Bonne fête aux Irène
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1992 – Début du siège de Sarajevo
Le 5 avril 1992, les forces serbes de Bosnie encerclent Sarajevo, marquant le début d’un siège de près de quatre ans (1992–1996) pendant la guerre de Bosnie. La ville, capitale multiethnique, subit des tirs d’artillerie et des snipers, causant la mort de plus de 11 000 personnes, dont de nombreux civils. Ce siège, le plus long de l’histoire moderne, devient un symbole des atrocités des guerres yougoslaves et attire l’attention internationale sur le conflit.
1978 – Sortie en France du film La Fièvre du samedi soir
Le 5 avril 1978, le film La Fièvre du samedi soir (Saturday Night Fever), réalisé par John Badham, sort sur les écrans français. Ce long-métrage, avec John Travolta dans le rôle de Tony Manero, un jeune danseur de Brooklyn, devient un phénomène culturel. La bande originale, composée par les Bee Gees, et les chorégraphies disco marquent les années 1970. Le film incarne l’essor de la culture disco et influence durablement la mode et la musique.
1923 – Décès de Lord Carnarvon, égyptologue britannique, à l’origine de la « Malédiction du pharaon »
Le 5 avril 1923, Lord Carnarvon, mécène et égyptologue britannique, meurt au Caire des suites d’une infection, quelques semaines après l’ouverture du tombeau de Toutânkhamon. Sa mort, survenue dans des circonstances mystérieuses, alimente le mythe de la « malédiction du pharaon », selon laquelle ceux qui perturbent les tombes égyptiennes seraient frappés par une malédiction. Ce récit, amplifié par la presse, devient une légende populaire.
1818 – Victoire de l’Armée des Andes à la bataille de Maipú
Le 5 avril 1818, les forces indépendantistes sud-américaines, menées par José de San Martín et Bernardo O’Higgins, remportent la bataille de Maipú près de Santiago, au Chili. Cette victoire décisive contre les royalistes espagnols scelle l’indépendance du Chili et consacre l’Armée des Andes comme une force militaire clé dans les guerres d’indépendance en Amérique du Sud. San Martín, héros de la campagne, poursuit ensuite sa lutte pour la libération du Pérou.
1815 – Début de l’éruption du Tambora
Le 5 avril 1815, le volcan Tambora, situé en Indonésie, entre en éruption après plusieurs mois d’activité sismique. Cette éruption, l’une des plus puissantes de l’histoire enregistrée, culmine les 10 et 11 avril, projetant des cendres jusqu’à 43 km d’altitude. Elle provoque un « hiver volcanique » en 1816, avec des perturbations climatiques mondiales, des récoltes désastreuses et des famines en Europe et en Amérique du Nord. On estime qu’elle causa plus de 70 000 morts.
1794 – Exécution de Danton et de ses partisans
Le 5 avril 1794, Georges Danton, figure majeure de la Révolution française, est guillotiné à Paris avec ses partisans, dont Camille Desmoulins. Accusé de modérantisme et de complot contre le gouvernement révolutionnaire, Danton, ancien ministre de la Justice, tombe victime des luttes internes au sein du Comité de salut public. Son exécution, orchestrée par Robespierre, marque un tournant dans la Terreur et précède de peu la chute de ce dernier.
1722 – Le jour de Pâques, l’île de Pâques est repérée
Le 5 avril 1722, jour de Pâques, l’explorateur néerlandais Jacob Roggeveen aperçoit une île inconnue dans l’océan Pacifique. Il la baptise Paaseiland (île de Pâques) en raison de la date de sa découverte. Cette île, célèbre pour ses moaïs, statues monumentales, abrite une civilisation polynésienne isolée. Son exploration ouvre la voie à des études archéologiques et anthropologiques sur cette culture énigmatique.
Les naissances et décès notables
1973 – Naissance de Élodie Bouchez, actrice française
1973 – Naissance de Vanessa Demouy, actrice française
1973 – Naissance de Pharrell Williams, auteur-compositeur-interprète, rappeur et producteur américain
1970 – Naissance de Valérie Bonneton, actrice française
1964 – Naissance de Princess Erika (Erika Dobong’na), chanteuse française descendante d’un chef traditionnel camerounais
2008 – Décès de Charlton Heston, acteur, réalisateur et scénariste américain
1994 – Décès de Kurt Cobain, chanteur américain, meneur du groupe Nirvana
1975 – Décès de Tchang Kaï-chek, homme politique chinois, président de Taïwan de 1950 à 1975
1923 – Décès de Lord Carnarvon, égyptologue britannique, à l’origine de la Malédiction du pharaon
1794 – Décès de Georges Jacques Danton, homme politique français
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
A qui donner le sein ?
😏 Les seins, c'est comme les trains électriques : c'est fait pour les enfants mais c'est papa qui joue avec.
Mangez vert !
😒 A chaque fois que je vois une vache, je me dis que nous vendre qu'il suffit de bouffer de la verdure pour maigrir est quand même une sacrée arnaque !
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
Le trottoir roulant du Paris 1900
À l’Exposition universelle de Paris de 1900, le trottoir roulant, baptisé « Rue de l’Avenir », s’impose comme l’une des attractions les plus fascinantes du site. Installé à sept mètres au-dessus du sol, il dessine une boucle de plus de trois kilomètres et demi, ponctuée de neuf stations, qui relie les principaux pavillons comme les Invalides, le pont de l’Alma ou le Champ-de-Mars. Le visiteur y chemine sans effort, passant d’une plateforme fixe à une bande lente puis à une bande rapide, pour glisser à 4 ou 8 km/h au-dessus du tumulte de la foule. En une vingtaine de minutes, il fait le tour complet de l’exposition, tout en observant Paris et ses palais éphémères depuis ce balcon mobile qui incarne, très littéralement, la promesse d’un futur où l’on se déplace sans marcher.
Conçu par des ingénieurs américains et réalisé par une compagnie française, ce trottoir aérien transporte des milliers de personnes à la fois et devient, le temps de la saison, une véritable ligne de transport public suspendue. Les Parisiens comme les étrangers se pressent, paient leur ticket de quelques centimes, s’accrochent aux potelets pour changer de bande et découvrent avec amusement ce mode de locomotion qui bouscule les habitudes. Le succès est au rendez-vous, mais la « rue de l’Avenir » reste une expérience provisoire : une fois l’exposition terminée, elle disparaît, ne laissant que des projets avortés et des images étonnées. Ce qui devait annoncer une révolution urbaine se transforme alors en curiosité historique, tandis que ses descendants modestes, les tapis roulants des gares et des aéroports, prolongent aujourd’hui, à une échelle plus discrète, ce rêve de 1900.
On en parle sur Paris ma belle, Wikipédia
Astuce
Les dangers de l’eau chaude
Selon ma grand-mère, jamais en manque de bons conseils, ne jamais plonger un tissus taché d’œuf dans de l’eau chaude sous peine d’obtenir une belle tache indélébile. Il vaut mieux d’abord laver le tissus à l’eau froide avant de faire une lessive. De manière générale, il est préférable de laver une tache récente à l’eau froide plutôt qu’à l’eau chaude.
😳 Je ne sais vraiment pas pourquoi je tiens cela d'elle ; j'ai toujours été très propre.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
