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11 FÉVRIER

Bonne fête aux Héloïse

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1992 – Collision entre l’USS Baton Rouge et le K-276 Kostroma
Le 11 février 1992, au large de Mourmansk en mer de Barents, le sous-marin nucléaire américain USS Baton Rouge entre en collision avec le sous-marin russe K-276 Kostroma. Les deux bâtiments sont endommagés mais évitent le naufrage. L’incident, survenu après la fin de la guerre froide, révèle la persistance d’opérations de filature sous-marine et aurait pu provoquer une grave crise diplomatique.

1990 – Libération de Nelson Mandela
Le 11 février 1990, Nelson Mandela est libéré après 27 ans de détention, principalement sur Robben Island. Sa sortie de prison marque un tournant décisif dans la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Mandela devient le symbole de la réconciliation nationale et ouvre la voie aux négociations qui mèneront aux premières élections multiraciales de 1994.

1950 – Entrée en vigueur du SMIG en France
Le 11 février 1950, le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) entre officiellement en application en France. Fixé par l’État, il vise à assurer un revenu minimal aux travailleurs et à lutter contre les salaires trop bas. Le SMIG sera remplacé en 1970 par le SMIC, toujours en vigueur aujourd’hui.

1945 – Fin de la conférence de Yalta
Le 11 février 1945, Roosevelt, Churchill et Staline concluent la conférence de Yalta en Crimée. Ils s’accordent sur le partage de l’Allemagne, la dénazification, les réparations et la création de l’ONU. Ces décisions façonnent l’ordre mondial de l’après-guerre et préfigurent les tensions de la future guerre froide.

1855 – Couronnement de Téwodros II
Le 11 février 1855, Kassa Hailou est couronné « roi des rois » sous le nom de Téwodros II, devenant empereur d’Éthiopie. Il entreprend d’unifier le pays, de moderniser l’armée et de réduire le pouvoir des seigneurs locaux. Son règne sera toutefois marqué par des conflits internes et une confrontation avec les puissances européennes.

1814 – Victoire de Napoléon à Montmirail
Le 11 février 1814, lors de la campagne de France, Napoléon Ier bat les troupes russo-prussiennes à la bataille de Montmirail. Cette victoire tactique, brillante mais temporaire, démontre le génie militaire de l’Empereur malgré l’infériorité numérique. Elle ne parviendra cependant pas à inverser le cours de la guerre.

1786 – Supplice de « la grande Jeannette »
Le 11 février 1786, Jeanne Delozanne, dite « la grande Jeannette », est torturée puis exécutée à Paris, dernière criminelle française soumise à la question (torture judiciaire). Condamnée pour vol et meurtre, son supplice illustre la brutalité de la justice d’Ancien Régime, qui sera profondément remise en cause à la Révolution.

1302 – Destruction de la bulle Ausculta fili
Le 11 février 1302, Philippe IV le Bel fait publiquement brûler la bulle pontificale Ausculta fili, par laquelle le pape Boniface VIII rappelait l’autorité de l’Église sur le roi de France. Ce geste spectaculaire marque l’apogée du conflit entre la monarchie capétienne et la papauté, prélude à l’installation des papes à Avignon.

-660 – Fondation mythique du Japon par l’empereur Jinmu
Selon la tradition, le 11 février -660 marque la fondation du Japon par l’empereur légendaire Jinmu, descendant de la déesse solaire Amaterasu. Cette date symbolique, célébrée plus tard comme fête nationale (Kigensetsu), ne correspond pas à un événement historique attesté, mais structure le mythe des origines de la lignée impériale japonaise.

Les naissances et décès notables

1981 – Naissance de Sonia Rolland, actrice française, Miss France 2000
1972 – Naissance de Kelly Slater, surfeur américain
1969 – Naissance de Jennifer Aniston, actrice américaine
1943 – Naissance de Serge Lama (Serge Chauvier), chanteur français
1926 – Naissance de Paul Bocuse, grand chef de la cuisine française
1926 – Naissance de Leslie Nielsen, acteur canadien
1847 – Naissance de Thomas Edison, scientifique et industriel américain

2020 – Décès de Claire Bretécher, dessinatrice française
2015 – Décès de Roger Hanin, acteur, réalisateur et écrivain français
2012 – Décès de Whitney Houston, chanteuse, actrice, productrice américaine
2000 – Décès de Jacqueline Auriol, aviatrice française
1986 – Décès de Frank Herbert, écrivain américain
1650 – Décès de René Descartes, philosophe et mathématicien français



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Je m’emmerde…

 

Aimons-nous les uns les autres

🧐 La bible nous apprend à nous aimer les uns les autres…
😉 Mais le Kama-Sutra est plus précis.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

Je te donne (1986) – Jean-Jacques Goldman & Michael Jones

Hello les p'tits clous, prêts à monter le volume… on rembobine direction l'année 1986, l’âge d’or du Top 50 !

Et là… BOUM ! Voilà THE tube, le tube qui nous fait encore vibrer, qui rassemble la France et qui, en même temps, casse les frontières : “Je te donne” signé Jean-Jacques Goldman !

Un air inoubliable, une guitare qui claque, et surtout… un duo magique ! D’un côté, la plume en or de Goldman… de l’autre, la voix chaude et rock du Gallois Michael Jones. Français, anglais… deux langues, une seule émotion !

“Je te donne…” — c’est plus qu’une chanson, c’est un message, un pont entre les cultures, un hymne au métissage avant même que le mot ne devienne tendance !

Numéro 1 pendant 8 semaines, plus d’un million d’exemplaires vendus… et sur scène ? Une véritable communion avec le public ! Été 86, les foules chantent à l’unisson, les briquets s’allument… frissons garantis !

Et attention, ce n’est que le début : de cette alchimie naîtra plus tard le mythique trio Fredericks Goldman Jones… mais ça, c’est une autre histoire !

Alors, que vous soyez team vinyle, cassette ou walkman… montez le son, laissez-vous emporter…

Parce que ça, mes amis… c’est un classique. Un vrai. Un éternel.

https://youtu.be/493R05ifNsI?si=xpbb3D7ETpaurFZ2

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Astuce

Les avantages du shampoing dilué

Diluer son shampoing avec un peu d’eau est une astuce simple et efficace pour prendre soin de ses cheveux tout en douceur. En réduisant sa concentration, le produit devient moins agressif pour le cuir chevelu et les longueurs, ce qui aide à préserver l’équilibre naturel des cheveux. Cette méthode permet aussi une meilleure répartition du shampoing, facilitant le lavage sans surconsommation. Résultat : une chevelure propre, légère et respectée, avec un geste à la fois économique et écologique.

Ce mélange présente également un avantage inattendu dans l’entretien du linge. Utilisé en petite quantité comme pré-détachant, le shampoing dilué peut aider à éliminer certaines taches avant le passage en machine, notamment sur les tissus délicats. Appliqué directement sur la zone concernée et légèrement frotté, il agit en douceur tout en préparant efficacement le lavage. Une solution pratique et polyvalente qui valorise chaque goutte de produit au quotidien.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

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Espace lecture

Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Sur la Place des libraires

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.

L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.

Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.

Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.

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