à un morceau de mousse isolante détaché au décollage, ayant endommagé une aile. Ce drame entraîne une remise en question profonde du programme des navettes spatiales de la NASA.
1979 – Retour à Téhéran de l’ayatollah Rouhollah Khomeini
Après quinze années d’exil, l’ayatollah Khomeini rentre en Iran, accueilli par une foule immense. Son retour marque un tournant décisif de la révolution iranienne et précipite la chute du régime du shah Mohammad Reza Pahlavi. Quelques semaines plus tard, la République islamique d’Iran est proclamée, transformant durablement le pays et la région.
1973 – Première de “La Cage aux folles”
La pièce de théâtre “La Cage aux folles”, écrite par Jean Poiret et interprétée notamment par Michel Serrault, est créée à Paris. Comédie audacieuse pour l’époque, elle aborde avec humour et humanité l’homosexualité et la tolérance. Son immense succès donnera lieu à plusieurs adaptations cinématographiques et musicales, en France comme à l’international.
1887 – Première apparition officielle du nom Hollywood
Le nom Hollywood apparaît officiellement pour désigner une localité de Californie. À l’origine simple projet immobilier, le quartier devient au début du XXᵉ siècle le cœur de l’industrie cinématographique américaine. Hollywood s’impose rapidement comme un symbole mondial du cinéma, du divertissement et de la culture populaire.
1662 – Koxinga s’empare de Formose
Le chef militaire et pirate sino-japonais Zheng Chenggong, connu sous le nom de Koxinga, chasse les Hollandais de l’île de Formose, aujourd’hui Taïwan. Cet événement met fin à la domination coloniale néerlandaise et établit un régime loyaliste des Ming. Il constitue un épisode majeur de l’histoire taïwanaise et des rivalités européennes en Asie.
1587 – Élisabeth Iʳᵉ signe la condamnation à mort de Marie Stuart
La reine Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre signe l’ordre d’exécution de Marie Stuart, reine d’Écosse et prétendante au trône anglais. Accusée de complots catholiques contre la couronne protestante, Marie Stuart est décapitée quelques jours plus tard. Cette décision renforce les tensions religieuses et politiques en Europe.
1328 – Mort de Charles IV le Bel
Charles IV le Bel, dernier roi capétien direct, meurt sans héritier mâle. Sa disparition ouvre une crise de succession majeure en France, menant à l’avènement de la dynastie des Valois avec Philippe VI. Cet événement est l’un des éléments déclencheurs lointains de la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre.
1327 – Couronnement d’Édouard III d’Angleterre
Édouard III est couronné roi d’Angleterre après la déposition de son père, Édouard II. Son règne, long et marqué par des réformes militaires, voit l’affirmation de la monarchie anglaise. Il revendique le trône de France, une prétention qui contribuera directement au déclenchement de la guerre de Cent Ans.
Les naissances et décès notables
1983 – Naissance de Marilou Berry, actrice et réalisatrice française
1965 – Naissance de Stéphanie de Monaco, princesse et chanteuse monégasque
1952 – Naissance Jean Roucas (Jean Avril), humoriste et imitateur français
1947 – Naissance de Mike Brant (Moshé Brand), chanteur et compositeur israélien
1939 – Naissance de Claude François, chanteur et danseur français
2003 – Décès des sept astronautes de la navette spatiale Columbia
1988 – Décès de Heather O’Rourke, actrice américaine
1976 – Décès de Werner Heisenberg, physicien allemand, prix Nobel de physique 1932
1966 – Décès de Buster Keaton (Joseph Frank Keaton Junior), acteur américain
1851 – Décès de Mary Shelley (Mary Wollstonecraft Godwin), romancière britannique
1328 – Décès de Charles IV le Bel, roi de France
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Retrouver les sensations de The Voice
😎 Tu ne sais pas chanter mais tu voudrais connaître la sensation de participer à The Voice lorsque le jury se retourne 🤩
😎 Alors, prends le bus le plus proche. Installe-toi au fond. Concentre-toi. Mets tout ton cœur pour produire un pet bien fort, bien puissant 💨
😎 La magie devrait opérer ✨
Pigeon malpropre
Deux jeunes femmes blondes se promènent en discutant de tout et de rien. Soudainement un pigeon chie sur le sac de l'une d'elle. Elle s'écrie :
🫢 Oh non, c'est dégoutant, il va falloir l'essuyer !
Et son amie de répondre :
😳 Oui mais il est déjà trop loin.
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
« Paraskevidékatriaphobie » ?
La paraskevidékatriaphobie est la peur du vendredi 13 considéré comme jour de malheur dans certaines cultures occidentales. Elle se manifeste par une anxiété intense, parfois des crises de panique, dès qu’une personne pense à ce jour. Le terme vient du grec moderne, où l’on combine paraskevi (vendredi), dekatria (treize) et phobos (peur). Cette phobie s’enracine souvent dans des croyances religieuses ou superstitieuses, en particulier l’association du chiffre 13 et du vendredi avec des événements malheureux, comme la Cène suivie de la crucifixion de Jésus.
La superstition du vendredi 13 puise dans des racines antiques, chrétiennes et médiévales profondément ancrées. Le nombre 13 rompt l’harmonie parfaite du 12, qui symbolise l’ordre cosmique avec ses douze mois lunaires, douze signes zodiacaux, douze heures de jour et de nuit, ou encore les douze dieux olympiens et les douze travaux d’Hercule dans la mythologie grecque. Dans la tradition nordique, Loki, le treizième convive au banquet des Ases chez Odin, provoque la mort tragique de Baldr, le dieu bien-aimé, jetant ainsi une ombre sur ce chiffre. Du côté chrétien, lors de la Cène, Jésus partage le repas avec ses douze apôtres, formant treize personnes au total, et c’est Judas, le traître, qui scelle le destin menant à la crucifixion un vendredi saint, jour de deuil et d’exécutions publiques au Moyen Âge. Enfin, le 13 octobre 1307, un vendredi, Philippe IV le Bel ordonne l’arrestation brutale des Templiers, accusés d’hérésie, marquant symboliquement la chute de cet ordre puissant et alimentant les récits de malédiction.
Certains considèrent le vendredi 13 comme porte-bonheur grâce à la numérologie et à des traditions positives. Le 13 se réduit à 4 (1+3), symbole de stabilité et de renouveau ; en France, la Française des Jeux transforme activement ce jour en opportunité chanceuse en lançant des cagnottes spéciales de 13 millions d’euros depuis les années 1930, au bénéfice des Invalides, ce qui attire 2 à 3 fois plus de joueurs au Loto et renverse la superstition négative. Aux États-Unis, les tatoueurs offrent des promotions, et certaines visions chrétiennes modernes y voient un symbole d’espoir lié à la Résurrection.
Cette superstition varie selon les pays et n’est pas universelle. En Espagne et en Grèce, le mardi 13 porte malheur, lié à Mars, dieu de la guerre ; en Italie, c’est le vendredi 17, car XVII évoque « VIXI » (j’ai vécu). En Chine, le chiffre 4 sonne comme « mort » et prime sur le 13, tandis qu’aux États-Unis, le vendredi 13 reste craint mais le Brésil le voit comme mixte.
Astuce
Une photo parfaite de Médor
Pour obtenir une photo parfaite de votre chien vous regardant intensément, les oreilles dressées, équipez-vous d’une tranche de saucisson, d’un lardon ou d’un beau morceau de rôti, selon la taille de l’animal. Fixez la friandise à l’arrière du téléphone, bien en évidence puis appelez-le. Lorsqu’il s’arrête devant vous, captivé par la perspective de sa récompense, prenez rapidement la photo.
Un instant en ce bas monde

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !
PLAF
VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...
…PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
