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3 DÉCEMBRE

Bonne fête aux François-Xavier

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1984 – Catastrophe de Bhopal
Une fuite massive d’isocyanate de méthyle dans une usine de pesticides de l’entreprise Union Carbide, à Bhopal en Inde, provoque des milliers de morts en quelques heures et des séquelles durables pour la population. Considérée comme l’un des pires désastres industriels, la catastrophe entraîne un débat mondial sur la sécurité chimique, la responsabilité des entreprises et la justice environnementale.

1975 – Jacques-Yves Cousteau retrouve l’épave du Britannic
Durant une expédition en mer Égée, Cousteau localise l’épave du Britannic, navire-jumeau du Titanic transformé en hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale. Coulé en 1916, il repose presque intact à grande profondeur. La découverte permet d’enrichir les connaissances sur l’architecture maritime et les conditions du naufrage, tout en offrant des images spectaculaires au grand public.

1973 – Début de l’« affaire des plombiers » (water-gaffe)
En France, une tentative illégale d’espionnage visant le journaliste du Canard enchaîné Jean-Pierre Paoli éclate au grand jour. L’opération, menée par des agents informels surnommés « les plombiers », crée un scandale politique. Cette affaire met en lumière des pratiques douteuses au sein de services parallèles et fragilise le pouvoir alors en place, alimentant une large controverse médiatique et institutionnelle.

1956 – Affaire Guy Desnoyers
Le curé de Roiffé, Guy Desnoyers, assassine sa maîtresse enceinte et maquille ses actes avant d’être rapidement arrêté. Le crime choque profondément l’opinion publique et devient l’un des grands faits divers de l’après-guerre en France. Le procès, très médiatisé, soulève des questions morales, sociales et religieuses. Desnoyers sera condamné à une lourde peine, puis libéré après des années de détention.

1926 – Disparition d’Agatha Christie
La célèbre romancière disparaît subitement, déclenchant l’une des plus grandes opérations de recherche du pays. Retrouvée onze jours plus tard dans un hôtel du Yorkshire, elle affirme ne pas se souvenir des événements. Cette affaire alimente des hypothèses variées, du choc émotionnel à la mise en scène, et contribue à la légende entourant l’auteure. Sa popularité n’en sera que renforcée.

1887 – Élection de Sadi Carnot à la présidence de la République
Choisi pour succéder à Jules Grévy, Sadi Carnot incarne une figure modérée et respectée de la IIIe République. Son mandat est marqué par une politique de stabilité institutionnelle, de développement économique et par la montée des tensions sociales. Il s’efforce de maintenir la cohésion nationale dans une période agitée. Son assassinat en 1894 fera de lui un symbole républicain.

1713 – Publication par Richard Steele de l’histoire d’Alexander Selkirk
Dans The Englishman, Steele raconte la survie d’Alexander Selkirk, marin écossais resté isolé plusieurs années sur une île du Pacifique. Ce récit authentique capte l’imagination du public et inspire bientôt Daniel Defoe pour écrire Robinson Crusoé, l’un des romans fondateurs de la littérature d’aventure. L’article contribue à donner une aura héroïque et mythique à l’expérience de Selkirk.

Les naissances et décès notables

1995 – Naissance de Angèle (Angèle Van Laeken), chanteuse belge
1994 – Naissance de Vaimalama Chaves, miss France 2019
1985 – Naissance de Amanda Seyfried, actrice américaine
1974 – Naissance de Marie Drucker, journaliste et animatrice de télévision française
1973 – Naissance de Holly Marie Combs, actrice américaine
1970 – Naissance de Christian Karembeu, footballeur français kanak
1965 – Naissance de Katarina Witt, patineuse allemande
1960 – Naissance de Julianne Moore (Julie Anne Smith dit), actrice américaine

1999 – Décès de Scatman John, chanteur américain
1995 – Décès de Gerard Schaefer, tueur en série américain
1919 – Décès de Pierre-Auguste Renoir, peintre impressionniste français
1894 – Décès de Robert Louis Stevenson, écrivain britannique


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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

A l’arrière d’une voiture avec une blonde

Une blonde est avec son copain dans une voiture garée à l’abri des regards indiscrets. Ils s’embrassent tendrement quand le garçon lui propose :

- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?

La blonde fait la moue, et refuse l’invitation. Le garçon, courtois, ne brusque pas les choses. Les 2 amoureux repartent de plus belle dans des embrassades sans fin…

Au bout de quelque temps, le garçon réitère sa proposition :

- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?

La blonde ne semble décidément pas d’accord. Le garçon reste dubitatif, car tout se passe bien et il ne comprend pas les motifs de son refus. Il lui demande :

- Mais pourquoi ne veux-tu pas aller sur la banquette arrière?

La blonde lui répond :

- Parce que je préfère rester avec toi !!!

 

Un truc pour évacuer

😏 Ton mec t'énerves en ce moment. Alors écoute mon conseil : écris tout ce que tu lui reproche sur un bout de papier et ensuite brûle-le. Tu verras ça fais un bien fou.

😳 Mais qu'est-ce que je fais du bout de papier après ?

Mort pour avoir eu raison

En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.

Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.

Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.

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Savais-tu ?

Le vrai ketchup d’avant la tomate

Quand on dit « ketchup », on pense aussitôt à une sauce rouge, sucrée et épaisse, servie avec des frites. Pourtant, avant 1812, le ketchup n’a rien à voir avec cela.

À l’origine, le mot vient du chinois ké-tsiap, une sauce de poisson fermenté dans de la saumure, épicée, proche du nuoc-mâm. Des marins britanniques la découvrent en Asie du Sud-Est entre la fin du XVIIᵉ et le début du XVIIIᵉ siècle, puis la rapportent en Angleterre. Sur place, on garde l’idée d’une sauce savoureuse, très salée et aromatique, mais on remplace le poisson par des ingrédients locaux : champignons, anchois, huîtres, noix, bière…

La version la plus courante avant 1812 est le mushroom ketchup. Il sert de condiment et d’assaisonnement pour viandes, poissons et sauces, un peu comme un Worcestershire très concentré. Une recette typique, inspirée de Hannah Glasse (1758), utilise des champignons bien mûrs, beaucoup de sel, du gingembre, du poivre, du macis et des clous de girofle. On laisse macérer les champignons dans le sel, on extrait le jus, on le filtre, on le fait bouillir avec des épices, puis on le met en bouteilles avec encore plus d’aromates. Résultat : une sauce liquide, foncée, très parfumée, qui se conserve des années.

On trouve aussi des ketchups à base d’anchois, d’huîtres, de noix, ou même de bière et champignons, certains censés tenir vingt ans en cave. Tous sont très salés, très épicés, et utilisés comme assaisonnement plutôt que comme sauce à tremper.

La grande rupture arrive en 1812, quand l’Américain James Mease publie la première recette de tomato ketchup. Il transpose le concept de ketchup à la tomate, ouvrant la voie au condiment moderne. Mais avant lui, le vrai ketchup est une sauce sombre, liquide et savoureuse, bien loin de la bouteille rouge que nous connaissons aujourd’hui.

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Astuce

Une photo parfaite de Médor

Pour obtenir une photo parfaite de votre chien vous regardant intensément, les oreilles dressées, équipez-vous d’une tranche de saucisson, d’un lardon ou d’un beau morceau de rôti, selon la taille de l’animal. Fixez la friandise à l’arrière du téléphone, bien en évidence puis appelez-le. Lorsqu’il s’arrête devant vous, captivé par la perspective de sa récompense, prenez rapidement la photo.

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Un instant en ce bas monde

Photo de orlando s. - Pexels

Une belle assiette de restaurant, soigneusement dressée, a ce pouvoir singulier d’éveiller l’appétit avant même la première bouchée. La table sublime le plat presque autant que le talent du chef lui-même ; la cuisine, après tout, est un art qui mériterait sans doute d’être reconnu au même rang que la peinture ou la littérature.

La photographie de cette assiette en est la preuve éclatante. Elle est magnifique — et pourtant vide. Parfaitement nettoyée, elle témoigne à elle seule de l’excellence du mets qu’elle a porté. N’est-ce pas là le plus beau des compliments ? Quelle joie de deviner, à travers ce simple cliché, que l'auteur s'est régalés.

Mais ne nous attardons pas trop sur ces souvenirs numériques de vacances : pendant ce temps, les coquillettes jambon-beurre refroidissent. Et elles, hélas, ne bénéficieront d’aucune mise en scène artistique.

Reste néanmoins ce petit bonheur : celui d’avoir des amis assez attentionnés pour partager, même à distance, l’écho d’un moment d’exception — fût-ce à travers la plus humble des images, celle d’une assiette vide.

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Espace lecture

L’almanach des gourmands

À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.

L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.

Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.

Les ouvrages dans Gallica

Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com

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