Bonne fête aux Lucien
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1975 – 1ère diffusion en France de La Linea
Le 8 janvier 1975, la série d’animation italienne La Linea est diffusée pour la première fois en France. Créée par Osvaldo Cavandoli, elle met en scène un personnage dessiné d’un simple trait continu, évoluant sur une ligne. Son humour visuel, son langage imaginaire et son originalité graphique séduisent le public et marquent durablement l’histoire de l’animation télévisée.
1961 – Référendum sur l’autodétermination de l’Algérie
Le 8 janvier 1961, les Français approuvent par référendum le principe de l’autodétermination de l’Algérie. La victoire du « oui » ouvre la voie à des négociations avec le FLN et marque un tournant décisif dans la guerre d’Algérie. Cette consultation populaire confirme la volonté politique de mettre fin au conflit colonial engagé depuis 1954.
1959 – Prise de La Havane par les forces de Fidel Castro
Le 8 janvier 1959, Fidel Castro entre triomphalement à La Havane après la fuite du dictateur Fulgencio Batista. Cet événement consacre la victoire de la révolution cubaine. Il ouvre une profonde transformation politique, sociale et économique de l’île, marquée par l’instauration d’un régime socialiste et un réalignement géopolitique majeur en pleine guerre froide.
1959 – Charles de Gaulle, premier président de la Ve République
Le 8 janvier 1959, Charles de Gaulle devient officiellement le premier président de la Ve République française. Élu en décembre 1958, il inaugure de nouvelles institutions fondées sur un exécutif fort. Son accession à la présidence marque une rupture avec l’instabilité politique de la IVe République et engage une refondation durable de la vie politique française.
1811 – Révolte de La Nouvelle-Orléans
Le 8 janvier 1811 éclate près de La Nouvelle-Orléans une importante révolte d’esclaves dirigée par Charles Deslondes. Plusieurs centaines de personnes se soulèvent contre le système esclavagiste. Rapidement réprimée avec une extrême violence, cette insurrection reste l’une des plus grandes révoltes serviles de l’histoire des États-Unis et un symbole de résistance à l’oppression.
1800 – Découverte de l’enfant sauvage
Le 8 janvier 1800 est signalée la découverte de l’« enfant sauvage de l’Aveyron », un jeune garçon trouvé vivant à l’état quasi animal. Son cas passionne savants et philosophes, notamment le médecin Jean Itard, qui tente de l’éduquer. Cette affaire alimente les débats sur la nature humaine, l’éducation et la frontière entre culture et instinct.
1499 – Mariage de Louis XII avec Anne de Bretagne
Le 8 janvier 1499, le roi Louis XII épouse Anne de Bretagne, veuve de Charles VIII. Ce mariage renforce l’union du duché de Bretagne au royaume de France. Il revêt une importance politique majeure, assurant temporairement l’autonomie bretonne tout en consolidant l’autorité royale française sur ce territoire stratégique.
871 – Bataille d’Ashdown
Le 8 janvier 871 a lieu la bataille d’Ashdown, opposant les forces anglo-saxonnes du Wessex aux envahisseurs danois. Les troupes menées par le roi Æthelred et son frère Alfred remportent une victoire significative. Cet affrontement renforce la résistance anglo-saxonne face aux Vikings et contribue à l’ascension future d’Alfred le Grand.
Les naissances et décès notables
1971 – Naissance de Géraldine Pailhas, actrice française
1965 – Naissance de Pascal Obispo, chanteur français
1947 – Naissance de David Bowie (David Robert Jones), chanteur, musicien et comédien britannique
1935 – Naissance de Elvis Presley, acteur et chanteur américain
1934 – Naissance de Jacques Anquetil, cycliste français
1996 – Décès de François Mitterrand, avocat, homme politique président de la République française
1995 – Décès de Louis « Loulou » Gasté, compositeur français
1941 – Décès de Robert Baden-Powell, militaire britannique et fondateur du scoutisme
1934 – Décès de Alexandre Stavisky, escroc français d’origine polonaise
1896 – Décès de Paul Verlaine, poète français
1642 – Décès de Galilée (Galileo Galilei), mathématicien et astronome pisan
1324 – Décès de Marco Polo, voyageur vénitien
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Superman et l’amour
Superman rencontre Batman et lui raconte :
– Figure-toi qu’hier soir, je survolais New-York et que vois-je ? Wonder Woman, quelques centaines de mètres plus bas, nue, sur le dos, offerte…! Tu penses, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai plongé et en moins de 10 secondes, j’étais sur elle…
– Et alors, dit Batman, elle a du être surprise ?
– Pas le moins du monde, elle ne s’est rendu compte de rien… par contre, l’Homme Invisible ne s’en est pas encore remis…
Mon métier : coach
😏 J'ai beaucoup appris des erreurs que les gens ont fait en écoutant mes conseils.
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
L’origine de la mayonnaise
Un peu d’histoire avant de passer à la recette de cette sauce française incontournable.
Il semblerait que la naissance de la mayonnaise soit liée à la prise de Port-Mahon, à Minorque, par les troupes françaises du duc de Richelieu en 1756, durant la guerre de Sept Ans. Le cuisinier du maréchal, manquant de crème pour une sauce, aurait imaginé une émulsion à base de jaunes d’œufs et d’huile d’olive, baptisée « mahonnaise » en hommage à Port-Mahon. Ramenée ensuite en France, cette sauce aurait été adoptée et diffusée dans la cuisine française au tournant des XVIIIème et XIXème siècles.
Pour cette “mayo” légère et ultra-gourmande, il vous faut les ingrédients habituels : 300 g d’huile de tournesol, 1 œuf entier, 1 càs de moutarde, 1/2 jus de citron et 1 pincée de sel.
La recette est extrêmement simple. Il suffit en effet de mixer ensemble tous les ingrédients à l’aide d’un mixeur plongeant - ou à défaut d'avoir un bon coup de main avec un fouet -, dans un bol suffisamment grand pour éviter les débordements.
Et voilà une mayonnaise qui accompagnera à merveille des œufs mimosa, des légumes croquants comme les carottes, le chou-fleur ou les radis ou encore un poisson vapeur.
Astuce
Une photo parfaite de Médor
Pour obtenir une photo parfaite de votre chien vous regardant intensément, les oreilles dressées, équipez-vous d’une tranche de saucisson, d’un lardon ou d’un beau morceau de rôti, selon la taille de l’animal. Fixez la friandise à l’arrière du téléphone, bien en évidence puis appelez-le. Lorsqu’il s’arrête devant vous, captivé par la perspective de sa récompense, prenez rapidement la photo.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
The world’s first influencers were French and they emerged after the Revolution - theconversation.com

